Le dernier bastion civilisé du pays n’a plus désormais aucun poids : la justice chez nous n’a plus d’autorité. Aussitôt qu’elle s’approche de certaines personnes, c’est le gang en entier qui s’interpose. La moindre des convocations soulève chez eux un vent de protestation ou simplement un refus silencieux d’obtempérer. Le « groupe » se solidarise aussitôt et fait bloc, preuve que tous, oui TOUS, sont coupables.
Belle solidarité, pour une fois ils sont tous d’accord !
Dur… dur de représenter la justice et la loi dans ce bled où plus rien n’est respecté.
Dans tous les pays civilisés, les représentants du peuple sont pénalisés, poursuivis et jugés à la moindre infraction. La justice est là: efficace, neutre et implacable.
Chez nous, pieds et poings liés, elle est bafouée et attaquée lorsqu’elle a l’audace de s’approcher de nos misérables et coupables « élus » (élus par nous…).
Car qui a installé ces gens-là si confortablement sur leurs sièges ? La faute est partagée alors.
Nous choisissons depuis des lustres, au pif, nos élus, sans nous approfondir davantage sur leur probité, leur compétence, leur moralité et même sur leur programme. Pour la plupart d’entre nous, pauvres naïfs, il suffit qu’ils soient affiliés à un parti politique ou fils ou cousin de… et de nous vomir des discours et des promesses de contes de fées.
Est-ce notre indifférence, notre négligence ou notre naïveté ?
La question et sa réponse sont évidentes malheureusement, NOUS sommes fautifs.
Pour notre salut et notre patrie, il nous faut donc, nous citoyens, prendre de sérieuses décisions à ce sujet:
– 1re décision: remettre en question notre manière d’élire nos « représentants » (devoir de citoyen que nous faisions à l’aveuglette jusque-là).
– 2e décision : ne plus choisir un fils de…, cousin de…, gendre de…, parti de…
– 3e décision : se renseigner sur leur programme et leur probité.
– 4e décision : participer en pleine connaissance de cause !
Peut être est-ce là la dernière arme que nous ayons pour éviter la noyade totale.
Il faudrait juste en prendre conscience.
Si le bastion de la justice est bafoue, que nous restera-t-il alors ?
La jungle sans foi ni loi ! Et nous y sommes…
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