Wajdi Mouawad : Plus les années passent et plus je me réclame de la nationalité libanaise
Depuis le plateau de son théâtre, sur lequel sont en train d’être testés les sons parfois étranges de son spectacle, le génial metteur en scène, dramaturge et acteur libano-franco-canadien partage son expérience sans cesse renouvelée de la scène, en évoquant sa dernière création, « Racine carrée du verbe être », son voyage reporté à Beyrouth et son désir de réaliser un projet au Liban, en arabe.
OLJ / Propos recueillis par Joséphine HOBEIKA,
le 15 décembre 2022 à 00h01
Wajdi Mouawad : « Malgré l’exil, je suis sur le plateau d’un grand théâtre à Paris, dans une pièce qui parle de la guerre du Liban, avec des acteurs français, tout le monde écoute, et c’est une sorte de victoire contre la guerre et contre l’oubli. » Photo Simon Gosselin
Comment articulez-vous mathématiques et métaphysique dans votre pièce ? C’est mon grand frère Naji qui m’a transmis le goût des mathématiques mais aussi de la lecture, puis plus tard de l’écriture. Il était professeur de mathématiques et avait une manière très poétique de me faire entendre la philosophie, en utilisant les maths. Cette approche a accompagné mon travail, avec la notion de racine carrée aujourd’hui, ou dans Incendies, où la sœur jumelle fait référence à la théorie des graphes, qui est le sujet du doctorat de mon frère. Le verbe « être » du titre de la pièce relève davantage du théâtre et de la poésie. L’idée de départ est une uchronie, c’est-à-dire raconter ce qui se serait passé « si », considérer ce qui aurait pu advenir. Si ces possibilités existent quelque part, nous-mêmes sommes peut-être ce qui...
Comment articulez-vous mathématiques et métaphysique dans votre pièce ? C’est mon grand frère Naji qui m’a transmis le goût des mathématiques mais aussi de la lecture, puis plus tard de l’écriture. Il était professeur de mathématiques et avait une manière très poétique de me faire entendre la philosophie, en utilisant les maths. Cette approche a accompagné mon travail, avec la notion de racine carrée aujourd’hui, ou dans Incendies, où la sœur jumelle fait référence à la théorie des graphes, qui est le sujet du doctorat de mon frère. Le verbe « être » du titre de la pièce relève davantage du théâtre et de la poésie. L’idée de départ est une uchronie, c’est-à-dire raconter ce qui se serait passé « si », considérer ce qui aurait pu advenir. Si ces possibilités existent...
Iran - USA - Liban : tout peut changer en quelques heures.
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Ce qui cause toute cette souffrance aux libanais où qu’ils se trouvent, c’est le fait d’avoir été piégé et déclassé du rang de peuple combatif, orgueilleux et digne en faisant la guerre face à tous les mercenaires venus des quatre coins de la région et même d’ailleurs pour s’accaparer de leur pays avec la complicité de certaines communautés qui voulaient changer l’histoire et le visage de notre pays, et qui ont été empêchés grâce à notre pugnacité et notre détermination. On se retrouve a être un peuple spectateur de son destin tragique, fatigué, dépouillé, décharné et désossé et humilié sans pouvoir lever le petit doigt toujours face à ces mêmes traîtres de leur pays qui vantent l’idéologie de leurs tortionnaires dans le seul but d’accaparer le pouvoir et nous soumettre à un pays étranger. Nous sommes devenu la risée du monde après avoir tout donné et ce pendant des décennies pour maintenir ce pays debout, fier et ouvert et nous revoilà face à un défit similaire avec des factions politiques qui s’étaient désolidarisées de leurs compatriotes souverains pour suivre les fossoyeurs de leur pays pour des intérêts bassement personnels. La tâche est devenue intenable, difficile pour ne pas dire presque impossible. Mais tout le monde sait que pour les libanais rien n’est impossible. Demain sera un nouveau jour et le pays se relèvera si son peuple décide de s’unir pour chasser tous les usurpateurs corrompus et vendus qui les ont divisés pour mieux les anéantir.
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Ce qui cause toute cette souffrance aux libanais où qu’ils se trouvent, c’est le fait d’avoir été piégé et déclassé du rang de peuple combatif, orgueilleux et digne en faisant la guerre face à tous les mercenaires venus des quatre coins de la région et même d’ailleurs pour s’accaparer de leur pays avec la complicité de certaines communautés qui voulaient changer l’histoire et le visage de notre pays, et qui ont été empêchés grâce à notre pugnacité et notre détermination. On se retrouve a être un peuple spectateur de son destin tragique, fatigué, dépouillé, décharné et désossé et humilié sans pouvoir lever le petit doigt toujours face à ces mêmes traîtres de leur pays qui vantent l’idéologie de leurs tortionnaires dans le seul but d’accaparer le pouvoir et nous soumettre à un pays étranger. Nous sommes devenu la risée du monde après avoir tout donné et ce pendant des décennies pour maintenir ce pays debout, fier et ouvert et nous revoilà face à un défit similaire avec des factions politiques qui s’étaient désolidarisées de leurs compatriotes souverains pour suivre les fossoyeurs de leur pays pour des intérêts bassement personnels. La tâche est devenue intenable, difficile pour ne pas dire presque impossible. Mais tout le monde sait que pour les libanais rien n’est impossible. Demain sera un nouveau jour et le pays se relèvera si son peuple décide de s’unir pour chasser tous les usurpateurs corrompus et vendus qui les ont divisés pour mieux les anéantir.
Ce qui cause toute cette souffrance aux libanais où qu’ils se trouvent, c’est le fait d’avoir été piégé et déclassé du rang de peuple combatif, orgueilleux et digne en faisant la guerre face à tous les mercenaires venus des quatre coins de la région et même d’ailleurs pour s’accaparer de leur pays avec la complicité de certaines communautés qui voulaient changer l’histoire et le visage de notre pays, et qui ont été empêchés grâce à notre pugnacité et notre détermination. On se retrouve a être un peuple spectateur de son destin tragique, fatigué, dépouillé, décharné et désossé et humilié sans pouvoir lever le petit doigt toujours face à ces mêmes traîtres de leur pays qui vantent l’idéologie de leurs tortionnaires dans le seul but d’accaparer le pouvoir et nous soumettre à un pays étranger. Nous sommes devenu la risée du monde après avoir tout donné et ce pendant des décennies pour maintenir ce pays debout, fier et ouvert et nous revoilà face à un défit similaire avec des factions politiques qui s’étaient désolidarisées de leurs compatriotes souverains pour suivre les fossoyeurs de leur pays pour des intérêts bassement personnels. La tâche est devenue intenable, difficile pour ne pas dire presque impossible. Mais tout le monde sait que pour les libanais rien n’est impossible. Demain sera un nouveau jour et le pays se relèvera si son peuple décide de s’unir pour chasser tous les usurpateurs corrompus et vendus qui les ont divisés pour mieux les anéantir.
11 h 50, le 15 décembre 2022