Un pays imparfait
Comme un refrain
Mal fini
Mal commencé
Avec des syntaxes trop ajustées
Des rimes un tantinet trop pédantes
Trop sophistiquées
Et un avenir bouché.
Un pays comme le mien
à la marge des autres pays.
Un pays à nul autre pareil que je vénère et sanctifie.
Pour lequel je me suis tant battue et ai noirci des tonnes de papier.
Un pays que j’ai tant rêvé.
Un pays qui a pris ma jeunesse, qui s’est approprié mon âme et pour lequel je me suis exilée.
Un pays dont je n’arrive pas à sonner le glas.
Et pour lequel je continue à verser des torrents de larmes.
S’il vous plaît rendez-moi mon pays.
Ce pays imparfait d’insouciance, de fête, de tolérance et d’obscénité
Ce pays qui s’est retrouvé par un hasard des dieux dans cet Orient maléfique qui ne conjugue ni l’absolution ni la pitié.
Sabine FARRA
Avocate, journaliste et poète
Les textes publiés dans le cadre de la rubrique « courrier » n’engagent que leurs auteurs et ne reflètent pas nécessairement le point de vue de L’Orient-Le Jour. Merci de limiter vos textes à un millier de mots ou environ 6 000 caractères, espace compris.

