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Société - France-Liban

L’Institut Charles de Gaulle reprend ses activités à Beyrouth

Fondé en 2018, cet institut rattaché à l’École supérieure des affaires (ESA) s’emploie à entretenir la mémoire de l’homme du 18 Juin et à le faire (re)découvrir au grand public.

L’Institut Charles de Gaulle reprend ses activités à Beyrouth

Lors de la signature de la convention pour la création de l’Institut Charles de Gaulle-Liban, le 27 février 2018 à l’École supérieure des affaires (ESA). Photo DR

L’Institut Charles de Gaulle-Liban a annoncé la préparation d’un webinaire qui sera organisé dans les prochaines semaines en coopération avec l’Institut français des relations internationales (IFRI). Il s’agit du premier événement organisé par l’institut depuis plusieurs mois, après un arrêt forcé dû à la pandémie de Covid-19. Fondé en 2018, cet institut rattaché à l’École supérieure des affaires (ESA) à Beyrouth s’emploie à entretenir la mémoire de l’homme du 18 Juin et à le faire découvrir au grand public, ainsi qu’aux écoliers et étudiants francophones du Liban. « Nous continuons à faire vivre la structure à travers des conférences organisées entre la Fondation Charles de Gaulle à Paris et l’ESA. Nous nous sommes récemment réunis avec l’ESA pour discuter des programmes à venir. Un webinaire en collaboration avec l’IFRI sera très bientôt organisé », indique à L’Orient-Le Jour Christian Besse, président de l’Association pour la sauvegarde du patrimoine de Charles de Gaulle au Liban qui gère l’institut aux côtés de l’ESA.

Pour mémoire

Le premier Institut Charles de Gaulle hors de France s’implante au cœur de Beyrouth

L’Institut Charles de Gaulle-Liban aurait dû bénéficier d’un bâtiment flambant neuf dont la construction était prévue au sein du campus de l’ESA. Le choix du lieu ne s’était pas fait au hasard puisque le commandant de Gaulle, affecté à l’état-major des troupes du Levant à Beyrouth entre 1929 et 1932, se rendait régulièrement sur ce site qui était à l’époque l’hôpital militaire Maurice Rottier. Sauf que la crise économique que traverse le Liban et les confinements successifs ont mis en suspens ce projet dont le coût était estimé entre 3 et 5 millions de dollars.

Documenter la présence du général au Liban

L’Institut Charles de Gaulle-Liban est la première structure du genre hors de France. Un des objectifs de sa création est d’établir une sorte de musée dédié à la mémoire du célèbre général, héros de la Libération et président de la République française de 1958 à 1969. « Notre but est de documenter la présence du général de Gaulle dans cette région du monde. Nous avons notamment des photos et des témoignages de personnes qui l’ont fréquenté quand il était au Liban », indique Christian Besse. Il rappelle que le général résidait à l’époque dans le quartier de Caracol el-Druze, à Beyrouth. « Cet institut est également destiné à recevoir les élèves des écoles libanaises qui passent le bac français, le général de Gaulle faisant partie des personnages abordés dans le programme d’histoire. Le but est d’apprendre aux bacheliers qui est de Gaulle et quel rôle il a joué dans l’histoire de France », dit encore Christian Besse. « Aux niveaux professionnel et universitaire, nos rencontres s’adressent en grande partie aux étudiants qui suivent le programme de MBA de l’ESA, avec des apports sur la présence de la France au Moyen-Orient et les liens historiques entre les deux pays », poursuit-il. « Les Libanais qui partagent les valeurs du général de Gaulle sont de plus en plus nombreux, estime pour sa part Georges Nour, vice-président de l’Association pour la sauvegarde du patrimoine de Charles de Gaulle au Liban. Cet homme était un visionnaire et il portait beaucoup d’amour au Liban. Nous pensons à lui, surtout avec tout ce qui se passe dans le pays aujourd’hui. » Christian Besse explique, pour sa part, la fascination que certains Libanais continuent d’avoir pour le général de Gaulle par le fait qu’« il incarnait un des exemples de la bonne gouvernance et qu’il privilégiait l’intérêt général sur son intérêt particulier ».


L’Institut Charles de Gaulle-Liban a annoncé la préparation d’un webinaire qui sera organisé dans les prochaines semaines en coopération avec l’Institut français des relations internationales (IFRI). Il s’agit du premier événement organisé par l’institut depuis plusieurs mois, après un arrêt forcé dû à la pandémie de Covid-19. Fondé en 2018, cet institut rattaché à...

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