Monsieur le Président,
Il y a quelques mois, vous avez déclaré publiquement : « Que ceux qui ne sont pas contents au Liban quittent ! »
Alors, je voudrais vous dire qu’il y a une dizaine d’années, mon mari, de nationalité libanaise, et moi-même, de nationalité européenne, sommes rentrés au Liban, convaincus de profiter de notre retraite professionnelle.
En effet, après plus de cinquante ans en Europe et aux États-Unis, et une carrière internationale pour mon mari en recherches et enseignements dans les universités les plus prestigieuses, nous espérions trouver un nouveau bonheur au Liban.
Nous avons rempli un énorme container, laissé nos enfants et petits-enfants au pays de mon enfance, et nous nous sommes installés dans le nord du Liban.
De plus, nous avons ramené avec nous toutes les économies d’une vie de travail.
Aujourd’hui, nous n’avons même pas la possibilité de toucher le moindre dollar de notre argent déposé, en toute confiance, dans une banque libanaise !
Vous connaissez la suite...
Je vous demande donc, Monsieur le Président, de m’aider à exécuter votre conseil d’il y a quelques mois, et je m’en irai avec plaisir retrouver les miens avec l’espoir que vous trouveriez une solution pour libérer mes comptes bancaires.
Merci de votre attention.
Les textes publiés dans le cadre de la rubrique « courrier » n’engagent que leurs auteurs et ne reflètent pas nécessairement le point de vue de L’Orient-Le Jour. Merci de limiter vos textes à un millier de mots ou environ 6 000 caractères, espace compris.
Il y a quelques mois, vous avez déclaré publiquement : « Que ceux qui ne sont pas contents au Liban quittent ! »
Alors, je voudrais vous dire qu’il y a une dizaine d’années, mon mari, de nationalité libanaise, et moi-même, de nationalité européenne, sommes rentrés au Liban, convaincus de profiter de notre retraite professionnelle.
En effet, après plus de cinquante ans en Europe et aux États-Unis, et une carrière internationale pour mon mari en recherches et enseignements dans les universités les plus prestigieuses, nous espérions trouver un nouveau bonheur au Liban.
Nous avons rempli un énorme container, laissé nos enfants et petits-enfants au pays de mon enfance, et nous nous sommes installés dans le nord du Liban.
De plus, nous avons ramené avec nous toutes les...

