Pour Nour Awada, l’identité libanaise est désormais une chanson douce
Pour « réapprivoiser » ses racines libanaises, cette artiste visuelle a commencé par piocher dans le répertoire de la grande Feyrouz de quoi nourrir son vocabulaire arabe et sa pratique de la performance. Poursuivant dans la veine d’une recherche identitaire, elle s’est ensuite attelée à recueillir des récits de vie de ses compatriotes. Des histoires intimes « clouées » dans des blocs de savon à l’huile d’olive qui, une fois rassemblés, formeront une installation performative en forme de paroi murale. Une œuvre mémorielle et tisseuse de lien... Comme ces « Chansons douces ».
Nour Awada. L’artiste visuelle franco-libanaise explore ses récits de transmission dans « Une chanson douce ». Crédit photo Morvan Joyeux
« L’identité n’est pas donnée une fois pour toutes. Elle se construit et se transforme tout au long de l’existence. » Interpellée par cette phrase d’Amin Maalouf (tirée de son fameux essai Les Identités meurtrières), Nour Awada en a fait le terreau de réflexion d’un travail au long cours ponctué de performances publiques, dont certaines ont été présentées l’année dernière au Centre Pompidou. Et dont la dernière en cours de réalisation, intitulée Chansons douces, l’a ramenée au pays du Cèdre sur les traces de ses propres histoires identitaires et de transmission. Ce sentiment d’illégitimité… « Née à Beyrouth » il y a 38 ans, Nour Awada a passé une partie de son enfance en France, avant de retourner en 1995 avec ses parents au Liban. De mère française et père libanais, cette artiste plasticienne a longtemps eu un...
« L’identité n’est pas donnée une fois pour toutes. Elle se construit et se transforme tout au long de l’existence. » Interpellée par cette phrase d’Amin Maalouf (tirée de son fameux essai Les Identités meurtrières), Nour Awada en a fait le terreau de réflexion d’un travail au long cours ponctué de performances publiques, dont certaines ont été présentées l’année dernière au Centre Pompidou. Et dont la dernière en cours de réalisation, intitulée Chansons douces, l’a ramenée au pays du Cèdre sur les traces de ses propres histoires identitaires et de transmission. Ce sentiment d’illégitimité… « Née à Beyrouth » il y a 38 ans, Nour Awada a passé une partie de son enfance en France, avant de retourner en 1995 avec ses parents au Liban. De mère française et père libanais,...
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Magnifique article magnifique personne et magnifique travail La plume fluide et élégante de zena zalzal en est la cerise sur le gâteau ! Merci
23 h 59, le 13 mai 2023