Les 26 000 livres ont été atteintes à 15h30, selon le site Lirarate.org, avant de se replier aux environs de 25 800 livres dans l’heure qui a suivi. Photo M.A.
Le taux dollar/livre sur le marché des changes a passé la barre des 26 000 livres hier, 24 heures après l’augmentation par la Banque du Liban (BDL) du taux de retrait des dollars bloqués par les restrictions bancaires mises en place depuis le second semestre 2019. Le taux du marché des changes avait passé le cap des 25 000 livres jeudi – pour la seconde fois en quelques semaines – et a continué de grimper depuis.
Les 26 000 livres ont été atteintes à 15h30, selon le site Lirarate.org, avant de se replier aux environs de 25 800 livres dans l’heure qui a suivi, puis de remonter jusqu’à 26 100 livres vers 19h. Le pic atteint constitue un nouveau record de dépréciation pour la monnaie nationale dont le taux officiel, qui n’est plus utilisé que pour une poignée de transactions, est toujours fixé à 1 507,5 livres pour un dollar.
Pour certains acteurs, à l’image du président du syndicat des propriétaires de supermarché Nabil Fahed, la dynamique de hausse semblait moins forte que la filière ne le craignait. « Je pense que le fait d’avoir intégré un plafond de conversion dans la nouvelle mouture du dispositif de conversion de dollars frais pourrait limiter l’impact de la mesure sur le taux de change », a-t-il précisé.
L’impact « négatif » de la décision de la BDL sur le taux de change et le pouvoir d’achat a enfin été au cœur d’une réunion à Baabda entre le chef de l’État Michel Aoun et le Premier ministre Nagib Mikati. Ils y ont notamment déploré que la banque centrale ait adopté cette mesure alors que le Liban est en phase de discussions avec le Fonds monétaire international, sollicité en mai 2020 pour obtenir une assistance financière. Un processus relancé cet automne après un premier échec en juillet 2020, suite à des divergences entre l’exécutif de l’époque d’un côté, la BDL, les banques et certains députés de l’autre, sur le montant des pertes financières du pays et l’approche pour les répartir.
Limites sur les retraits d’espèces
Jeudi, la Banque du Liban a pris tout le monde de court en modifiant les modalités de la circulaire n° 151, un texte dont l’échéance avait déjà été repoussée à trois reprises et qui ne devait arriver à terme que fin janvier. Le dispositif permet depuis avril 2020 aux déposants de retirer leurs dollars bloqués par les restrictions bancaires à un taux supérieur à la parité officielle, mais inférieur à celui du marché. Longtemps fixé à 3 900 livres malgré les fluctuations sur le marché parallèle, il a été relevé à 8 000 livres jeudi, pour des plafonds de conversion ne pouvant pas dépasser 3 000 « dollars bancaires » par mois, ou « lollars », selon les dénominations popularisées pendant la crise. La durée de vie du dispositif a été prolongée jusqu’à fin juin.
Si elle permet de limiter la décote sur leurs fonds en devises subie par les déposants des banques libanaises, la mesure peut aussi être assimilée à un moyen détourné pour les banques, en l’absence de contrôle formel des capitaux, de « lirifier » de force les dépôts en dollar soumis aux restrictions. Cela permet aux banques de liquider une partie de leurs engagements en devise à moindre coût, les pertes étant alors inscrites au bilan de la BDL.
Selon nos informations, plusieurs grandes banques ont commencé à appliquer le nouveau taux de la circulaire n° 151 entre jeudi et hier, mais toutes n’avaient pas définitivement fixé les plafonds correspondants. Une source bancaire rappelle que cette conversion est couplée avec un transfert des fonds vers un compte en livre libanaise du déposant, sur lequel s’appliquent des plafonds de retrait en espèces spécifiques.
« La circulaire laisse les banques libres de décider combien de livres converties à partir de dollars bancaires leurs clients pourront retirer. Et comme la BDL leur a resserré leurs propres modalités de retrait de liquidités en livres à partir de leur compte à vue chez elle, il est probable que certains établissements diminuent les plafonds de conversion, que la BDL ne fait que plafonner à 3 000 dollars bancaires par mois », explique-t-elle. Les déposants devraient alors pouvoir, comme c’est le cas depuis plusieurs mois, utiliser les livres issues de la conversion de dollars bancaires pour faire des règlements par carte bancaire. Le problème, c’est que beaucoup d’acteurs économiques n’acceptent pas ce moyen de paiement dans une économie de plus en plus polarisée et centrée sur l’emploi de l’argent liquide. Et ceux qui l’acceptent rencontrent parfois les mêmes difficultés pour disposer librement de leurs fonds. C’est par exemple le cas des supermarchés, qui ont récemment soulevé le problème devant la BDL et le ministère de l’Économie et du Commerce, et qui attendent toujours une solution, initialement promise pour mercredi dernier.




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Et tous les politiciens dénoncent du bout des lèvres les exactions de Salamé de peur que leurs paroles soient entendues et qu’on le vire et du coup, qu’ils se retrouvent en porte à faux accusés des délits de pillages des milliards dont les citoyens les accusent pour qu’ils soient tous y compris le grand falsificateur toujours en poste de gouverneur jugés et emprisonnés à vie pour le plus grand bonheur des libanais spoliés. Cela fait partie de leur entente silencieuse pour masquer leurs crimes et les délits dont ils sont accusés. Il le laisse se comporter comme le seul décideur après avoir ruiner le pays et le pompon c’est qu’il continue à toucher un salaire mirobolant pour ses actes de pillages et d’abus de bien sociaux qu’il n’a pas renoncer à abandonner. Rappelez-vous sa valise bourrée de millions découverte au Bourget et qui n’a fait l’objet que de quelques lignes dans la rubrique des faits divers. Il est toujours LE gouverneur et de la banque centrale et du pays en entier comme une récompense de ses bravoures alors que dans un pays qui se respecte il serait en train de faire des croix sur le mur de sa cellule espérant un jour retrouver sa liberté.
12 h 53, le 12 décembre 2021