Rechercher
Rechercher

Politique - Parlement

Les FL se retirent de la séance plénière : « Nous sommes à la Chambre pour assurer l’intérêt des gens »

Le parti de Samir Geagea s’oppose au financement de la carte d’approvisionnement en puisant dans les réserves de la BDL. 

Les FL se retirent de la séance plénière : « Nous sommes à la Chambre pour assurer l’intérêt des gens »

Georges Adwan. Photo ANI

C’est pour exprimer leur opposition au financement de la carte d’approvisionnement en puisant dans les réserves de la Banque centrale (voir par ailleurs) que les députés des Forces libanaises se sont retirés de la séance parlementaire tenue hier à l’Unesco. La décision est intervenue après un échange verbal entre le chef du législatif, Nabih Berry, et Georges Adwan, vice-président des FL et député du Chouf.

Prenant la parole au début de la séance, M. Adwan s’en est pris au Premier ministre désigné, Saad Hariri, avec qui Meerab entretient des rapports en dents de scie, ainsi qu’au chef du gouvernement sortant, Hassane Diab, à qui les FL s’opposent. « Le cabinet sortant n’assume pas ses responsabilités et le Premier ministre désigné est en voyage depuis sept mois (il a été nommé pour former l’équipe ministérielle il y a un peu plus de huit mois, NDLR), alors que les Libanais meurent devant les stations-service en attendant que (Saad Hariri) se réunisse avec le président de la République », a-t-il déploré. « On vole depuis un an et demi l’argent des déposants sans être capables de voter une loi » pour réglementer le contrôle des capitaux, a-t-il également regretté. Clairement agacé par les propos du député FL, le président Berry a déploré que « certains se comportent comme si le pays n’était pas un État confessionnel ». Il s’est dit prêt à convoquer une séance de débat général. « Mais vous ne pouvez pas m’imposer la date de la tenue d’une telle séance », a-t-il lancé à M. Adwan. « Aujourd’hui, le Parlement remplit ses obligations législatives et adopte des lois qui sont plus que nécessaires, surtout en ce qui concerne la lutte contre la corruption et la carte d’approvisionnement », a-t-il ajouté. Il a espéré que, d’ici à ce que le cabinet soit formé « à n’importe quel prix », les députés auront pu adopter les lois nécessaires pour attirer « le soutien de la communauté internationale ».

Lire aussi

Le Parlement accouche enfin d’une loi sur la carte d’approvisionnement

Cette réponse a poussé les députés du bloc parlementaire de la République forte à se retirer de la séance. M. Adwan a aussitôt tenu un point de presse pour expliquer les motifs de cette démarche. « Nous sommes à la Chambre pour assurer l’intérêt des gens. Celui qui s’attend à ce que nous restions les bras croisés et couvrions ce qui se passe ne connaît pas les FL », a-t-il tonné. « Ce système inclut un chef de gouvernement démissionnaire qui ne fait aucun effort pour réduire la souffrance des gens, et un Premier ministre désigné qui ne se réunit pas avec le président de la République », a-t-il ajouté dans une nouvelle pique au chef du courant du Futur.

« Opposants à 1 000 % »

Les propos de Georges Adwan représentent, pour plusieurs observateurs, une nouvelle tentative des FL de s’affirmer comme un parti hostile au pouvoir en place, alors que ce parti avait pavé la voie de Baabda à Michel Aoun. D’autant que l’adoption de la carte d’approvisionnement à destination de familles défavorisées intervient quelques mois avant les législatives prévues en mai 2022.

Sauf que les prises de position des FL en ce qui concerne Saad Hariri et la formation du cabinet sont finalement quelque peu similaires à celles des aounistes, qui imputent au Premier ministre désigné la responsabilité de l’impasse actuelle. À sa sortie de la séance matinale, Gebran Bassil a d’ailleurs de nouveau taclé M. Hariri. « Une chose est certaine : nous ne pouvons pas continuer comme ça », a écrit le leader du CPL. « Le Premier ministre désigné doit se décider, soit il veut former un cabinet, soit il se récuse », a-t-il ajouté.

Cette convergence, sur certains points du moins, entre les FL et le CPL, principal parti au pouvoir, pourrait susciter des interrogations quant au positionnement politique du parti de Samir Geagea qui se veut fer de lance de l’opposition au mandat.

Interrogé par L’Orient-Le Jour sur ce point, Georges Adwan rejette ces accusations. « Nous sommes un parti d’opposition à 1 000 %, et nous menons notre bataille à la Chambre, d’où notre détermination à ne pas en démissionner », explique-t-il. « Nous mettons le chef de l’État, le Premier ministre désigné et le chef du gouvernement sortant sur un pied d’égalité, dans la mesure où ils n’accomplissent pas leur devoir, alors que les dépôts des épargnants sont en trains d’être volés », ajoute le numéro deux des FL, précisant que cela n’est pas dirigé contre la personne de Saad Hariri. « Nous nous sommes opposés à ce que M. Hariri fasse partie d’une classe politique contrôlée par le Hezbollah et le CPL », rappelle-t-il, avant de réitérer l’appel du parti à la tenue de législatives, une « solution » pour laquelle plaident les FL.

