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Campus - MARATHON DE BEYROUTH

Des étudiants en physiothérapie à l’ULS au cœur de la course

Ces futurs professionnels ont pu mettre en pratique leurs apprentissages en direct auprès des coureurs blessés.

Des étudiants en physiothérapie à l’ULS au cœur de la course

Devant la tente médicale. De gauche à droite : les étudiants Jean Aoun, Mira Salim, Sarah-Joe Saliby, Racha el-Hélou, le chef du département de physiothérapie à l’ULS, Gergi Antoun, le responsable de physiothérapie du marathon de Beyrouth, Jihad Haddad, et l’étudiante Magalie Stéphan. Photo faculté de santé publique de l’Université La Sagesse

Cinq étudiants en 4e année de physiothérapie à l’Université La Sagesse (ULS) se sont mobilisés le 14 novembre pour assister l’équipe médicale du marathon de Beyrouth, dans un « élan d’espoir en ces temps difficiles », comme le décrit Diala el-Khoury, doyenne de la faculté de santé publique à l’Université La Sagesse (ULS).À 6h, le dimanche matin, les jeunes étudiants sont arrivés sur les lieux du marathon, avant que les rues de la capitale ne soient fermées. Préparés la veille au déroulement de la journée au cours d’un briefing effectué par Gergi Antoun, chef du département de physiothérapie à l’ULS, ils se sont rassemblés auprès de la tente médicale, située à mi-chemin des lignes de départ et d’arrivée. Durant la course, et sous la supervision de M. Antoun, les futurs physiothérapeutes ont « travaillé en coordination avec la Croix-Rouge libanaise et l’équipe médicale de l’Université Libano-Américaine (LAU), chargées de réaliser les premiers secours et d’effectuer le diagnostic sur place des blessés afin d’identifier les traumatismes et de juger s’ils devaient être hospitalisés ou non », précise Jean Aoun, l’un des étudiants bénévoles. Revenant sur leur intervention au cours du marathon, l’étudiante Sarah-Joe Saliby indique : « il n’y a pas eu de graves accidents mais uniquement quelques faux mouvements, crampes ou entorses ordinaires nécessitant des interventions thérapeutiques élémentaires : massages, étirements, compressions, élévations et/ou applications de glaçons sur les parties atteintes ainsi que l’utilisation de certains appareils physio-thérapeutiques simples. »


Les étudiants en pleine action. Photo faculté de santé publique de de l’Université La Sagesse


« Il fallait agir instantanément, en ayant le bon réflexe d’intervenir de façon efficace. Nous ne pouvions pas nous préparer à l’avance. Le temps comptait énormément : il fallait porter attention au chronomètre et faire en sorte que le coureur soit rapidement soulagé pour pouvoir reprendre la course », souligne-t-elle. Les étudiants sont unanimes : leur action leur a donné l’occasion « d’apprendre beaucoup », tant au niveau personnel que professionnel. « Nous avons pu mettre tout notre bagage éducatif en pratique et apercevoir une autre facette de notre métier de physiothérapeute. Et assister de près à la course, applaudir et encourager les coureurs qui passaient devant nous », explique Racha el-Hélou. Jean Aoun, qui avait auparavant participé au marathon en tant que coureur, estime quant à lui : « Quand on court le marathon, on est concentré sur soi-même. Cette fois-ci, je l’ai découvert d’un nouveau regard. J’ai pu contempler les coureurs et ressentir leur énergie, leur douleur, leur joie... » De son côté, la doyenne Diala el-Khoury estime que les étudiants « ont réalisé un excellent travail » et « ont été d’une aide précieuse », ajoutant que « la formation universitaire n’est pas uniquement un ensemble de connaissances que l’on acquiert, elle comprend également des compétences que l’on développe sur le terrain lorsqu’on est poussé par la curiosité et le désir de progresser. Et cela ne peut se faire qu’à travers le service communautaire et des projets de recherche basés sur l’expérience réelle ». « Ce n’est pas la première fois que nos étudiants participent ainsi au marathon. Mais cette année, ils ont été beaucoup plus impliqués dans le travail et leur intervention a été moins timide », se satisfait-elle.


Les étudiants en pleine action. Photo faculté de santé publique de de l’Université La Sagesse

Participation marquante des coureurs à besoins spécifiques

Par ailleurs, et bien que les étudiants n’aient pas été en contact direct avec les sportifs à besoins spécifiques, ils sont nombreux à se dire marqués par la participation de ces derniers au marathon. « La participation des personnes atteintes d’un handicap physique à la course est extrêmement remarquable. Il est réellement inspirant de voir que malgré toutes les difficultés auxquelles ils ont dû faire face, telles que le mauvais état des routes ou le manque d’aménagement de l’espace pour les individus sur fauteuils roulants, ils ont pu tout de même terminer la course et prouver que quand on veut, on peut », souligne Magalie Stéphan. Sarah-Joe Saliby évoque ainsi un cas qui l’a marquée, celui d’un « coureur atteint de cécité qui a couru main dans la main avec une autre personne qui guidait ses pas ». « Ils nous apprennent à ne jamais baisser les bras devant les épreuves, aussi rudes soient-elles, et à s’unir pour les surmonter », ajoute-t-elle. Racha el-Hélou conclut : « C’est vraiment incroyable qu’on puisse encore organiser un marathon au Liban, alors que plus rien n’y fonctionne. Le marathon de Beyrouth est un vrai miracle ! »



Cinq étudiants en 4e année de physiothérapie à l’Université La Sagesse (ULS) se sont mobilisés le 14 novembre pour assister l’équipe médicale du marathon de Beyrouth, dans un « élan d’espoir en ces temps difficiles », comme le décrit Diala el-Khoury, doyenne de la faculté de santé publique à l’Université La Sagesse (ULS).À 6h, le dimanche matin, les jeunes...

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