Le chef du Courant patriotique libre, le député libanais Gebran Bassil. Photo d’archives AFP
Le chef du Courant patriotique libre (CPL) Gebran Bassil a affirmé lundi que ce serait "une folie" si le Premier ministre désigné Nagib Mikati ne formait pas de nouveau gouvernement avant la fin du mandat du président Michel Aoun, le 31 octobre. Ce dossier est toujours au point mort au Liban, après de nombreux désaccords entre le chef de l'État, beau-père de M. Bassil et fondateur du CPL, et le Premier ministre désigné et chef du cabinet sortant, cible régulière des attaques du camp présidentiel.
Dans une interview accordée à l'agence Associated Press et publiée lundi, Gebran Bassil affirme que ce serait "une folie" si M. Mikati ne forme pas de gouvernement avant la fin du mandat de Michel Aoun. Début octobre, le chef de l'État avait pourtant assuré que "la présence d'un président est fondamentale pour former un gouvernement et pas l'inverse", affirmant que la "priorité absolue" doit être accordée à l'élection présidentielle.
"Chaos constitutionnel"
À deux reprises, les députés ont échoué à élire un successeur à M. Aoun, et il leur reste moins de deux semaines pour le faire, sans quoi le Liban se retrouvera en vacance présidentielle. À cela s'ajoute l'absence d'un gouvernement de pleins pouvoirs, l'actuel cabinet étant démissionnaire et chargé d'expédier les affaires courantes depuis mai dernier.
"Nous n'avons pas besoin, en plus de notre crise financière et économique, d'une crise politique qui divise le peuple", a déclaré M. Bassil à AP à propos de la possibilité que le gouvernement sortant prenne les prérogatives du président une fois que celui-ci aura quitté sa fonction, une option rejetée par le CPL. Il a ajouté que le fait de ne pas former un nouveau cabinet conduirait à un "chaos constitutionnel".
"Nous n'accepterons pas qu'un tel gouvernement (chargé de l'expédition des affaires courantes, ndlr) dirige le pays. C'est un cabinet qui n'a pas remporté un vote de confiance et qui n'a pas de légitimité constitutionnelle", a renchéri M. Bassil.
Candidature et frontière maritime
À propos de l'élection présidentielle, autour de laquelle Gebran Bassil a menacé de changer la donne récemment en se portant candidat, l'Associated Press indique que "malgré ce que rapportent les médias, M. Bassil ne se considère pas comme un candidat" à cette élection.
Le chef du CPL a également évoqué l'accord récemment trouvé sur la démarcation de la frontière maritime avec avec Israël, affirmant que "même si cet accord n'est pas un processus de normalisation avec Israël, il nous aide à restaurer plus de stabilité dans la région où nous avons besoin d'attirer les investisseurs", alors que le Liban traverse la pire crise économique de son histoire. "Je pense que l'équation établie avec la force du Hezbollah a aidé", a ajouté M. Bassil, qui indique que le géant français TotalEnergies et les États-Unis ont "fourni des garanties" que les activités d'exploitation offshore débuteront dès que l'accord sera finalisé.




Le seule folie qui régit ce pays est de voir un type pareil monopoliser les médias et se mêler de tout alors qu’il a été le premier à être sanctionné pour vol, abus de pouvoir et collaboration avec l’ennemi. Ça c’est une vraie folie.
10 h 51, le 19 octobre 2022