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Politique - Explosions au port de Beyrouth

Bitar fixe les dates des interrogatoires de Khalil, Zeaïter, Machnouk et Diab

Après avoir été provisoirement dessaisi de l'enquête, le juge a tenu plusieurs réunions et procédé à une relecture du dossier.

Bitar fixe les dates des interrogatoires de Khalil, Zeaïter, Machnouk et Diab

Le port de Beyrouth dévasté après les explosions du 4 août 2020. Photo REUTERS/Mohamed Azakir

Le juge Tarek Bitar, en charge de l'instruction sur la double explosion meurtrière du 4 août 2020 au port de Beyrouth, a repris mardi son travail au palais de Justice après avoir été provisoirement dessaisi de l'enquête et a fixé à la semaine prochaine les interrogatoires de trois députés et anciens ministres poursuivis dans cette affaire, ainsi qu'à la fin du mois celui de l'ancien Premier ministre Hassane Diab. Ces responsables sont poursuivis pour "intention présumée d'homicide, négligence et manquements" et leurs audiences, initialement prévues en ce début du mois, avaient été annulées de facto pendant la suspension de l'enquête, après le dépôt d'un recours lancé par les députés contre le juge Bitar. La déflagration, qui a fait plus de 200 morts et 6.500 blessés, a dévasté des quartiers entiers de la capitale et a été imputée, de l'aveu même des autorités, au stockage sans mesures de précaution depuis 2013 d'énormes quantités de nitrate d'ammonium.

Selon les médias locaux, Tarek Bitar, qui a repris dans la matinée le chemin du palais de Justice de Beyrouth après avoir été officiellement notifié du rejet de la plainte contre lui, a fixé au 12 octobre l'interrogatoire de Ali Hassan Khalil (Amal), au 13 ceux de Ghazi Zeaïter et Nouhad Machnouk, et au 28 celui de Hassane Diab. Ce dernier, sous un mandat d'amener, a quitté le territoire libanais en septembre pour un séjour familial aux États-Unis. Un voyage perçu par de nombreux observateurs comme un prétexte pour ne pas se plier à la décision du juge d’instruction dont l’ex-Premier ministre conteste fermement la compétence, appuyé en cela par les responsables politiques et religieux, notamment dans les milieux sunnites.

L'éditorial de Issa GORAIEB

Le meilleur et le pire

Le timing de ces audiences est très important, les parlementaires poursuivis ne bénéficiant plus, conformément à la Constitution, de leur immunité depuis le vote de confiance au gouvernement (qui a eu lieu le 20 septembre) jusqu'à l'ouverture de la nouvelle session ordinaire de la Chambre, le 19 octobre. Avant de programmer les nouvelles audiences, M. Bitar avait tenu le matin plusieurs réunions relatives à l'enquête et procédé à une relecture du dossier.

La Cour d'appel avait rejeté lundi le recours présenté par les députés Machnouk, Khalil et Zeaïter pour réclamer le dessaisissement de Tarek Bitar. Elle s'était déclarée incompétente et avait ordonné aux plaignants de payer une amende de 800.000 livres libanaises. "Dès à présent, M. Bitar peut reprendre ses investigations et pourrait convoquer dans un proche avenir les trois députés pour interrogatoire", affirme-t-on de source judiciaire.

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L'immunité de Aoun
Plus tôt dans la journée, le député Machnouk, avait une nouvelle fois critiqué l'enquête menée par le juge Bitar et rappelé qu'il avait présenté son recours contre le magistrat parce que, "contrairement aux 44 autres personnes poursuivies dans l'affaire du port, (il) n'a pas été auditionné". M. Machnouk a cependant dénoncé les menaces proférées contre le juge, et appelé à la levée des immunités de tous les responsables, "y compris celle du chef de l’État Michel Aoun".