Michel Tarazi, élu membre du Conseil constitutionnel
Réunie en séance plénière, la Chambre a élu hier le juge Michel Tarazi, comme membre du Conseil constitutionnel (CC). Il a obtenu 52 voix face à son adversaire l’ancien ministre de la Justice Albert Serhane qui a recueilli 37 voix. Trois députés ont voté blanc.
Depuis le mois de mai, le Conseil constitutionnel ne se réunissait plus, faute de quorum, après le décès de trois de ses dix membres. Avec cette élection, faite par le dépôt d’un bulletin dans une urne et non à main levée, le quorum est rétabli, avec huit membres sur les dix. Michel Tarazi sera membre pour la période restante du mandat du CC qui s’étend jusqu’en août 2022. Les deux autres membres doivent être nommés par le cabinet. Le gouvernement sortant de Hassane Diab n’a toutefois pas les prérogatives de se réunir pour une telle nomination.
Le député Oussama Saad, chef de l’Organisation populaire nassérienne, s’était opposé à cette élection, arguant qu’il n’avait pas été informé du vote et du mode de scrutin observé. Ce à quoi le président de la Chambre, Nabih Berry, avait répondu que l’élection avait été annoncée au préalable et était attendue pour permettre au CC de reprendre ses réunions. Il a également rappelé que sur les trois sièges vacants, un magistrat de confession grecque-orthodoxe devait être élu par le législatif « pour remplacer feu le juge Antoine Bridi ».

C’est pour exprimer leur opposition au financement de la carte d’approvisionnement en puisant dans les réserves de la Banque centrale (voir par ailleurs) que les députés des Forces libanaises se sont retirés de la séance parlementaire tenue hier à l’Unesco. La décision est intervenue après un échange verbal entre le chef du législatif, Nabih Berry, et Georges Adwan,...

commentaires (5)

Ils veulent ramener Hariri et le re utiliser comme couverture de leurs agissements ! Ce temps est fini et l’option définitive de Hariri est claire :18ministres technocrates un point c’est tout sinon c’est retour à la case départ car Saad plus personne ne le roulera dans la farine!Si ces gens qui crient peuvent être reçu à l’étranger ils ‘ont qu’à essayer d’y aller et de faire la promotion du Liban car c’est ce que fait ce monsieur n’en déplaise à ses détracteurs et relisez l’histoire Hariri n’a dirigé le Liban que deux fois deux ans et on ne lui a jamais laissé le pouvoir de décider quoique ce soit !

PHENICIA

08 h 09, le 02 juillet 2021

Tous les commentaires

Commentaires (5)

  • Ils veulent ramener Hariri et le re utiliser comme couverture de leurs agissements ! Ce temps est fini et l’option définitive de Hariri est claire :18ministres technocrates un point c’est tout sinon c’est retour à la case départ car Saad plus personne ne le roulera dans la farine!Si ces gens qui crient peuvent être reçu à l’étranger ils ‘ont qu’à essayer d’y aller et de faire la promotion du Liban car c’est ce que fait ce monsieur n’en déplaise à ses détracteurs et relisez l’histoire Hariri n’a dirigé le Liban que deux fois deux ans et on ne lui a jamais laissé le pouvoir de décider quoique ce soit !

    PHENICIA

    08 h 09, le 02 juillet 2021

  • Il a raison…

    Eleni Caridopoulou

    20 h 41, le 01 juillet 2021

  • Je vous l’avais dit … il n’y a que les FL qui pourront nous sortir de cette merde !!!

    Bery tus

    14 h 30, le 01 juillet 2021

  • LA COMÉDIE DES ÉLECTIONS/RÉCONCILIATIONS A FAIT UN BON DÉPART SAMEDI PASSE AVEC LA RÉCONCILIATION INTER-DRUZE. LISEZ ENTRE LES LIGNES LA INTER- MARONITE SE PRÉPARE. ENTRE TEMPS LES COMÉDIENS D’HIER SE RETIRENT : PAS UN MOT A PROPOS DE L’ESSENCE / L’ÉLECTRICITÉ ! ONT-ILS UNE QUELCONQUE PROPOSITION AUTRE QUE CRITIQUER ?? POURTANT, LE HEZB. NE FAIT QUE CELA …

    aliosha

    12 h 43, le 01 juillet 2021

  • Et il y en a qui pensent toujours que les FL sont au Courant du Futur ce qu’est le CPL au Hezbollah.. Pendant que le dhimmi orange s’écrase devant Nasrallah le résistant du cèdre dit ses quatre vérités à Hariri. Et il est en train de lui dire poliment mais sans dissimulation qu’il n’est que le dhimmi bleu du dhimmi orange asservi au maître jaune.

    Citoyen libanais

    07 h 53, le 01 juillet 2021

Retour en haut