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Nos lecteurs ont la parole

Pas de solution avant la fin du mandat et de la mainmise iranienne


Serait-ce possible ? Ne serait-ce qu’un rêve lointain et irréalisable ?

Les élections législatives le 15 mai dernier ravivent une lueur d’espoir chez beaucoup de Libanais qui avaient condamné leur pays depuis la dégradation de la conjoncture économique en 2019. Certains se disent qu’il s’agirait probablement du début de la libération de l’emprise d’une classe politique corrompue, au pouvoir depuis la guerre civile. D’autres, plus sceptiques, pencheraient plutôt vers l’hypothèse d’une simple évolution, très loin encore d’un changement radical qui opérerait dans une conception idéale du Liban parfait. Si les avis divergent au sein de la population, toujours est-il qu’il est incontestable qu’un changement est visible et que le bloc de contestation ne fait qu’affirmer davantage sa présence sur la scène politique, aussi fragile soit-elle.

Mais comment cette dégringolade débute-t-elle ? Le 31 octobre 2016, le général Michel Aoun est élu président de la République suite à un accord avec les FL et le courant du Futur. Le début de ce mandat constitue une réelle rupture et retrace une nouvelle trajectoire au Liban qui demeure depuis voué à chuter. Le « deal » présidentiel apporte effondrement, pauvreté, détérioration économique, restriction des libertés et surtout l’isolement arabe et international. Il s’agit en d’autres termes d’un mandat qui rattache le Liban à l’Iran et ses armes illégales. Les instabilités politiques profondes opèrent dans le cadre de l’exercice du pouvoir par un chef de l’État allié à une milice bravant la souveraineté de l’État. Malgré les promesses non tenues du camp présidentiel et quatre gouvernements, le bout du tunnel n’est toujours pas visible et la chute inévitable se poursuit encore et encore...

Tout cela pousse la population libanaise à manifester son désir de changement, ce qui enclenche un soulèvement populaire le 17 octobre 2019. En fait, cette succession d’échecs depuis le début du mandat nourrit la fibre nationaliste d’une partie des Libanais qui veulent retrouver le Liban dont on rêve tous. Aujourd’hui, ce soulèvement populaire ne fait qu’affirmer davantage sa présence sur la scène politique, et notamment dans la composition parlementaire. Le manque d’organisation du bloc contestataire ne l’empêche cependant pas de remporter 13 sièges aux élections du 15 mai. Ces nouveaux députés sont chargés de redonner un nouveau souffle à l’idée de la reforme novatrice permettant de créer un nouveau Liban, libre, souverain et prospère.

Comme Martin Luther King en août 1963, « j’ai un rêve aujourd’hui » : je veux retrouver cette perception de mon pays idéal !

Comment réaliser ce rêve ? La donne est simple : tant que la liberté totale n’est pas acquise et tant que la souveraineté de l’État n’est pas retrouvée, la progression est impossible. Pour y remédier, il faudra attendre la fin du mandat présidentiel synonyme d’effondrement politico-social doublé d’une atteinte sans précédent à la souveraineté du pays. Il est incontestable que la mainmise iranienne doit prendre fin pour espérer voir naître un Liban nouveau. D’ailleurs, il est essentiel aussi de mettre sur pied une opposition parlementaire organisée dans le cadre d’une plateforme politique commune. Cette opposition devra œuvrer en concordance entre les partisans du soulèvement populaire, les indépendants et les députés opposants au Hezbollah. Dans tous les cas, « ceci est notre espoir » !

Aujourd’hui, le changement s’opère non seulement dans la rue, mais aussi au Parlement, où un bloc d’opposition s’organise peu à peu. Cependant, cette majorité demeure tout de même théorique, fragile et ne parvient pas à empêcher par exemple l’élection de Nabih Berry à la présidence de la Chambre...

Élève en classe de première au Collège Louise Wegmann de Beyrouth

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Serait-ce possible ? Ne serait-ce qu’un rêve lointain et irréalisable ? Les élections législatives le 15 mai dernier ravivent une lueur d’espoir chez beaucoup de Libanais qui avaient condamné leur pays depuis la dégradation de la conjoncture économique en 2019. Certains se disent qu’il s’agirait probablement du début de la libération de l’emprise d’une classe politique corrompue, au pouvoir depuis la guerre civile. D’autres, plus sceptiques, pencheraient plutôt vers l’hypothèse d’une simple évolution, très loin encore d’un changement radical qui opérerait dans une conception idéale du Liban parfait. Si les avis divergent au sein de la population, toujours est-il qu’il est incontestable qu’un changement est visible et que le bloc de contestation ne fait qu’affirmer davantage sa présence sur la...
commentaires (1)

La fin du mandat ou ça sera mieux ou pire ?????

Eleni Caridopoulou

20 h 45, le 17 juin 2022

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Commentaires (1)

  • La fin du mandat ou ça sera mieux ou pire ?????

    Eleni Caridopoulou

    20 h 45, le 17 juin 2022

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