Rechercher
Rechercher

Pandémie

Commerces fermés et routes quasiment désertes au premier jour du confinement total

Plusieurs violations du bouclage renforcé ont été signalées.

Commerces fermés et routes quasiment désertes au premier jour du confinement total

L'autoroute menant vers le port de Beyrouth, désertée le 14 janvier 2021 au premier jour du renforcement du confinement. Photo REUTERS/Mohamed Azakir

Au premier jour d'un confinement renforcé, alors que la pandémie de coronavirus continue de faire des ravages au Liban, les forces de sécurité se sont largement déployées sur les routes du pays afin de faire respecter les dispositions du confinement, alors que quelques heures seulement après le début du confinement, des habitants bravaient déjà les restrictions dans certains quartiers de la capitale et les banlieues aux rues largement vides. Ce durcissement des mesures sanitaires, qui inclut un couvre-feu 24h/24, est entré en vigueur dans la matinée et sera appliqué jusqu'au 25 janvier au moins, alors que, depuis février dernier, 231.936 cas ont été officiellement déclarés et 1.740 décès enregistrés. Face à l'explosion de nouveaux cas consécutivement aux fêtes de fin d'année, les hôpitaux travaillent depuis des semaines au maximum de leur capacité. Ainsi, 627 lits sont actuellement occupés dans les services de soins intensifs, sur un total de 784.

Selon un compte-rendu établi par l'Agence nationale d'Information (Ani, officielle), le bouclage était relativement respecté dans la majorité des régions et grandes villes du pays. Toutefois, quelques heures seulement après le début du confinement, des habitants bravaient déjà les restrictions dans certains quartiers de la capitale et les banlieues. Des supérettes, épiceries et boulangeries restent ouvertes pour servir les riverains, qui se déplaçaient malgré l'interdiction, rapporte l'AFP. Dans plusieurs régions, notamment sur l'autoroute côtière reliant le Nord à Beyrouth, au niveau de Jal el-Dib, et à Khaldé,  des embouteillages localisés ont été observés, en raison de barrages de police, installés pour vérifier le respect des mesures. 

Lire aussi

Machines à oxygène : le spectre de la pénurie dans un Liban à bout de souffle

A Saïda, les routes étaient presque désertes, rapporte notre correspondant local Mountasser Abdallah. Seules quelques voitures et de rares passants étaient observés dans les rues. Comme dans d'autres villes, des barrages routiers ont été installés pour vérifier les autorisations de sortie des citoyens. Les responsables au sein des camps palestiniens situés en périphérie de la grande ville du Sud ont par ailleurs annoncé que le confinement serait respecté par les réfugiés. A l'entrée du camp de Aïn el-Heloué, l'armée libanaise a installé, au niveau d'un barrage, des panneaux annonçant que les entrées et sorties du camp seraient interdites jusqu'à la fin du bouclage. 

Les mesures étaient également bien respectées à Baalbeck, où toutes les boutiques du souk était fermée, selon notre correspondante Sarah Abdallah. Les habitants de Zahlé et Chtaura semblaient également se conformer aux dispositions mises en place par les autorités.

"Respect du confinement à 94%"

Dans ce contexte, les Forces de sécurité intérieure (FSI), ont annoncé avoir dressé plusieurs procès-verbaux à des automobilistes dans les environs de Ouyoune el-Simane (Mont-Liban). "Nous mettons en garde les citoyens contre le fait de se rendre à la montagne pendant la période de bouclage", ont prévenu les forces de l'ordre.


A Halba, dans le Akkar, les forces de l'ordre ont également verbalisé des personnes, principalement des réfugiés syriens, qui s'étaient rassemblés en nombre devant une banque de la localité afin de retirer des fonds au distributeur automatique. 

Dans un entretien accordé à une chaîne télé, le porte-parole des Forces de sécurité intérieure, le colonel Joseph Mousallem, a affirmé que le taux de respect du confinement total s'élevait à 94%. Il a expliqué que les embouteillages observés sur certaines routes étaient dus aux barrages dressés par les forces de l'ordre.

Les autorités avaient publié, mercredi soir, les modalités à suivre pour bénéficier d'une autorisation de sortie, octroyées pour une quinzaine de cas de figure spécifiques, et dont une preuve doit être présentée en cas de contrôle de police. Sur les réseaux sociaux, plusieurs internautes ont toutefois raillé cette procédure, notamment le fait que l'autorisation est accordée sans aucune vérification des données entrées et des erreurs en ce qui concerne le calcul de la durée de l'autorisation. Réagissant à cela, le colonel Mousallem a prévenu que toute personne qui remplissait des formulaires d'attestation de déplacement avec de fausses informations était passible de poursuites en justice. "Nous sommes à l'affût ", a-t-il insisté.

Les mesures renforcées du confinement prévoient que les Libanais ne peuvent pas sortir de chez eux, même pas pour des courses alimentaires. Les supermarchés sont ouverts pour effectuer des livraisons uniquement et seuls quelques secteurs, notamment le médical et la presse, bénéficient d'exemptions. L'annonce de ces mesures avait provoqué une ruée des habitants vers les magasins d'alimentation, ces trois derniers jours. 


Au premier jour d'un confinement renforcé, alors que la pandémie de coronavirus continue de faire des ravages au Liban, les forces de sécurité se sont largement déployées sur les routes du pays afin de faire respecter les dispositions du confinement, alors que quelques heures seulement après le début du confinement, des habitants bravaient déjà les restrictions dans certains quartiers...

commentaires (2)

les forces de l'ordre ont verbalisé des personnes, principalement des réfugiés syriens, ces pauvres "culs-terreux" comment pourront ils payer ces amendes ? où pourra t on les poursuivre ? Et pendant ce temps, l'"autostrade" est bondée de véhicules portant numéros pairs, impairs et même sans plaque d'immatriculation nonobstant toutes les consignes de sécurité . Petite question à 1000 LL, comment un véhicule à l'arrêt depuis cinq mois, en raison d'une panne mécanique, peut il être verbalisé, courant décembre, à deux reprises en raison d'un stationnement génant ?

c...

15 h 46, le 14 janvier 2021

Tous les commentaires

Commentaires (2)

  • les forces de l'ordre ont verbalisé des personnes, principalement des réfugiés syriens, ces pauvres "culs-terreux" comment pourront ils payer ces amendes ? où pourra t on les poursuivre ? Et pendant ce temps, l'"autostrade" est bondée de véhicules portant numéros pairs, impairs et même sans plaque d'immatriculation nonobstant toutes les consignes de sécurité . Petite question à 1000 LL, comment un véhicule à l'arrêt depuis cinq mois, en raison d'une panne mécanique, peut il être verbalisé, courant décembre, à deux reprises en raison d'un stationnement génant ?

    c...

    15 h 46, le 14 janvier 2021

  • Le plan a de bonnes chances de réussir, pour autant que les personnes indispensables qui seront en activité pendant ces 11 jours passent après à leur tour en confinement pendant 11 jours et que les arrivants de l'étranger restent en quarantaine 11 jours. Bonne chance !

    MGMTR

    14 h 47, le 14 janvier 2021