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Campus - BOURSES

Deux étudiantes libanaises en journalisme en stage à l’AFP

La bourse francophone AFP MENA, lancée avec le concours et l’appui logistique et financier de l’Agence universitaire de la francophonie (AUF) au Moyen-Orient, favorise le passage des étudiants libanais en journalisme à la vie active.

Deux étudiantes libanaises en journalisme en stage à l’AFP

Les candidats ont passé les épreuves écrites du concours de l’AFP au campus connecté AUF-Mesri de Beyrouth. Photo AUF

Deux étudiantes libanaises en journalisme ont récemment vu leur talent récompensé : elles sont les heureuses lauréates de la 1re édition de la bourse AFP MENA. Une belle opportunité pour ces journalistes en herbe qui vont effectuer un stage de découverte au sein de la rédaction de la prestigieuse agence de presse durant deux mois. Nessrine Ali Ahmad, de l’Université Saint-Joseph (USJ) de Beyrouth, rejoindra bientôt le desk francophone Moyen-Orient et Afrique du Nord de l’Agence France-Presse (AFP) à Nicosie, à Chypre, tandis que Christy-Belle Geha, de l’Université libanaise (UL), intégrera le siège de l’AFP à Beyrouth. Née d’un « besoin », comme le précise Guillaume Klein, rédacteur en chef adjoint de l’AFP pour le Moyen-Orient et l'Afrique du Nord à Nicosie, cette bourse francophone, lancée avec le concours et l’appui logistique et financier de l’Agence universitaire de la francophonie (AUF) au Moyen-Orient, permet de faire d’une pierre deux coups. D’une part, elle aidera l’AFP à repérer les futurs talents journalistiques, renforcer ses capacités de détection des compétences locales et accroître sa visibilité. D’autre part, elle contribuera à favoriser le passage des étudiants en journalisme à la vie active. En effet, le stage proposé permettra aux bénéficiaires d’évoluer au sein d’une équipe multiculturelle, de côtoyer des personnes venant d’horizons différents et de se faire éventuellement un nom. Il constituera surtout une sorte de porte d’entrée dans le monde de l’emploi.

Joëlle Riachi. Photo Michel Sayegh

Riche et complexe à la fois, la région du Moyen-Orient constitue, d’après M. Klein, un « vivier » pour l’agence en quête de journalistes de qualité en mesure de satisfaire des « audiences » et des « clients » de plus en plus informés et exigeants. Ces derniers doivent être donc « rigoureux, précis, rapides, dynamiques, polyglottes, maîtrisant le français, l’arabe et l’anglais, capables de traduire avec précision et familiers avec les problématiques propres à cette partie du monde ». Un profil qui, selon ses termes, correspond grandement à l’ADN libanais.

Voué à monter en puissance, à se développer et s’étendre aux autres pays de la région, comme l’explique Guillaume Klein, ce projet représente un débouché pour les étudiants libanais, voire une opportunité de carrière, mais il répond également à une politique plus générale de l’AFP en matière de responsabilité sociale d’entreprise et d’actions en faveur d’une plus grande diversité au sein de ses rédactions.

Guillaume Klein. Photo Mario Goldman

Travaillant pour améliorer l’employabilité des jeunes diplômés et favoriser leur insertion professionnelle, l’AUF cherche, de par sa mission, à créer des « ponts » entre les établissements d’enseignement supérieur et le monde socioprofessionnel, précise, quant à elle, Joëlle Riachi, chargée de communication à la Direction régionale de l’AUF à Beyrouth. C’est donc dans cette optique que s’inscrit ce partenariat qui fonctionne en mode gagnant-gagnant, et dont l’objectif premier consiste à instaurer une passerelle entre les filières de journalisme et de communication au sein des universités libanaises membres de l’AUF et l’AFP. « L’insertion professionnelle représente un enjeu stratégique majeur des universités, mais elle est également une nécessité pour les entreprises ayant besoin d’un recrutement de qualité », indique-t-elle, rappelant au passage que l’AUF a mis en place plusieurs dispositifs destinés à consolider le dialogue et la liaison universités-entreprises en encourageant la mobilité, mais aussi le stage, sésame indispensable pour dénicher un emploi.

Avec pour souci de rester « inclusive » autant que possible, l’AUF s’est donc chargée d’établir les liens avec les filières de journalisme au sein des universités libanaises. Et c’est ainsi que le concours a vu une dizaine de postulants en provenance de trois établissements, l’Université libanaise (UL), l’Université Saint-Joseph de Beyrouth (USJ) et l’Université Saint-Esprit de Kaslik (USEK), s’affronter lors d’épreuves écrites avant de passer un oral de motivation. En raison de la pandémie, l’entretien oral s’est déroulé en ligne depuis Chypre. Toutefois, les épreuves écrites se sont déroulées dans des conditions optimales sur le campus connecté AUF soutenu par le ministère français de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation (Mesri), au Beirut Digital District à Beyrouth. Cinq exercices ont permis au jury de déceler les qualités rédactionnelles, la rigueur, la précision et la capacité de traduire l’info chez les candidats. Ces derniers, rappelons-le, avaient auparavant suivi une formation au sein de leurs propres universités sur les techniques de rédaction des dépêches. Des quatre finalistes, les deux jeunes étudiantes ont été sélectionnées pour rejoindre le temps d’un été cette imposante machine qu’est l’AFP. Une expérience enrichissante qui devrait compter à coup sûr pour leur avenir.




Deux étudiantes libanaises en journalisme ont récemment vu leur talent récompensé : elles sont les heureuses lauréates de la 1re édition de la bourse AFP MENA. Une belle opportunité pour ces journalistes en herbe qui vont effectuer un stage de découverte au sein de la rédaction de la prestigieuse agence de presse durant deux mois. Nessrine Ali Ahmad, de l’Université Saint-Joseph...

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