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Moyen-Orient - Traits D’Union

De Zanzibar à Beyrouth, la folle odyssée d’Emily Ruete

« L’Orient-Le Jour » revient dans une série de cinq articles sur les trajectoires atypiques de personnages historiques – certains célèbres et d’autres moins – qui ont en commun d’avoir évolué dans un espace géographique, intellectuel et/ou émotionnel où « Orient » et « Occident » s’opposent et se mêlent. Dans ce cinquième et dernier épisode, focus sur Emily Ruete, princesse de Zanzibar et première femme arabe à avoir publié ses Mémoires. Née sous le nom de Sayyide Salme, son profil peut susciter des sentiments contradictoires. C’est l’histoire d’une avant-gardiste qui, d’un continent à l’autre, a tantôt osé défier les lois de son temps, et est tantôt restée prisonnière de ses filets. Et qui n’a trouvé de réconfort que dans les bras de la capitale libanaise.  

De Zanzibar à Beyrouth, la folle odyssée d’Emily Ruete

Sayyida Salme, princesse de Zanzibar et d’Oman, en tenue traditionnelle. Photo Wikicommons

Accoudée à la balustrade, les jambes croisées, le regard déterminé, elle fixe l’objectif. Une dishdasha recouvre son sarouel froncé au-dessus du pied et soutenu, à la cheville, par des ornements. Du bandeau qui lui enroule le front, deux rubans rehaussés de pompons tombent sur ses épaules. À l’arrière, son foulard semble se dénouer telle une cape le long de son dos. Les avant-bras, eux, sont parés de bracelets dont on devine aisément le tintement au premier mouvement. Sur la rambarde, enfin, un châle est soigneusement drapé de sorte à révéler la qualité de l’étoffe et le détail du motif.Le cadre ? Sans doute le studio photo Wilhelm Breuning à Hambourg. C’est là, dans cette ville du nord de l’Allemagne, qu’elle repose depuis 1924, au cimetière d’Ohlsdorf, dans le caveau familial de son époux. Le cliché date de 1886. Il doit illustrer un...
Accoudée à la balustrade, les jambes croisées, le regard déterminé, elle fixe l’objectif. Une dishdasha recouvre son sarouel froncé au-dessus du pied et soutenu, à la cheville, par des ornements. Du bandeau qui lui enroule le front, deux rubans rehaussés de pompons tombent sur ses épaules. À l’arrière, son foulard semble se dénouer telle une cape le long de son dos. Les avant-bras, eux, sont parés de bracelets dont on devine aisément le tintement au premier mouvement. Sur la rambarde, enfin, un châle est soigneusement drapé de sorte à révéler la qualité de l’étoffe et le détail du motif.Le cadre ? Sans doute le studio photo Wilhelm Breuning à Hambourg. C’est là, dans cette ville du nord de l’Allemagne, qu’elle repose depuis 1924, au cimetière d’Ohlsdorf, dans le caveau familial de son époux. Le...
commentaires (4)

Article aussi intéressant que les précédents, merci

Saliba Patricia

01 h 22, le 29 juillet 2023

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Commentaires (4)

  • Article aussi intéressant que les précédents, merci

    Saliba Patricia

    01 h 22, le 29 juillet 2023

  • Waw super

    Eleni Caridopoulou

    18 h 26, le 28 juillet 2023

  • Autre excellent article de cette série. Merci.

    Michael

    14 h 28, le 28 juillet 2023

  • Excellent! se lit comme un roman. Bravo.

    Marionet

    11 h 17, le 28 juillet 2023

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