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Polémique

Annulation de la mise sous scellés d’une école de voile à Batroun

Le président de l’école de voile du Lebanese Yacht Club (LYC) s’est engagé à « retirer les structures qui bloquent la vue du littoral et à s’éloigner de la limite des terrains avoisinants ».

Annulation de la mise sous scellés d’une école de voile à Batroun

Le club de voile à Batroun : on y voit les planches à voile qui ont indisposé certains voisins..., alors que des édifices en béton qui ferment d’autres portions du littoral ne semblent gêner personne. Capture d’écran

L’avocat général près la Cour de cassation, Ghassan Khoury, a décidé d’annuler mardi la mise sous scellés vendredi de l’école de voile du Lebanese Yacht Club (LYC) à Thoum, dans la région de Batroun, qui faisait l’objet d’une plainte pour « occupation illégale d’un bien-fonds public maritime ». L’Orient-Le Jour avait soulevé cette affaire dans son édition du 17 novembre, mettant l’accent sur le tollé provoqué par la fermeture d’une école ouverte à tous.

Dans le cadre de cette affaire, le juge Khoury a entendu le président du club, Rabih Salem. Ce dernier s’est engagé à « retirer les structures qui bloquent la vue du littoral, notamment certaines voiles, et à s’éloigner de la limite des terrains avoisinants » par un recul de trois mètres. Le juge Khoury a également accordé au président du club « un délai pour consulter le ministère des Travaux publics et des Transports ». À la suite de cette audition, la cire rouge apposée a été retirée, mais l’enquête auprès de la police criminelle reste ouverte. Rabih Salem avait présenté la veille un recours pour contester la décision du juge auprès du procureur général près la Cour de cassation, Ghassan Oueidate.

La mise sous scellés avait eu lieu vendredi, à la suite d’une plainte déposée par une société propriétaire du terrain voisin, Azur bleu, pour « occupation illégale d’un bien-fonds public maritime » (voir L’OLJ du 17 novembre). Le LYC se défend d’occuper illégalement quelque terrain que ce soit, assurant détenir un permis d’utilisation du site émanant du ministère des Travaux publics et des Transports. Le club estime en outre que son activité préserve le littoral qui reste accessible au public.

Consacrée à l’apprentissage de la navigation, l’école permet aux enfants de plus de sept ans d’exercer une activité sportive dans un environnement préservé, en contact avec la nature. Renfermant une source d’eau naturelle, le périmètre sur lequel se trouve l’école de voile fait partie du domaine public maritime. Depuis 2015, le LYC s’est vu octroyer une licence d’utilisation délivrée par le ministère des Travaux publics et des Transports à la condition de préserver le caractère écologique du bien-fonds. Le ministère avait justifié cette licence par le fait que l’association est d’utilité publique et à but non lucratif. Celle-ci compte d’ailleurs sur les donations de philanthropes attachés aux causes environnementales et culturelles. Le président du club, Rabih Salem, affirme que le LYC a fait de cette plage un lieu comparable au littoral du sud de la France.

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Le juge Oueidate réagit

Réagissant à cette affaire sans l’évoquer nommément, le procureur général près la Cour de cassation, Ghassan Oueidate, a précisé que « la décision de mise sous scellés intervient après toute violation qui ne peut être régularisée. Les compensations financières payées par les contrevenants sont collectées sur tout le territoire libanais, indépendamment de l’identité de l’auteur des irrégularités ou des personnes lésées ». Le bureau de presse du juge Oueidate critique ensuite « les attaques dont le juge en charge du dossier fait l’objet dans les médias et sur les réseaux sociaux », rappelant que « tout propos insultant à l’égard des juges fera l’objet de poursuites ».


L’avocat général près la Cour de cassation, Ghassan Khoury, a décidé d’annuler mardi la mise sous scellés vendredi de l’école de voile du Lebanese Yacht Club (LYC) à Thoum, dans la région de Batroun, qui faisait l’objet d’une plainte pour « occupation illégale d’un bien-fonds public maritime ». L’Orient-Le Jour avait soulevé cette affaire dans son édition...

commentaires (1)

je me demandais encore avec anxiete si je trouverais quelque nouvelle drole qui égairait ma journee, MAIS je n'en esperais pas autant : """retirer les structures qui bloquent la vue du littoral""" CA C ENORME COMME CONNERIE . comme s'il en reste qq chose a voir encore a travers constructions hideuses et autres complexes balneaires.

gaby sioufi

09 h 47, le 18 novembre 2020

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Commentaires (1)

  • je me demandais encore avec anxiete si je trouverais quelque nouvelle drole qui égairait ma journee, MAIS je n'en esperais pas autant : """retirer les structures qui bloquent la vue du littoral""" CA C ENORME COMME CONNERIE . comme s'il en reste qq chose a voir encore a travers constructions hideuses et autres complexes balneaires.

    gaby sioufi

    09 h 47, le 18 novembre 2020