La police iranienne relance ses patrouilles pour arrêter les femmes non-voilées
A deux mois du premier anniversaire de la mort de Mahsa Amini, les médias d'Etat de la République islamique ont annoncé que les contrôles de la police pour sanctionner le non-port du voile allaient être renforcés. Ces derniers mois pourtant, le pays avait fait mine de s’adoucir, malgré l'intensification de la répression à l'encontre des femmes.
OLJ / Par Léontine Gallois,
le 13 juillet 2023 à 09h30, mis à jour le
17 juillet 2023 à 11h35
Capture d’écran d’une vidéo lors d’une manifestation à Saveh, dans le centre de l’Iran, le 21 septembre 2022. UGC/AFP
« Nous sommes exclues en masse du campus parce que nous refusons de porter le hijab », a dénoncé une étudiante d’une université de Téhéran à The Guardian. A priori, rien d’inhabituel dans la République islamique où le port du foulard est obligatoire pour les femmes. Le quotidien britannique a révélé lundi qu’une soixantaine d’étudiantes iraniennes avaient été provisoirement renvoyées de leur université à travers le pays au prétexte qu’elles refusaient de porter le voile. Parmi les neuf jeunes femmes suspendues qui se sont entretenues avec The Guardian, l’une a été menacée de voir ses notes rabaissées à zéro. Une deuxième raconte avoir été « violemment sortie des salles de classe » par les agents de sécurité du campus. D’autres encore se sont fait confisquer leur téléphone après avoir pris position contre la peine de mort sur les réseaux...
« Nous sommes exclues en masse du campus parce que nous refusons de porter le hijab », a dénoncé une étudiante d’une université de Téhéran à The Guardian. A priori, rien d’inhabituel dans la République islamique où le port du foulard est obligatoire pour les femmes. Le quotidien britannique a révélé lundi qu’une soixantaine d’étudiantes iraniennes avaient été provisoirement renvoyées de leur université à travers le pays au prétexte qu’elles refusaient de porter le voile. Parmi les neuf jeunes femmes suspendues qui se sont entretenues avec The Guardian, l’une a été menacée de voir ses notes rabaissées à zéro. Une deuxième raconte avoir été « violemment sortie des salles de classe » par les agents de sécurité du campus. D’autres encore se sont fait confisquer leur téléphone après avoir...
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