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Parallèlement, l'avocat général près la Cour de cassation, Imad Kabalan, a estimé dans la matinée qu'aucune suspicion de manquement professionnel ne pouvait être retenue contre le procureur près la Cour de cassation, Ghassan Khoury, qui fait l'objet depuis une semaine d'une convocation devant le juge Bitar.  M. Khoury était mis en cause pour un manquement dont il aurait fait preuve avant l'explosion, après avoir gardé sans suite un rapport faisant état de la présence d’une énorme quantité de nitrate d’ammonium dans le hangar 12 du port, alors qu’il occupait le poste d’avocat général près la Cour de cassation. À l'époque, le parquet de cassation avait ordonné l'obturation d'une brèche constatée dans le mur du hangar numéro 12, sans se prononcer sur le stockage des produits chimiques à l'origine de la déflagration. C'est dans ce cadre qu'il avait fait l'objet d'une convocation envoyée par le juge Bitar, juste avant le dessaisissement de ce dernier.

Le juge Kabalan a en outre entendu les magistrats Jad Maalouf et Carla Chaouah, contre lesquels Tarek Bitar a engagé des poursuites. Ces juges ont réclamé un délai pour pouvoir présenter des rapports écrits concernant les faits qui leur sont reprochés.


Le juge Tarek Bitar, en charge de l'instruction sur la double explosion meurtrière du 4 août 2020 au port de Beyrouth, a repris mardi son travail au palais de Justice après avoir été provisoirement dessaisi de l'enquête et a fixé à la semaine prochaine les interrogatoires de trois députés et anciens ministres poursuivis dans cette affaire, ainsi qu'à la fin du mois celui de l'ancien...

commentaires (5)

JUGE BITAR, A QUAND LA POURSUITE DU PROPRIETAIRE DE FAIT ET UTILISATEUR DU NITRATE ET DE SES COMPLICES, SES ALLIES ET PARAVENTS, ET DE LA TETE QUI AVAIT AVOUE QU,ELLE ETAIT AU COURANT ? OU SONT LES GARDES DE CORPS JOUR ET NUIT POUR LA SECURITE DU JUGE ? QU,ON A MENASE DE PLUSIEURS COTES ET SURTOUT LE PROPRIETAIRE DE FAIT. LES CLIQUES MAFIEUSES AVEC A LEUR TETE LA TRINITE DIABOLIQUE DU MAL NE VEULENT PAS QUE LA VERITE SOIT REVELEE. DEFENDEZ LE JUGE BITAR !

PRET A SOUTENIR L,OLJ SANS L,HUMILIANTE CENSURE.

14 h 58, le 06 octobre 2021

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Commentaires (5)

  • JUGE BITAR, A QUAND LA POURSUITE DU PROPRIETAIRE DE FAIT ET UTILISATEUR DU NITRATE ET DE SES COMPLICES, SES ALLIES ET PARAVENTS, ET DE LA TETE QUI AVAIT AVOUE QU,ELLE ETAIT AU COURANT ? OU SONT LES GARDES DE CORPS JOUR ET NUIT POUR LA SECURITE DU JUGE ? QU,ON A MENASE DE PLUSIEURS COTES ET SURTOUT LE PROPRIETAIRE DE FAIT. LES CLIQUES MAFIEUSES AVEC A LEUR TETE LA TRINITE DIABOLIQUE DU MAL NE VEULENT PAS QUE LA VERITE SOIT REVELEE. DEFENDEZ LE JUGE BITAR !

    PRET A SOUTENIR L,OLJ SANS L,HUMILIANTE CENSURE.

    14 h 58, le 06 octobre 2021

  • ils vont présenter un certificat médical par un médecin véreux, j'espère que ce juge teigneux, est bien protégé, je pense par analogie au juge Falcone qui était en charge du dossier de la mafia sicilienne assassiné ....

    Élie Aoun

    12 h 45, le 06 octobre 2021

  • Les 4 députés et anciens ministres, trouveront toujours une excuse pour ne pas comparaître devant le juge, pour gagner encore du temps.

    Esber

    21 h 03, le 05 octobre 2021

  • Les 3 juges responsables potentiels, doivent être poursuivis, en plus de Imad Kabalan qui essaie de les protéger.

    Esber

    21 h 00, le 05 octobre 2021

  • Plus que jamais, les Libanais en quête de vérité devront faire acte de solidarité avec le juge Bitar, toutes les manifestations de soutien, aussi minimes qu’elles soient, doivent apparaître, il faudrait leur monter à ces voyous qui nous gouvernent, que la vérité triomphera et les coupables seront châtiés. Les roueries utilisées, cette fois, par la caste au pouvoir, ne passeront pas.

    C…

    19 h 16, le 05 octobre 2021

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