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Politique - Décryptage

Le secrétaire général presse pour la reprise des réunions du gouvernement

La visite du secrétaire général des Nations unies Antonio Guterres au Liban est importante à plus d’un titre. Elle n’intervient pas seulement à un moment particulier pour le Liban qui traverse une crise sans précédent sans voir encore le bout du tunnel, mais elle est aussi porteuse de plusieurs messages.

Selon différentes sources concordantes, le principal message adressé par le secrétaire général de l’ONU est celui de la solidarité. Selon ces mêmes sources, Antonio Guterres, qui est déjà venu au Liban lorsqu’il était président du HCR (il l’est resté pendant deux mandats, de 2005 à 2015), a sciemment choisi de venir à Beyrouth à la veille des fêtes de fin d’année qui s’annoncent tristes pour de nombreux Libanais, pour justement leur transmettre un message d’espoir. Le Liban reste donc sur la liste des priorités de l’ONU et le secrétaire général de l’ONU l’a répété à tous ses interlocuteurs, notamment les trois responsables officiels du pays.

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Selon des sources de Baabda, de Aïn el-Tiné et du Sérail, trois sujets auraient principalement marqué ses entretiens avec les responsables : d’abord la nécessité pour le Liban d’agir pour regagner la confiance de la communauté internationale, et cela passe par une reprise des réunions du gouvernement. Ensuite, l’importance de tenir les élections législatives au printemps prochain, car la communauté internationale attache beaucoup d’importance à la tenue de ces élections de façon transparente et démocratique et en encourageant les femmes à y participer. Et enfin, l’importance de préserver le calme au sud, dans le respect de la résolution 1701.

Toujours selon les sources précitées, Guterres aurait donc insisté auprès des responsables sur le fait qu’ils doivent agir rapidement et concrètement. Selon lui, le monde est prêt à aider le Liban, mais il faut aussi que les Libanais s’aident eux-mêmes. Comment ? Le secrétaire général a donné quelques idées à ses interlocuteurs. D’abord, il leur a conseillé d’agir dans tous les domaines à la fois, non d’en privilégier un et de laisser les autres de côté. Il s’agit notamment des dossiers économique, social et financier qui devraient, selon lui, aller de pair. Guterres aurait ainsi précisé à ses interlocuteurs officiels que la communauté internationale attend d’eux des actions concrètes dans ces trois domaines, ajoutant qu’à partir de ces actions, il prendrait de son côté en charge la mission de convaincre les différentes parties internationales d’aider concrètement le Liban. Le secrétaire général aurait même laissé entendre que l’institution qu’il dirige pourrait alors chercher à faire pression sur les États influents, mais il faudrait au préalable que les Libanais fassent leur devoir. Selon lui, un des signaux peu encourageants pour la communauté internationale, c’est l’absence de réunion du Conseil des ministres. Selon plusieurs sources concordantes, il aurait donc longuement insisté sur ce point en déclarant que la communauté internationale ne peut pas comprendre comment dans un pays qui traverse une crise aussi grave, le Conseil des ministres ne se réunit pas. Il a donc invité les différents responsables à unifier leurs efforts en vue de reprendre les réunions du gouvernement pour donner un signe fort à la communauté internationale sur leur détermination à sortir leur pays de la crise.

Dans ses entretiens avec les responsables, le secrétaire général aurait laissé entendre qu’il faudrait privilégier les intérêts du Liban avant toute autre considération, sans toutefois donner plus de précisions. Antonio Guterres a ensuite évoqué avec ses interlocuteurs officiels la nécessité d’organiser les élections législatives dans les délais constitutionnels, insistant sur l’importance de cette échéance dans les circonstances actuelles, car elles devraient permettre au peuple libanais de s’exprimer en toute liberté. Il a aussi souligné devant ses interlocuteurs l’importance de la participation des femmes à cette échéance, rappelant que lorsqu’il était Premier ministre de son pays (le Portugal), il avait beaucoup œuvré dans ce sens.

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La situation au Liban-Sud et la coopération (il aurait même parlé de partenariat) entre l’armée libanaise et la Finul ont occupé aussi une bonne partie de ses entretiens avec les responsables. Guterres aurait ainsi mis l’accent sur l’importance de maintenir le calme dans cette zone, selon les dispositions de la résolution 1701. Les problèmes rencontrés par des soldats de la Finul dans certaines localités du Sud dans l’accomplissement de leur mission ont été évoqués, et il a été question de renforcer la coordination entre les Casques bleus et l’armée dans ce but. Guterres a insisté sur l’importance de maintenir la stabilité dans la région du Sud pour éviter qu’à chaque rendez-vous pour le renouvellement de la Finul, certains pays ne cherchent à remettre en question cette mission.

