Le chef du courant des Marada Sleiman Frangié (g) reçu par le Président de la Chambre Nabih Berry à Aïn el-Tiné, le 28 juillet 2022. Photo Twitter/@sleimanfrangieh
La course à la présidence de la République bat son plein au Liban. A trois mois de la fin du mandat de Michel Aoun, le chef du courant des Marada, Sleiman Frangié, l'un des favoris officieux, a été reçu jeudi à Aïn el-Tiné par le président du Parlement, Nabih Berry. A l'issue de la réunion, le leader maronite a affirmé former "une seule équipe" avec le chef du Législatif.
Récemment, Sleiman Frangié avait affirmé que "son nom est sur la table", même s'il ne s'est pas officiellement porté candidat. Face à lui, le chef des Forces libanaises, Samir Geagea, fait également office de rival, ce dernier affirmant être un candidat "naturel" à ce poste. Sans compter le député de Batroun, Gebran Bassil, avec qui M. Frangié entretient des relations en dents de scie, ou encore le commandant en chef de l'armée, Joseph Aoun, considéré comme sérieusement présidentiable.
"Nous formons une seule équipe avec le président Berry", a affirmé le chef des Marada aux journalistes qui l'attendaient à la sortie de la réunion, dans de brefs propos. Leur rencontre, qui a duré environ une heure, s'est déroulée en présence de l'ex-ministre Youssef Fenianos, proche des Marada, et du député Ali Hassan Khalil, bras droit du président Berry et membre de son parti Amal.
Porte ouverte à la candidature de Joseph Aoun
Interrogé par la presse au sujet d'une candidature du commandant en chef de l'armée, le général Joseph Aoun, Sleiman Frangié a répondu : "Nous sommes avec tout ce qui sert l'intérêt du Liban".
Au Liban, ce sont les députés qui élisent le président de la République, d'où le fait que tout candidat doit traditionnellement faire l'objet d'un consensus entre les différentes forces politiques représentées à la Chambre. En vertu du Pacte national de 1943, c'est un maronite qui peut briguer la magistrature suprême, et plusieurs noms circulent déjà : celui de Samir Geagea, ou encore Gebran Bassil, qui semble pourtant prêt à renoncer à briguer le poste, tout en réclamant d'avoir son mot à dire sur le prochain chef de l'Etat.
Quant au Hezbollah, allié du CPL et des Marada à la fois, il maintient à ce stade le flou sur son choix de candidat. Son secrétaire général Hassan Nasrallah a affirmé lundi "ne pas avoir commencé les discussions" avec ses alliés. Pourtant, il avait réuni Gebran Bassil et Sleiman Frangié lors d'un iftar en avril dernier. "Ne capitalisez pas trop sur l’iftar que nous avons organisé avec nos alliés. Aucune candidature présidentielle n’a été évoquée", a balayé le chef du parti chiite.
Sleiman Frangié et Gebran Bassil entretiennent des relations houleuses. Mais à l'heure actuelle, c'est M. Frangié qui aurait le plus de chances d'accéder à la présidence, selon plusieurs observateurs. Il est perçu comme plus consensuel que Gebran Bassil, soumis à des sanctions par les États-Unis et conspué par une large partie de la population comme par beaucoup de forces politiques hostiles au CPL et au Hezbollah.





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"Nous sommes avec tout ce qui sert l'intérêt du Liban" On se croirait dans un film d'humour au 3è degré, sauf que ce n'est pas drôle ! dire qu'il y a encore des libanais pour croire en ces calembredaines . Réveillez vous, le seul intérêt qu'ils servent c'est le leur :(( !
22 h 52, le 28 juillet 2022