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Santé - Prévention

L’OMS recommande le déploiement du premier vaccin antipaludique chez les enfants

L’OMS recommande le déploiement du premier vaccin antipaludique chez les enfants

Un enfant se fait vacciner contre le paludisme dans un hôpital du Kenya après l’approbation de l’OMS. Brian Ongoro/AFP

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a recommandé la semaine dernière le déploiement massif du premier vaccin antipaludique chez les enfants vivant en Afrique subsaharienne et dans des zones à risques, qui pourrait sauver des dizaines de milliers de vies. Maladie très ancienne, le paludisme se manifeste par de la fièvre, des maux de tête et des douleurs musculaires, puis par des cycles de frissons, fièvre et sueurs.

Un enfant meurt toutes les deux minutes du paludisme dans le monde, selon l’OMS. « C’est un moment historique ! Le vaccin antipaludique tant attendu pour les enfants est une percée pour la science, la santé infantile et la lutte contre le paludisme », a déclaré le directeur général de l’OMS, le Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus, cité dans un communiqué. « L’utilisation de ce vaccin en plus des outils existants pour prévenir le paludisme pourrait sauver des dizaines de milliers de jeunes vies chaque année », a-t-il ajouté.

Le RTS,S est un vaccin qui agit contre un parasite (Plasmodium Falciparum) transmis par les moustiques, le parasite le plus mortel à l’échelle mondiale et le plus prévalent en Afrique, où le paludisme tue plus de 260 000 enfants âgés de moins de cinq ans chaque année, ce vaccin est synonyme d’espoir, d’autant que les craintes d’une résistance du paludisme aux traitements augmentent.

« Pendant des siècles, le paludisme a hanté l’Afrique subsaharienne, causant d’immenses souffrances personnelles », a déclaré le Dr Matshidiso Moeti, directeur régional de l’OMS pour l’Afrique. Au total, cinq espèces de parasites du genre Plasmodium, tous transmis par les piqûres de moustiques, sont responsables de cette maladie. « Nous avons longtemps espéré un vaccin antipaludique efficace et maintenant, pour la première fois, nous avons un vaccin recommandé pour une utilisation généralisée », a-t-il précisé.

Depuis 2019, trois pays d’Afrique subsaharienne, le Ghana, le Kenya et le Malawi, ont commencé à introduire le vaccin dans des régions sélectionnées où la transmission du paludisme est de modérée à sévère. Deux ans après le début de ce premier test grandeur nature au monde, 2,3 millions de doses de vaccin ont pu être administrées.

Fabriqué par le géant pharmaceutique britannique GSK, le RTS,S est le premier vaccin, et le seul jusqu’à présent, ayant montré une efficacité pour réduire significativement le nombre des cas de paludisme.

Prochaine étape : le financement

Les résultats du projet pilote de vaccin ont montré qu’il « réduit considérablement le paludisme sous sa forme grave de 30 % », a déclaré Kate O’Brien, directrice du département vaccination à l’OMS. En mai 2018, les autorités nationales de réglementation du Ghana, du Kenya et du Malawi ont autorisé son utilisation dans les zones pilotes.

Selon l’OMS, les essais cliniques de phase 3 ont démontré que le vaccin, lorsqu’il est administré en quatre doses, prévient quatre cas de paludisme sur dix, et trois cas sur dix de paludisme grave menaçant le pronostic vital.

Mais avant un déploiement massif, la prochaine étape majeure sera celle du financement. L’Alliance du vaccin (GAVI) a annoncé qu’elle allait examiner, ainsi qu’avec les autres acteurs concernés, « si et comment financer un nouveau programme de vaccination contre le paludisme dans les pays d’Afrique subsaharienne », dans un communiqué publié après l’annonce de l’OMS.

L’année 2021 a été marquée par plusieurs avancées importantes dans le combat contre le paludisme, une maladie pourtant négligée durant des années par les laboratoires pharmaceutiques et la recherche.

Un vaccin candidat développé par l’université d’Oxford, Matrix-M, a suscité l’espoir en avril, affichant une efficacité jusqu’ici inégalée de 77 % lors d’essais de phase II. Il pourrait être homologué sous deux ans.

En juillet, le laboratoire allemand BioNTech a indiqué vouloir appliquer la technologie prometteuse de l’ARN messager, utilisée pour son vaccin pionnier contre le Covid-19 avec Pfizer, au paludisme en lançant l’an prochain des essais pour un vaccin.

L’OMS espère également que cette dernière recommandation encouragera les scientifiques à développer d’autres vaccins contre le paludisme.

Source : AFP


L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a recommandé la semaine dernière le déploiement massif du premier vaccin antipaludique chez les enfants vivant en Afrique subsaharienne et dans des zones à risques, qui pourrait sauver des dizaines de milliers de vies. Maladie très ancienne, le paludisme se manifeste par de la fièvre, des maux de tête et des douleurs musculaires, puis par des...

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