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Économie - Électricité

Wazni débloque les fonds nécessaires pour décharger les cargaisons de fuel

Wazni débloque les fonds nécessaires pour décharger les cargaisons de fuel

Le rationnement national en électricité de ces derniers jours a forcé les citoyens qui en possèdent à accroître l’usage de leurs générateurs, dont le prix du kWh a encore haussé en février. Siège d’Électricité du Liban à Beyrouth/Photo João Sousa.

Le ministre sortant des Finances, Ghazi Wazni, a affirmé hier avoir signé « l’ouverture de l’ensemble des crédits nécessaires à Électricité du Liban (EDL) » pour le déchargement de la cargaison de fuel de deux navires mouillant dans les eaux libanaises, alors qu’un rationnement accru est en cours ces derniers jours. Il a ajouté « ne disposer d’aucun impayé ».

Jeudi, EDL avait affirmé que « deux tankers contenant du fuel de grade A et B » se trouvaient dans les eaux territoriales du pays, sans que leurs cargaisons ne soient déchargées, faute de crédits. En conséquence, les heures de rationnement dans toutes les régions du pays, y compris la capitale, ont drastiquement augmenté, a expliqué le fournisseur, forçant les citoyens qui en possèdent à accroître l’usage de leurs générateurs, dont le prix du kWh a encore augmenté ce mois (voir ci-après).

Récemment, le ministre sortant de l’Énergie et de l’Eau, Raymond Ghajar, avait déclaré que son ministère ne serait plus en mesure de payer le carburant consommé par les centrales du fournisseur public à la fin du mois prochain si des financements supplémentaires n’étaient pas trouvés.

En temps normal, si EDL ne produisait déjà pas suffisamment d’électricité pour satisfaire la demande, l’établissement public a dû baisser sa production de près de 20 % en 2020 pour des raisons financières. Le pays a en outre perdu un de ses fournisseurs de carburant, l’algérien Sonatrach, qui n’a pas renouvelé son contrat arrivé à terme fin 2020, à la suite d’un scandale de fuel défectueux, tandis que son autre fournisseur, le koweïtien KPC, n’a été prolongé que pour trois mois, selon des informations relayées à L’Orient-Le Jour.

En l’absence de solution pérenne pour s’approvisionner en carburant, le Liban a récemment annoncé un accord avec l’Irak qui devrait couvrir le quart des besoins d’EDL, mais les caractéristiques du fuel irakien ne correspondent pas aux spécifications des centrales libanaises, selon plusieurs experts interrogés par Le Commerce du Levant. La Direction des adjudications (DDA) a, elle, publié jeudi trois appels d’offres pour l’importation de fuel oil de grade A et B et de gasoil pour EDL afin d’approvisionner les centrales électriques du pays, un dossier qui avait fait ces derniers mois l’objet d’un bras de fer entre la DDA et la direction générale du pétrole, qui relève du ministère de l’Énergie. Les échéances ont été respectivement fixées aux 19, 20 et 21 avril. 

Le prix du kWh continue  de grimper en février

Le ministère de l’Énergie et de l’Eau a fixé en février le prix du kilowatt/heure (kWh) à 730 livres libanaises (soit 0,48 dollar américain, suivant le taux de change officiel de 1 507,5 livres le dollar), calculé à la fin de chaque mois. En janvier, le prix était de 687 livres le kWh. Ce tarif se base sur le prix du mazout évalué à 20 961 livres (13,9 dollars) les 20 litres en février.
S’ajoute à ce prix, qui est multiplié par la consommation mesurée sur les compteurs individuels des usagers devenus obligatoires depuis le 1er octobre 2018, un forfait variant en fonction de l’intensité maximale délivrée en ampères (A). Ainsi, pour une intensité maximale de 5, 10 ou 15 A, le consommateur s’acquittera respectivement de 20 000, 30 000 ou 40 000 livres, soit le même prix que le mois précédent. Un supplément de 5 000 livres est appliqué pour chaque tranche supplémentaire de 5 A. Une majoration de 10 % peut être appliquée dans les zones peu urbanisées. 

Le ministre sortant des Finances, Ghazi Wazni, a affirmé hier avoir signé « l’ouverture de l’ensemble des crédits nécessaires à Électricité du Liban (EDL) » pour le déchargement de la cargaison de fuel de deux navires mouillant dans les eaux libanaises, alors qu’un rationnement accru est en cours ces derniers jours. Il a ajouté « ne disposer d’aucun...

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