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Culture - Exposition

Allez au palais Sursock découvrir « Le Paradis perdu » de Mona Trad Dabaji

La nouvelle série de nus féminins qu’y expose cette artiste « peintre du bonheur » réintroduit au sein de la magnifique demeure beyrouthine, visitée par l’enfer un certain 4 août, comme un souffle de cette insouciante quiétude qui nimbait la douceur des jours au Liban.

Allez au palais Sursock découvrir « Le Paradis perdu » de Mona Trad Dabaji

Dans le majestueux hall central du palais Sursock-Cochrane, les femmes nues de Mona Trad Dabaji évoquent le paradis perdu... Photo Michel Sayegh

Elle a installé ses femmes nues, ses chats, ses canaris, sa « rakwé » et ses « chaffés » (cafetière et tasses traditionnelles libanaises) sous les lambris dévastés de la plus belle demeure de Beyrouth. Elle y a accroché sur ses murs patriciens écorchés ses peintures gorgées de sensualité. Et placé même certaines d’entre elles au centre d’immenses cadres dorés désertés par leurs occupants d’origine : ces hautes toiles de maîtres anciens qui ornaient le majestueux hall central du palais Sursock-Cochrane avant d’être déchiquetées par les éclats de la funeste double explosion au port. Doucement, presque furtivement, Mona Trad Dabaji a ainsi introduit dans ce lieu prestigieux, devenu malheureusement depuis le 4 août 2020 l’emblème du saccage de la ville et de nos vies, cette quiétude voluptueuse que dégagent...
Elle a installé ses femmes nues, ses chats, ses canaris, sa « rakwé » et ses « chaffés » (cafetière et tasses traditionnelles libanaises) sous les lambris dévastés de la plus belle demeure de Beyrouth. Elle y a accroché sur ses murs patriciens écorchés ses peintures gorgées de sensualité. Et placé même certaines d’entre elles au centre d’immenses cadres dorés désertés par leurs occupants d’origine : ces hautes toiles de maîtres anciens qui ornaient le majestueux hall central du palais Sursock-Cochrane avant d’être déchiquetées par les éclats de la funeste double explosion au port. Doucement, presque furtivement, Mona Trad Dabaji a ainsi introduit dans ce lieu prestigieux, devenu malheureusement depuis le 4 août 2020 l’emblème du saccage de la ville et de nos vies, cette...
commentaires (2)

Magnifique. Je suis triste de rater cette expo, et dans ce si beau lieu que je connais

Emmanuel Durand

23 h 58, le 27 avril 2022

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Commentaires (2)

  • Magnifique. Je suis triste de rater cette expo, et dans ce si beau lieu que je connais

    Emmanuel Durand

    23 h 58, le 27 avril 2022

  • Tres joli travail et article

    Karim Ghantous

    08 h 10, le 27 avril 2022

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