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Économie - Audit juricomptable

La BDL et les Finances disent avoir envoyé les informations demandées par Alvarez & Marsal

La BDL et les Finances disent avoir envoyé les informations demandées par Alvarez & Marsal

Le dossier de l’audit juricomptable des comptes de la Banque du Liban cristallise toujours les tensions politiques. Photo João Sousa.

La Banque du Liban (BDL) puis le ministère des Finances ont tous deux affirmé hier avoir transmis les informations demandées par le cabinet Alvarez & Marsal, mandaté en septembre dernier par l’État libanais pour effectuer le volet juricomptable des comptes de la Banque centrale – opération visant à tracer les origines des transactions pour trouver et prouver l’existence d’éventuelles fraudes. Cet audit a été érigé comme préalable au déblocage de toute aide financière par les partenaires internationaux du Liban, qui traverse une terrible crise depuis près de deux ans.

Première à s’exprimer sur le sujet à travers son service de presse, la BDL a affirmé avoir remis les informations en question au commissaire du gouvernement affecté au sein de l’institution après les avoir actualisées, à charge pour ce dernier de les remettre au ministère des Finances. Plus tard dans l’après-midi, le ministère a, lui, indiqué dans un communiqué qu’il avait bien reçu et transmis les informations envoyées par la BDL à Alvarez & Marsal.

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Dans son communiqué, la Banque centrale a récapitulé plusieurs étapes-clés du processus depuis octobre dernier, au cours duquel elle avait refusé de fournir les informations demandées par Alvarez & Marsal en invoquant la loi sur le secret bancaire, ce qui avait poussé le cabinet à jeter l’éponge. Un argument dont la crédibilité est contestée, notamment par le ministère de la Justice, mais qui a tout de même encouragé les parlementaires à faire passer une loi levant le secret bancaire sur tous les comptes de la BDL et des autres institutions publiques pendant un an. Un texte jugé inutile par ses détracteurs qui soulignent que les comptes des entités publiques ne sont par essence pas couverts par le secret bancaire.

Sur le plan politique, le dossier cristallise les tensions entre le Courant patriotique libre du président de la République, Michel Aoun, d’un côté, le gouverneur de la BDL, Riad Salamé, et le président du Parlement, Nabih Berry, de l’autre. Ainsi, mercredi, Michel Aoun avait violemment attaqué le gouverneur de la BDL lors d’un discours, l’accusant de bloquer l’audit juricomptable sans lequel le Liban n’aurait pas accès à l’aide internationale. De timides manifestations de soutien aux positions de Baabda ont été organisées plus tard dans la soirée.

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Toujours est-il que le ministère des Finances a finalement relancé le cabinet pour le convaincre de remettre le pied à l’étrier. Plus tôt dans la semaine, des représentants du ministère en question, de la BDL, du cabinet d’audit ainsi que le commissaire du gouvernement près la Banque centrale s’étaient réunis en visioconférence pour relancer le processus de l’audit juricomptable – dont dépend également la bonne exécution de la dimension purement comptable de l’audit, confiée aux cabinets internationaux KPMG et Oliver Wyman en septembre. La BDL s’était alors engagée à transmettre l’essentiel des documents d’ici à la fin du mois. Les yeux sont désormais braqués sur Alvarez & Marsal, qui devra déterminer si les documents envoyés par la BDL sont suffisants pour lui permettre d’entamer sa mission ou si l’ensemble du processus ne sera finalement pas délibérément mis en échec, comme certains observateurs le craignent.


La Banque du Liban (BDL) puis le ministère des Finances ont tous deux affirmé hier avoir transmis les informations demandées par le cabinet Alvarez & Marsal, mandaté en septembre dernier par l’État libanais pour effectuer le volet juricomptable des comptes de la Banque centrale – opération visant à tracer les origines des transactions pour trouver et prouver l’existence...

commentaires (1)

MAINTENANT C,EST AU TOUR DE AOUN ET DU GENDRE D,ENVOYER LE PREMIER LES DOCUMENTS SUR LES 80+ MILLIONS DE DOLLARS ( DANS SA PIJAMA ?) QUI ONT FUI AVEC LUI EN FRANCE, ET LE SECOND TOUS LES DOCUMENTS ET JUSTIFICATIFS DES 48 MILLIARDS DE DOLLARS DEFICIT DE L,EDL DONT IL FUT AVEC SON CPL MINISTRES POUR PRESQUE 11 ANS... ET, LES DOCUMENTS POUR LE SCANDALE DU SIECLE DES BARGES TURQUES, SON ACHEVEMENT. - JE REPETE QUE CES MONTANTS FONT LA MOITIE DE LA DETTE DU LIBAN ET QUE SANS EUX NI LA BDL NI LES BANQUES NI TOUT LE PAYS ET DEPOTS ECONOMIES D,UNE VIE DU PEUPLE LIBANAIS NE SERAIENT AQUJOURD,HUI DANS LES TREFONDS DE L,ENFER. QUE LES INTERNATIONAUX EN PRENNENT NOTE POUR SAVOIR QUI SONT LES GRANDS RESPONSABLES DES DEBOIRES DE CE PAYS.

L'EXPRESSION DE LA LIBRE ANALYSE

13 h 58, le 10 avril 2021

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Commentaires (1)

  • MAINTENANT C,EST AU TOUR DE AOUN ET DU GENDRE D,ENVOYER LE PREMIER LES DOCUMENTS SUR LES 80+ MILLIONS DE DOLLARS ( DANS SA PIJAMA ?) QUI ONT FUI AVEC LUI EN FRANCE, ET LE SECOND TOUS LES DOCUMENTS ET JUSTIFICATIFS DES 48 MILLIARDS DE DOLLARS DEFICIT DE L,EDL DONT IL FUT AVEC SON CPL MINISTRES POUR PRESQUE 11 ANS... ET, LES DOCUMENTS POUR LE SCANDALE DU SIECLE DES BARGES TURQUES, SON ACHEVEMENT. - JE REPETE QUE CES MONTANTS FONT LA MOITIE DE LA DETTE DU LIBAN ET QUE SANS EUX NI LA BDL NI LES BANQUES NI TOUT LE PAYS ET DEPOTS ECONOMIES D,UNE VIE DU PEUPLE LIBANAIS NE SERAIENT AQUJOURD,HUI DANS LES TREFONDS DE L,ENFER. QUE LES INTERNATIONAUX EN PRENNENT NOTE POUR SAVOIR QUI SONT LES GRANDS RESPONSABLES DES DEBOIRES DE CE PAYS.

    L'EXPRESSION DE LA LIBRE ANALYSE

    13 h 58, le 10 avril 2021

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