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Nos lecteurs ont la parole

Appel au « monde libre » du Rassemblement pour le Liban – RPL

Un an depuis l’explosion : la justice perdue.

Un an après l’explosion du siècle à Beyrouth qui a détruit le port et la moitié de la capitale. Le secret entoure toujours le dossier, aucun acte d’accusation ni aucun début d’une quelconque vérité. Les assassins courent toujours et les familles des victimes n’arrivent pas à faire leur deuil.

Le système politique instauré par Taëf est le premier responsable de ce drame historique en cherchant à fausser les pistes, à faire barrage à la justice et à couvrir les vrais coupables.

Nous accusons les parlementaires qui refusent la levée de l’immunité de leurs collègues suspects d’être impliqués dans ce crime. À ce jour, seul le président de la République libanaise le général Michel Aoun s’est mis à la disposition de la justice pour donner son témoignage, levant lui-même son immunité constitutionnelle alors que plusieurs députés cherchent par tous les moyens à esquiver ce sujet. Nous accusons une partie de la presse libanaise à faire diversion et à chercher à diluer les responsabilités pour camoufler la vérité.

Nous accusons les hauts magistrats, nommés par les politiciens, de ne pas soutenir le juge chargé de l’enquête sur l’explosion et, pire, de lui mettre des bâtons dans les roues pour couvrir leurs mentors, et surtout de s’accaparer du système judiciaire pour le mettre au service des politiciens véreux.

Nous accusons la majorité des anciennes milices de la guerre, recyclées en partis politiques actuellement, d’avoir noyauté les mouvements populaires afin de les manipuler et les utiliser dans leurs propres batailles politiques et d’avoir organisé l’État pour servir leurs intérêts.

Le Parlement libanais est dirigé aujourd’hui par une majorité qui semble hétéroclite politiquement mais qui en réalité est soudée par le soutien à la corruption et aux corrompus. Nous accusons cette majorité et ces leaders de chercher à créer un vide gouvernemental et à l’utiliser comme moyen de chantage pour avorter l’audit juricomptable, seule voie possible pour aboutir à préciser les responsabilités dans la dilapidation de l’argent public et la ruine de l’État. Nous accusons cette même majorité d’avoir refusé à ce jour de voter des lois basiques et indispensables pour assainir la vie publique et les comptes de l’État comme le « capital control », « les biens mal acquis », l’obligation de probité des responsables ou des hauts fonctionnaires ; ces textes dorment dans les tiroirs.

Nous accusons cette même majorité d’avoir dénaturé l’initiative française, seule planche de salut pour le Liban, en imposant des figures empêtrées dans la corruption, en refusant l’échange de ministères et surtout en bloquant la voie vers l’audit juricomptable.

Nous demandons au monde libre, la France en tête, de revenir sur les fondements de cette initiative et de soutenir le président de la République libanaise qui fait face, seul, et avec très peu de moyens constitutionnels à toute l’oligarchie corrompue au pouvoir depuis 1990 et qui est prête à détruire le pays et le mettre à feu et à sang plutôt que de perdre ses avantages et ses moyens.

Dr Élie HADDAD

Président du Rassemblement

pour le Liban (RPL)

Les textes publiés dans le cadre de la rubrique « courrier » n’engagent que leurs auteurs et ne reflètent pas nécessairement le point de vue de L’Orient-Le Jour. Merci de limiter vos textes à un millier de mots ou environ 6 000 caractères, espace compris.

Un an depuis l’explosion : la justice perdue.Un an après l’explosion du siècle à Beyrouth qui a détruit le port et la moitié de la capitale. Le secret entoure toujours le dossier, aucun acte d’accusation ni aucun début d’une quelconque vérité. Les assassins courent toujours et les familles des victimes n’arrivent pas à faire leur deuil.Le système politique instauré par Taëf est le premier responsable de ce drame historique en cherchant à fausser les pistes, à faire barrage à la justice et à couvrir les vrais coupables.Nous accusons les parlementaires qui refusent la levée de l’immunité de leurs collègues suspects d’être impliqués dans ce crime. À ce jour, seul le président de la République libanaise le général Michel Aoun s’est mis à la disposition de la justice pour donner son témoignage,...
commentaires (1)

le probleme du monde libre est tout simplement qu'il n'arrive pas a se decider qui aider, quel Liban, quels Libanais, ceux infeodes a khamenai, ? ceux a aoun et son tout pti gendre ? ceux ouverts au monde ? ceux a qui ils ont inculque la culture de la mort, hypocritement appelee culte du martyre ? IMPOSSIBLE a decider pour le monde libre.

Gaby SIOUFI

10 h 42, le 09 août 2021

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Commentaires (1)

  • le probleme du monde libre est tout simplement qu'il n'arrive pas a se decider qui aider, quel Liban, quels Libanais, ceux infeodes a khamenai, ? ceux a aoun et son tout pti gendre ? ceux ouverts au monde ? ceux a qui ils ont inculque la culture de la mort, hypocritement appelee culte du martyre ? IMPOSSIBLE a decider pour le monde libre.

    Gaby SIOUFI

    10 h 42, le 09 août 2021

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