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Nos lecteurs ont la parole

OTAN moyen-oriental : coulisses et pôle caché

Selon la nouvelle stratégie politique des États-Unis, le Moyen-Orient n’est pas une priorité pour l’administration de Joe Biden, mais plutôt l’Ukraine, la Chine et les élections américaines de mi-mandat qui sont des dossiers plus urgents. Cependant, lors de sa première visite, à Tel-Aviv, dans la région, Biden était confronté à une partie du monde en évolution rapide et toujours instable.

Ainsi, il a dévoilé son objectif principal de convaincre l’Arabie saoudite de la nécessité d’augmenter l’approvisionnement mondial en pétrole pour atténuer la dernière crise énergétique déclenchée par la guerre en Ukraine, en insistant sur l’objectif principal de sa visite qui doit, malgré tout, respecter les valeurs américaines fondamentales.

Dans ce contexte, une rencontre de responsables militaires américains était organisée, avec leurs homologues en Israël, en Jordanie, en Égypte et dans plusieurs pays du Golfe. Cette réunion dans la ville égyptienne de Charm el-Cheikh aurait porté sur l’exploration des moyens de coordination contre les capacités croissantes de missiles de l’Iran et de son programme concernant les drones.

La visite du président américain au Moyen-Orient peut-elle donc inclure un « pôle caché » ? Le Moyen-Orient a toujours été connu comme une zone tendue, où les situations enflammées en Syrie, au Liban, en Irak et au Yémen, et la tentative de transférer l’instabilité vers les États du Golfe, ont toutes conduit à repenser la sécurité arabe et la coordination militaire. Et c’est en fait simplement ce dont nous pouvons parler, qui est plus proche de former une alliance comme l’OTAN.

Récemment, le roi de la Jordanie, Abdallah II, avait déclaré qu’il aimerait soutenir une alliance militaire au Moyen-Orient similaire à l’OTAN, comme il avait également souligné que la création d’une alliance pareille nécessite une charte et une mission spécifiques et doit être construite avec des pays partageant les mêmes idées, et a ajouté qu’il aimerait voir plus de pays de la région participer à ce mélange. Il a annoncé qu’il serait l’un des premiers à soutenir la création de l’OTAN.

De l’autre côté, le chercheur en affaires israéliennes, Dr Saleh al-Naami, a déclaré que cette « OTAN » comprendrait : Israël, les États-Unis, la Jordanie, l’Égypte, l’Arabie saoudite, les Émirats, Bahreïn et le Soudan, et que cette alliance n’aurait pas comme rôle d’obliger ces pays à se défendre mutuellement, mais plutôt ce sera un « forum régional qui ferait connaître la relation de sécurité existante entre Israël et les six pays arabes ».

Probablement, l’idée de former une alliance militaire au Moyen-Orient avec une participation nécessaire d’Israël pourrait être le produit de la peur des régimes arabes face aux capacités iraniennes croissantes et au retour des mouvements politiques islamiques et de leur anxiété envers les répercussions de la guerre russo-ukrainienne.

À la lumière de l’échec de la formation d’une alliance militaire moyen-orientale dans le passé, rappelant celui du Pacte de Bagdad dans les années cinquante du siècle dernier, il paraît que les États-Unis voulaient répéter le bal pour le besoin d’Israël, et donc d’affaiblir la cause palestinienne. La demande de certains Arabes du Golfe n’est pas de geler le programme nucléaire iranien, mais plutôt d’arrêter le programme de missiles iranien.

Ce nouveau et grand développement de relations ouvertes et amicales entre Israël et certains États arabes du Golfe dans cette région en proie à des troubles, à des guerres civiles endémiques, à des alliances géopolitiques changeantes et à une concurrence entre des alliances rivales cherchant à étendre leurs sphères d’influence et à déterminer les destinées des États faibles et fragmentés de la région, a acquis une forte importance stratégique du côté du Golfe et est apparu comme une nouvelle dynamique pour le Moyen-Orient au XXIe siècle

Le monde attend… Les Arabes du Golfe diront-ils à Biden qu’ils n’accepteront aucun accord qui ne fasse aucune pression sur Israël afin de parvenir à une solution juste ou même semi-juste à la question palestinienne, et rejetteront-ils tout accord qui ne prévoit pas non seulement le gel du programme nucléaire iranien, mais aussi le programme de missiles, et surtout l’arrêt de l’influence iranienne dans la région ?


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Selon la nouvelle stratégie politique des États-Unis, le Moyen-Orient n’est pas une priorité pour l’administration de Joe Biden, mais plutôt l’Ukraine, la Chine et les élections américaines de mi-mandat qui sont des dossiers plus urgents. Cependant, lors de sa première visite, à Tel-Aviv, dans la région, Biden était confronté à une partie du monde en évolution rapide et toujours instable. Ainsi, il a dévoilé son objectif principal de convaincre l’Arabie saoudite de la nécessité d’augmenter l’approvisionnement mondial en pétrole pour atténuer la dernière crise énergétique déclenchée par la guerre en Ukraine, en insistant sur l’objectif principal de sa visite qui doit, malgré tout, respecter les valeurs américaines fondamentales.Dans ce contexte, une rencontre de responsables militaires américains...
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