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Nos lecteurs ont la parole

Tripoli, un bout de paradis

Je suis née à Tripoli, cette ville du nord du Liban, également appelée la deuxième capitale du Liban, après Beyrouth.

Je me considère chanceuse d’avoir vécu mon enfance, mon adolescence et ma jeunesse dans les rues, les quartiers et les divers endroits de cette ville. Je la trouve vraiment exceptionnelle vu qu’elle réunit en elle la cohabitation entre ses habitants appartenant à différentes religions et communautés. Je dois souligner la modestie de son peuple accueillant et chaleureux à quiconque voudra lui rendre visite ou s’abriter sous son toit. On dirait une ville pas comme les autres, ouverte sur autrui et à tous les niveaux.

Il me semble que c’est parce que je suis née et ai vécu dans une ville que je préfère la vie urbaine à celle rustique. J’ai une énorme prédilection pour les villes bien que nous ayons tendance à dénoncer la vie dans les cités à cause du bruit et de la pollution. Je déteste carrément la voix du silence. Cette dernière me fait peur faute de ne pouvoir me fasciner. Tandis que le bruit me charme et me séduit, j’éprouve une grande joie d’en être entourée. Je le trouve irrésistible. Il semble vibrer en moi, comblant un vide que le silence retrace. Ces sons que la ville émet sont pour moi une symphonie qui chante la vie et l’espoir.

Je me sens éprise de ce monde magique où je demeure féeriquement au cœur d’une mélodie de laquelle je ne veux pas sortir. En fait, la ville incarne la richesse, et chez moi à Tripoli, même si la pauvreté règne et que la privation peuple ses petites maisons humbles, elles restent illuminées de sérénité. Ce qui me laisse parler d’une richesse d’un autre genre : celle que l’argent ne peut pas acheter ; celle qui coule dans des cœurs pieux, enthousiastes, hospitaliers et généreux comme ceux des Tripolitains. D’ailleurs, la véritable richesse ne se mesure pas à sa dimension matérielle mais va beaucoup plus loin afin de pénétrer l’essentiel, c’est-à-dire ce que nous ne pouvons pas gaspiller, tel que l’amour et la tolérance qui, en les partageant, se multiplient.

J’adore mener un mode de vie urbain même si la ville grouille de pollution plus que la campagne.

À Tripoli, les restes des fleurs d’oranger seront éternellement capables d’effacer la pollution régnante afin de céder la place à une odeur irrésistible, habitant constamment ma mémoire depuis ma petite enfance. Je suis « tombée en esclavage » de cette ville, parfumée d’une simplicité invincible même si elle nous donne peu ou plutôt rien. En outre, ce monde bruyant resurgissant de cette cité, dotée de ses sites historiques datant de l’époque des Mamelouks et des croisés, m’interpelle et me dit beaucoup de choses. Il s’agit, pour conclure, d’une ville-mère pourvue d’une belle âme reconnue pour sa stoïcité et sa capacité illimitée à défier toute douleur et toute peine !


Les textes publiés dans le cadre de la rubrique « Courrier » n’engagent que leurs auteurs. Dans cet espace, « L’Orient-Le Jour » offre à ses lecteurs l’opportunité d’exprimer leurs idées, leurs commentaires et leurs réflexions sur divers sujets, à condition que les propos ne soient ni diffamatoires, ni injurieux, ni racistes.

Je suis née à Tripoli, cette ville du nord du Liban, également appelée la deuxième capitale du Liban, après Beyrouth. Je me considère chanceuse d’avoir vécu mon enfance, mon adolescence et ma jeunesse dans les rues, les quartiers et les divers endroits de cette ville. Je la trouve vraiment exceptionnelle vu qu’elle réunit en elle la cohabitation entre ses habitants appartenant à différentes religions et communautés. Je dois souligner la modestie de son peuple accueillant et chaleureux à quiconque voudra lui rendre visite ou s’abriter sous son toit. On dirait une ville pas comme les autres, ouverte sur autrui et à tous les niveaux.Il me semble que c’est parce que je suis née et ai vécu dans une ville que je préfère la vie urbaine à celle rustique. J’ai une énorme prédilection pour les villes bien que nous...
commentaires (1)

Une ville merveilleuse. Des habitants magnifiques. Que de vrai dans vos sentiments. Il y a même un quartier juif, preuve de tolérance. J'aime cette ville. Comme tout le Liban. .

Raed Habib

02 h 33, le 09 février 2023

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Commentaires (1)

  • Une ville merveilleuse. Des habitants magnifiques. Que de vrai dans vos sentiments. Il y a même un quartier juif, preuve de tolérance. J'aime cette ville. Comme tout le Liban. .

    Raed Habib

    02 h 33, le 09 février 2023

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