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Politique - Enquête du port

Bitar de retour en piste

Bitar de retour en piste

Tarek Bitar peut d’ores et déjà poursuivre son enquête. Photo DR

Plus d’un mois après la suspension de son enquête sur la double explosion au port de Beyrouth, le juge d’instruction près la Cour de justice, Tarek Bitar, peut reprendre ses investigations. La 12e chambre civile de la cour d’appel de Beyrouth, présidée par intérim par Randa Harrouk, a en effet rejeté mardi le recours en dessaisissement présenté contre le juge Bitar par l’ancien ministre Youssef Fenianos début novembre. Ce dernier a été débouté sur la forme, l’assemblée plénière de la Cour de cassation ayant défini le 26 novembre l’une des chambres de cette instance comme étant la seule juridiction compétente pour étudier les recours en dessaisissement du juge d’instruction près la Cour de justice, à l’exclusion de la cour d’appel ou de tout autre tribunal.

M. Bitar avait gelé le 5 novembre sa mainmise sur le dossier, après avoir été notifié du recours en dessaisissement par le juge Habib Mezher. Celui-ci avait été désigné le 2 novembre pour remplacer Nassib Élia à la tête de la 12e chambre de la cour d’appel, avec pour seule mission d’examiner un recours en dessaisissement porté quelques jours auparavant par l’ancien ministre Youssef Fenianos contre M. Élia. Or Habib Mezher s’était aussitôt arrogé le pouvoir d’y joindre le dossier du recours en dessaisissement présenté contre M. Bitar et de l’en notifier. À la suite de plusieurs plaintes judiciaires, le dossier avait été finalement retiré des mains de M. Mezher (il y a quinze jours), sans pour autant que le juge Bitar puisse reprendre son travail. Il a fallu pour cela que le premier président de la cour d’appel, Habib Rizkallah, chargé de répartir les tâches dans les différentes cours d’appel, nomme par intérim la juge Randa Harrouk à la tête de la 12e chambre, puis que celle-ci rende hier sa décision, pour supprimer l’effet de suspension produit par la notification adressée à Tarek Bitar par M. Mezher.

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Entre-temps, l’ancien ministre Fenianos a présenté vendredi dernier devant l’assemblée plénière de la Cour de cassation une action en responsabilité de l’État pour « fautes lourdes » de M. Bitar. Du coup, ce dernier ne pourra plus se pencher sur le volet concernant M. Fenianos, tant que l’instance n’a pas rendu son verdict.

L’explosion, le 4 août 2020, de milliers de tonnes de nitrate d’ammonium dans le port de Beyrouth a fait plus de 215 morts, des milliers de blessés et détruit des pans entiers de la capitale. L’enquête sur cette catastrophe, la plus grave du Liban en temps de paix, a peu progressé face aux obstacles dressés par la classe politique. Vu l’acharnement des responsables mis en cause à vouloir coûte que coûte écarter le juge d’instruction, on craint en effet que de nouveaux recours en dessaisissement paralysent une fois de plus son action. Malgré ce contexte, Tarek Bitar paraît plus que jamais déterminé à achever sa mission. Il n’a pas encore été notifié de la décision de la 12e chambre de la cour d’appel, mais il se rendra incessamment au Palais de justice pour en accuser réception et poursuivre ainsi son enquête.



Plus d’un mois après la suspension de son enquête sur la double explosion au port de Beyrouth, le juge d’instruction près la Cour de justice, Tarek Bitar, peut reprendre ses investigations. La 12e chambre civile de la cour d’appel de Beyrouth, présidée par intérim par Randa Harrouk, a en effet rejeté mardi le recours en dessaisissement présenté contre le juge Bitar par l’ancien...

commentaires (7)

Avant de perdre son temps avec Fenianos et Cie, le juge Bitar aurait dû commencer par interroger son collègue Jad Maalouf, pour savoir comment il s'est permis d'émettre sa décision 426/2014 en date du 27/6/2014, qui a ordonné le déchargement de la cargaison du Rhosus et le stockage de cette cargaison au port de Beyrouth, sans prendre l'approbation du ministère de la défense qui est chargé de la supervision de l'entrée des explosifs et de leur stockage au Liban! Cette approbation est un passage obligé pour l'obtention d'un permis d'importation de ces explosifs, dont le nitrate d'ammonium pur comme celui qui se trouvait sous le hamgar No. 12! Comme dit le vers arabe: si Jad Maalouf "ne savait pas, c'est une catastrophe, et s'il savait, c'est une catastrophe encore plus grande!"

Georges MELKI

11 h 07, le 09 décembre 2021

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Commentaires (7)

  • Avant de perdre son temps avec Fenianos et Cie, le juge Bitar aurait dû commencer par interroger son collègue Jad Maalouf, pour savoir comment il s'est permis d'émettre sa décision 426/2014 en date du 27/6/2014, qui a ordonné le déchargement de la cargaison du Rhosus et le stockage de cette cargaison au port de Beyrouth, sans prendre l'approbation du ministère de la défense qui est chargé de la supervision de l'entrée des explosifs et de leur stockage au Liban! Cette approbation est un passage obligé pour l'obtention d'un permis d'importation de ces explosifs, dont le nitrate d'ammonium pur comme celui qui se trouvait sous le hamgar No. 12! Comme dit le vers arabe: si Jad Maalouf "ne savait pas, c'est une catastrophe, et s'il savait, c'est une catastrophe encore plus grande!"

    Georges MELKI

    11 h 07, le 09 décembre 2021

  • C'est du "Dallas" ou Dynastie" version locale.

    Pierre Hadjigeorgiou

    10 h 16, le 09 décembre 2021

  • Nous assistons au 17 octobre de la Justice Libanaise. Le voile de la peur est tombée! Inchallah Kheir!

    Marwan Takchi

    19 h 42, le 08 décembre 2021

  • Les intéressés ne se rendent pas compte qu'à chaque recours ils en rajoutent à la confirmation de leur culpabilité ??? Vraiment pas des perles d'intelligence ...

    Remy Martin

    17 h 56, le 08 décembre 2021

  • BITAR..."Bitir" ? ou "ma bitir" ? Telle est la question que se posent les libanais ( en libanais). Ca devient pire qu'un feuilleton TV avec ses déclinaisons de plusieurs saisons ... à l'infini....

    radiosatellite.online

    16 h 18, le 08 décembre 2021

  • PAS DE COMMENTAIRE. MA LIBRE EXPRESSION EST CENSUREE.

    PRET A SOUTENIR L,OLJ SANS L,HUMILIANTE CENSURE.

    09 h 32, le 08 décembre 2021

  • Combien de recours on peut faire dans ce pays?

    PPZZ58

    08 h 31, le 08 décembre 2021

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