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Campus - PARCOURS

Léa Dahrouge, ou lorsque la pratique du sport donne des ailes

La jeune Libano-Hongroise se donne les moyens de réaliser son rêve singulier : devenir monitrice de chute libre indoor.

Léa Dahrouge, ou lorsque la pratique du sport donne des ailes

Léa Dahrouge à iFLY Paris. Photo Samuel Cousins

Pour vivre de sa passion, Léa Dahrouge décide, fin 2021, de repartir à zéro : elle quitte le Liban, laissant derrière elle son travail, sa famille et ses amis pour se former, en France, à la pratique et à l’enseignement de la chute libre dans une soufflerie. Celle qui est habituée à exercer une panoplie d’activités sportives comme l’escalade, la plongée, la spéléologie et le parachutisme fait partie des rares personnes retenues pour suivre une formation au sein de la soufflerie iFLY Paris afin de devenir monitrice de chute libre indoor. « C’était un grand challenge pour moi, j’ai quitté un Liban en pleine crise économique avec seulement 500 euros en poche, déterminée à réussir cette formation pour pouvoir travailler dans un milieu où je côtoierai des parachutistes professionnels, où je passerai la majorité de mon temps à voler et à faire voler des gens afin de leur permettre de vivre les sensations d’un parachutiste en chute libre », raconte-t-elle. Pour pouvoir exercer le métier de ses rêves à iFLY Paris, la jeune femme a dû réussir, en décembre 2021, des tests théoriques et pratiques validés par la Fédération française de parachutisme pour devenir officiellement monitrice de chute libre indoor. « Pour pratiquer ce sport appelé également vol en soufflerie, vous entrez dans un grand tube en verre dans lequel souffle du vent suffisamment fort pour vous soulever. Cela permet de reproduire les conditions de la chute libre d’un avion. Si on a un bon niveau en soufflerie, on sera excellent dans les airs. La majorité des parachutistes préfèrent par ailleurs s’entraîner dans les souffleries », précise cette amatrice de sensations fortes. Léa ajoute que ce sport, qui sera prochainement inclus dans les Jeux olympiques, est accessible à tous dès l’âge de 7 ans. « Ce qui est particulier, note-t-elle, c’est que les personnes qui souffrent de certains handicaps physiques peuvent également voler. Pour eux comme pour moi, c’est une expérience indescriptible. »

Un métier singulier

« Bachelière, je rêvais de me former pour devenir parachutiste professionnelle, ce qui m’aurait permis de perfectionner plus rapidement les compétences que j’ai pu acquérir au fil des années, mais ce type de formation n’est malheureusement pas proposé au Liban », souligne cette aventurière qui a beaucoup voyagé. Une fois à l’université, Léa Dahrouge, qui s’engage alors dans des études de marketing, publicité et vente, commence à pratiquer le parachutisme auquel elle s’initie lors de ses voyages en Italie, en Allemagne, en Belgique, à Dubaï et Abou Dhabi. Titulaire, en 2014, d’une licence en marketing, publicité et vente puis, en 2017, d’un master en marketing et communication, tous deux de l’Université Saint-Joseph, elle travaille, entre 2014 et 2021, au service de la communication du sport de cette même université afin de mettre ses compétences au service du sport qui est sa grande passion. « J’ai opté pour un parcours académique qui m’a permis d’avoir une expérience professionnelle enrichissante dans le domaine de la communication autour du sport. Ma formation universitaire et l’expérience que j’ai acquise m’offriront des débouchés dans le milieu du sport si je n’arrive plus à exercer le métier que je fais actuellement et qui est assez éprouvant », estime la jeune femme.

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« Osez vous jeter à l’eau »

« Grâce à ma formation de monitrice, je passe mes journées dans un tunnel d’air, à faire voler des gens et à entraîner des amateurs de sensations fortes qui souhaitent devenir autonomes pour pouvoir voler tout seuls », explique cette sportive, toujours en quête d’adrénaline. « J’exerce cependant un métier dont la pratique cause, au quotidien, des douleurs physiques, en particulier au dos et aux épaules. Je ne vous cache pas qu’il faut beaucoup de force physique pour pouvoir l’exercer. Heureusement, je suis soutenue par certaines de mes collègues et j’ai appris à aider n’importe quel client à voler », confie Léa Dahrouge. Celle qui a réussi à faire de sa passion son métier reconnaît qu’il n’est pas facile de vivre loin des siens, dans un pays étranger. « Le Liban me manque tous les jours, mais je suis à Paris parce que j’ai la possibilité d’y exercer le travail qui me passionne. Pouvoir voler et faire des mouvements artistiques au quotidien implique de devoir faire quelques concessions », ajoute-t-elle. Cette sportive professionnelle encourage la jeunesse libanaise à oser sortir de sa zone de confort parce que, rappelle-t-elle, « c’est ainsi que chacun pourra se rapprocher de ses objectifs, en osant dépasser sa peur ».

Pour vivre de sa passion, Léa Dahrouge décide, fin 2021, de repartir à zéro : elle quitte le Liban, laissant derrière elle son travail, sa famille et ses amis pour se former, en France, à la pratique et à l’enseignement de la chute libre dans une soufflerie. Celle qui est habituée à exercer une panoplie d’activités sportives comme l’escalade, la plongée, la spéléologie et...
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Je ne comprend pas le but de cet article.

Roger Xavier

20 h 57, le 22 décembre 2022

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Commentaires (1)

  • Je ne comprend pas le but de cet article.

    Roger Xavier

    20 h 57, le 22 décembre 2022

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