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Nos lecteurs ont la parole

Comme à chaque départ, mon cœur est brisé

Et je pense à toutes les mères libanaises qui subissent le même sort de voir leurs fils partir. Revenir pour un laps de temps car la famille est là mais repartir toujours vers de nouveaux horizons loin de ce pays maudit qui s’appelle le Liban.

Et je repense à ma mère dont le cœur s’arrachait lorsqu’elle me voyait partir dans les années 90... J’étais jeune et insouciante à l’époque et je partais toujours le cœur léger sans même discerner les larmes qui lui voilaient la face.

Mes larmes aujourd’hui sont celles de ma mère, mais cette fois elles s’arrêtent au creux de l’œil. Car finalement ce que je souhaite à mon fils est le meilleur. Et ce meilleur se trouve certainement ailleurs !

Combien de générations encore verront leurs fils partir pour des horizons meilleurs ?

Verra-t-on un jour un Liban meilleur ?

Tu pars et, malgré ma peine, j’ai l’esprit tranquille. Chouchouté comme un vrai fils libanais le temps de quelques semaines, le café au lit, tes plats préférés cuisinés, les feuilles de vigne bien roulées, tes chemises bien repassées, la douceur du printemps libanais et la chaleur de la famille te donneront l’énergie nécessaire pour revivre ta vie d’expatrié… Une bouffée d’oxygène jusqu’à ton prochain retour…

Ta valise sur le trolley, je te regarde partir le dos tourné et je reprends le chemin du retour après t’avoir donné une grande accolade d’amour.

Les textes publiés dans le cadre de la rubrique « courrier » n’engagent que leurs auteurs et ne reflètent pas nécessairement le point de vue de L’Orient-Le Jour. Merci de limiter vos textes à un millier de mots ou environ 6 000 caractères, espace compris.

Et je pense à toutes les mères libanaises qui subissent le même sort de voir leurs fils partir. Revenir pour un laps de temps car la famille est là mais repartir toujours vers de nouveaux horizons loin de ce pays maudit qui s’appelle le Liban.Et je repense à ma mère dont le cœur s’arrachait lorsqu’elle me voyait partir dans les années 90... J’étais jeune et insouciante à l’époque et je partais toujours le cœur léger sans même discerner les larmes qui lui voilaient la face. Mes larmes aujourd’hui sont celles de ma mère, mais cette fois elles s’arrêtent au creux de l’œil. Car finalement ce que je souhaite à mon fils est le meilleur. Et ce meilleur se trouve certainement ailleurs !Combien de générations encore verront leurs fils partir pour des horizons meilleurs ?Verra-t-on un jour un Liban meilleur ?Tu...
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