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Économie - Crise diplomatique

Liban / Golfe : les expéditions de colis affectées, rien pour l’instant sur les vols et les transferts

Liban / Golfe : les expéditions de colis affectées, rien pour l’instant sur les vols et les transferts

Des colis envoyés via l’entreprise DHL. Peter Parks/AFP

La nouvelle phase de tensions diplomatiques qui s’est enclenchée vendredi entre le Liban et l’Arabie saoudite et ses conséquences sur le maintien de plusieurs services et flux commerciaux entre les deux pays continuent de préoccuper les particuliers et les entrepreneurs libanais vivant au pays du Cèdre, comme ceux qui sont expatriés dans les pays du Golfe.

Limitées jusqu’à hier à un boycott saoudien complet sur les produits libanais et à un appel aux ressortissants du royaume à éviter de se rendre à Beyrouth pour causes sécuritaires, ces répercussions affectent depuis hier les envois de colis. En revanche, et malgré nombre de rumeurs et d’informations se rapportant à des cas isolés circulant sur les réseaux sociaux et les groupes de messagerie instantanée, aucune annonce n’avait été faite hier concernant une éventuelle suspension de liaisons aériennes ou de services financiers.

S’agissant des colis, les expéditions faites à partir du Liban vers l’Arabie saoudite, ou celles qui y transitent, ont été suspendues hier matin pour une durée non précisée. Cette décision a été confirmée à L’Orient-Le Jour par les sociétés de transport de colis LibanPost, DHL, Aramex et UPS, selon lesquelles cet arrêt fait suite à une interdiction de Riyad. En fin de soirée, DHL et UPS avaient aussi annoncé une telle suspension vers Bahreïn, alors que LibanPost maintenait cette destination et qu’Aramex n’était plus joignable. Selon le service client d’UPS, il ne s’agirait pas d’une décision des autorités bahreïnies mais plutôt d’une décision de la société elle-même.

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En parallèle, ces sociétés semblaient toujours dans le flou concernant la possibilité d’une décision similaire des autres pays du Conseil de coopération du Golfe (CCG, soit les Émirats arabes unis, le Koweït, Oman et le Qatar), tandis que la question des colis expédiés depuis l’Arabie saoudite vers le Liban serait traitée « au cas par cas », selon nos informations. Un employé de DHL a précisé de son côté, que tous les colis envoyés en Arabie ces derniers jours avaient été renvoyés vers le Liban et qu’ils seront rendus à leurs expéditeurs.

Concernant le transport aérien de passagers entre le Liban et ces pays, le président de l’Association des agences de voyages et de tourisme au Liban (Attal), Jean Abboud, a assuré qu’aucune annonce concernant leur altération n’avait été faite hier soir. Le directeur de l’Aéroport international de Beyrouth, Fadi Hassan, a quant à lui affirmé dans une déclaration relayée dans les médias qu’aucune notification n’avait été envoyée concernant une suspension des vols entre le Liban et les pays du Golfe, ou la décision d’une ou plusieurs compagnies aériennes du Golfe d’arrêter de desservir le Liban.

Enfin, concernant les services financiers, des sources bancaires ainsi que d’autres travaillant au sein des sociétés de transfert d’argent au Liban ont assuré qu’aucun changement n’avait été annoncé et que des transactions entre certains pays du Golfe et le Liban avaient été exécutées hier. Un entrepreneur établi aux Émirats a cependant rapporté, sous couvert d’anonymat, avoir rencontré des difficultés pour effectuer des transferts vers le Liban hier.

La nouvelle phase de tensions diplomatiques qui s’est enclenchée vendredi entre le Liban et l’Arabie saoudite et ses conséquences sur le maintien de plusieurs services et flux commerciaux entre les deux pays continuent de préoccuper les particuliers et les entrepreneurs libanais vivant au pays du Cèdre, comme ceux qui sont expatriés dans les pays du Golfe.Limitées jusqu’à hier à un...
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