Toujours dans ce contexte, le secrétaire général de l’ONU a insisté sur l’importance du rôle de l’armée au Sud, mais aussi sur l’ensemble du territoire libanais, tout en assurant que l’ONU poursuivra ses aides à la troupe, et qu’elle songerait même à les augmenter.

Toujours selon les sources précitées, ce sont les responsables libanais qui ont ouvert avec le secrétaire général le dossier des déplacés syriens et celui des négociations pour le tracé des frontières maritimes. Dans le premier sujet, Guterres a salué la générosité du peuple libanais qui, en dépit de tous ses problèmes, a accueilli et continue d’aider les déplacés syriens en grand nombre, et au sujet des négociations sur les frontières maritimes, il a assuré aux responsables libanais que l’ONU continuera à assurer son rôle de médiateur.


La visite du secrétaire général des Nations unies Antonio Guterres au Liban est importante à plus d’un titre. Elle n’intervient pas seulement à un moment particulier pour le Liban qui traverse une crise sans précédent sans voir encore le bout du tunnel, mais elle est aussi porteuse de plusieurs messages. Selon différentes sources concordantes, le principal message adressé par le...

commentaires (7)

Il faut que la finul parte et qu le Hezbollah se demerde avec israel

Eleni Caridopoulou

21 h 07, le 21 décembre 2021

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Commentaires (7)

  • Il faut que la finul parte et qu le Hezbollah se demerde avec israel

    Eleni Caridopoulou

    21 h 07, le 21 décembre 2021

  • Goûterez ne fait que répéter des slogans vides de sens tels que l’armée est soutenue par la FINUL et le  le Liban par L’ONU. Non mais quel soutien dites-moi. Ils acceptent de partager le contrôle des frontières avec une organisation terroriste et armée illégalement et qui se permet de leur dicter leur mission et définir leur territoire. La journaliste fanfaronne en parlant de la paix sur la frontière du sud du pays comme si HB osait moufeter depuis des années alors que Israël n’a cessé ces derniers temps à l’asticoter avec plusieurs actions au sud comme en Syrie. Guterez parle de la générosité des libanais pour l’accueil des millions de syriens et palestiniens sur son territoire mais n’évoque à aucun moment une solution pour alléger notre pays de ce fardeau alors que les libanais peinent à manger à leur ou bénéficier d’eau courante pour leur besoins quotidiens. Ils nous gavent de bonnes intentions et de blabla qui ne mangent pas de pain au lieu de trouver une solution aux deux problèmes essentiels qui sont les armes de cette milice vendue et le rapatriement de tous les réfugiés. Enfin l’article évoque l’étonnement de M. Guterez en parlant de la communauté internationale qui ne peut pas comprendre comment dans un pays qui traverse une crise aussi grave etc… Scarlette a évité de répondre à cette question dans cet article qui se veut éclairant et précis, puisqu’elle incrimine ses chouchous traîtres. C’est dire si c’est du journalisme ou de la propagande. Rien à ajouter.

    Sissi zayyat

    13 h 10, le 21 décembre 2021

  • Inutile cette visite , inutile l'ONU !

    Chucri Abboud

    12 h 55, le 21 décembre 2021

  • Pauvre M. Guteres. Il n'a rien compris. Demander a des canailles de se comporter honorablement ?

    Michel Trad

    10 h 22, le 21 décembre 2021

  • MADAME NOUS PARLE DE LEGISLATIVES TRANSPARENTES ET DEMOCRATIQUES AVEC LES ARMES DES MERCENAIRES SUR LA TEMPE ET LA PARTICIPA AUX URNES DE LEUR COMMUNAUTE SOUS L,INTIMIDATION DE LEURS ARMES. ELLE TROUVE CA TRES DEMOCRATIQUE ET RIEN A Y REDIRE. DES BOURDES.

    L,AUTHENTIQUE LIBRE EXPRESSION.

    09 h 46, le 21 décembre 2021

  • Le gouvernement ne se réunit pas parce que les ministres du duo chiite l’empêchent de se réunir. Les résolutions de l’ONU ne sont pas appliquées car la milice du Hezbollah ne veut pas rendre ses armes à l’armée et veut les conserver pour ses trafics douteux. L’économie se détériore car les principaux pays arabes soutiens du Liban ont interrompu leurs relations avec notre pays à cause des actions terroristes du Hezbollah à leur égard. Alors continuez à les défendre avec vos amis du CPL … Mais les sources de l’auteure de l’article disent sans doute autre chose. Pffft

    Liberté de penser et d’écrire

    08 h 29, le 21 décembre 2021

  • Bull shit...

    Sam

    00 h 35, le 21 décembre 2021

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