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Nos Lecteurs ont la Parole

1995-2022

En octobre 1995, attablées devant un thé dans le très agréable salon du Ritz-Carlton à Montréal, une amie de longue date résidente au Canada et moi-même, venue installer ma fille qui devait y poursuivre ses études universitaires, nous papotions confortablement quand un monsieur d’un certain âge très élégant s’approche et nous demande si nous étions bien libanaises. « J’ai reconnu cet incomparable accent qui est le vôtre car j’ai été ambassadeur au Liban », nous dit il en demandant la permission de se joindre à nous.

Au cours de la conversation qui a suivi et nous voyant nous enthousiasmer pour l’ère haririenne et les promesses de paix et prospérité qu’elle a engendrées, il nous dit qu’il était plutôt inquiet quand à la stabilité de l’après-guerre civile, et nous rétorquons en riant que c’était de l’histoire ancienne. Nous lui avons demandé toujours en riant d’essayer de deviner laquelle d’entre nous est musulmane et laquelle chrétienne. « Mes chères dames, le danger ne réside point à votre niveau de culture et d’éducation, il réside dans l’implantation iranienne au Liban par le truchement du Hezbollah. »

Cela ne nous avait point inquiétées, la preuve étant que ma fille, une fois ses études terminées, est revenue nous rejoindre et fonder une famille à Beyrouth, et que mon amie et son mari ont préféré une retraite au Liban près de leurs enfants travaillant dans le Golfe.

Aurions-nous été plus heureuses en écoutant la sonnette d’alarme lancée par ce monsieur et en nous installant ailleurs ?

Je ne sais pas si les 25 années qui nous ont séparées de cette conversation et qui ont été des années heureuses contrebalancent le cauchemar que nous vivons aujourd’hui. Un pays ne se quitte pas aisément, il se mérite.

Mais l’imprévoyance se situe au niveau de ceux qui se sont alliés au Hezbollah pour arriver au pouvoir et à ceux qui leur ont donné leur aval en vue de leur succéder. Mais aussi à ceux qui ont fermé les yeux quand aux présences armées, à l’installation des réfugiés syriens, aux fuites de capitaux, etc.

Essayons de ne donner nos voix aux futures élections ni aux uns, ni aux autres, ni à ceux qui prennent leurs directives de l’étranger. Votons libanais, et seulement libanais. Y aura-t-il des candidats se prévalant de ce seul label ?

Les textes publiés dans le cadre de la rubrique « courrier » n’engagent que leurs auteurs et ne reflètent pas nécessairement le point de vue de L’Orient-Le Jour. Merci de limiter vos textes à un millier de mots ou environ 6 000 caractères, espace compris.


En octobre 1995, attablées devant un thé dans le très agréable salon du Ritz-Carlton à Montréal, une amie de longue date résidente au Canada et moi-même, venue installer ma fille qui devait y poursuivre ses études universitaires, nous papotions confortablement quand un monsieur d’un certain âge très élégant s’approche et nous demande si nous étions bien libanaises....

commentaires (1)

ah lala ! l'incommensurable legerte,obtusion et malhonnetete de l'homosapiens formant la politicaille libanaise. CELLES condamnees haut et fort par ce mot: KELLON YAANI KELLON !

Gaby SIOUFI

11 h 21, le 19 janvier 2022

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Commentaires (1)

  • ah lala ! l'incommensurable legerte,obtusion et malhonnetete de l'homosapiens formant la politicaille libanaise. CELLES condamnees haut et fort par ce mot: KELLON YAANI KELLON !

    Gaby SIOUFI

    11 h 21, le 19 janvier 2022

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