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Politique - Affaire Charawné

Armée-tribus-Hezbollah : l’impossible cohabitation

Guerres de clans, lois tribales et relations ambiguës avec les partis du quartier défient la troupe qui exécute à Baalbeck l’une de ses missions les plus complexes.

Armée-tribus-Hezbollah : l’impossible cohabitation

Le commandant en chef de l’armée, le général Joseph Aoun, prononçant un discours hier dans la Békaa. Photo Twitter/@LebarmyOfficial

L’opération de grande envergure lancée vendredi dernier par l’armée dans le quartier de Charawné, à Baalbeck, contre le cartel de drogue dirigé par Ali Mounzer Zeaïter, surnommé Abou Sallé, n’est pas une simple manœuvre militaire comme on en voit souvent au Liban. La complexité de la région – principalement constituée de clans et de familles à caractère tribal –, les enjeux économiques et sociaux dans ce quartier où le Hezbollah est bien implanté et l’instrumentalisation politique qu’en ont faite ses notables ont rendu la tâche de la troupe particulièrement laborieuse. À ce jour, et en dépit de l’arrestation de plusieurs de ses complices, Abou Sallé, qui a pris la fuite depuis le début de l’opération, est toujours en cavale. L’armée a de son côté perdu un soldat de 28 ans, Zein el-Abidine Chamas, originaire de Boudaï, sans parler des...
L’opération de grande envergure lancée vendredi dernier par l’armée dans le quartier de Charawné, à Baalbeck, contre le cartel de drogue dirigé par Ali Mounzer Zeaïter, surnommé Abou Sallé, n’est pas une simple manœuvre militaire comme on en voit souvent au Liban. La complexité de la région – principalement constituée de clans et de familles à caractère tribal –, les enjeux économiques et sociaux dans ce quartier où le Hezbollah est bien implanté et l’instrumentalisation politique qu’en ont faite ses notables ont rendu la tâche de la troupe particulièrement laborieuse. À ce jour, et en dépit de l’arrestation de plusieurs de ses complices, Abou Sallé, qui a pris la fuite depuis le début de l’opération, est toujours en cavale. L’armée a de son côté perdu un soldat de 28 ans, Zein el-Abidine...
commentaires (6)

Abou Salleh n’a qu’a faire opposition pour "suspicion légitime". Personne ne sait ce que ça veut dire, mais ça a marché du tonnerre pour tonton…

Gros Gnon

19 h 25, le 12 juin 2022

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Commentaires (6)

  • Abou Salleh n’a qu’a faire opposition pour "suspicion légitime". Personne ne sait ce que ça veut dire, mais ça a marché du tonnerre pour tonton…

    Gros Gnon

    19 h 25, le 12 juin 2022

  • On dirait le Mexique…

    Eleni Caridopoulou

    19 h 11, le 11 juin 2022

  • Suite, avec toujours le même panache et la même lâcheté qui les distinguent.

    Sissi zayyat

    15 h 44, le 11 juin 2022

  • Et vous voulez encore nous convaincre que nous pouvons cohabiter avec de tels individus. C’EST IMPOSSIBLE, NOUS AVONS DEUX VISIONS DIAMÉTRALEMENT OPPOSÉES. DIVORCE IMMÉDIAT

    Lecteur excédé par la censure

    12 h 26, le 11 juin 2022

  • METTEZ SA TETE A PRIX DISANT 50.000.- DOLLARS OU 100.000.- CA VAUT LA PEINE ET ON VOUS L,APPORTERA MAINS ET PIEDS LIES OU AD PATRES.

    La Libre Expression. La Patrie en Peril Imminent.

    10 h 03, le 11 juin 2022

  • c'est le prix a payer par les citoyens qui ne veulent pas, ne savent pas et/ou ne peuvent pas lacher leurs zaims politico mafieux de ttes les regions libanaises-- sans exception aucune , qui se jouent d'eux et les eloignent de l'Etat quel qu'il soit en les divisant pour diverses raisons, qui religieuses, qui sociales, qui "nationales" qui supra regionales, etc... sauf que malgre eux les zaims, a l'evidence les citoyens commencent a les lacher petit a petit.

    Gaby SIOUFI

    09 h 46, le 11 juin 2022

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