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Pompeo en tournée auprès des alliés de Washington qui ont salué la victoire de Biden

Pompeo en tournée auprès des alliés de Washington qui ont salué la victoire de Biden

Le secrétaire d'État américain, Mike Pompeo, lors d'un point de presse, le 10 novembre 2020, à Washington. AFP / POOL / Jacquelyn Martin

Le secrétaire d'Etat américain Mike Pompeo, qui a refusé mardi de reconnaître la défaite de Donald Trump, se rendra à partir de ce week-end dans plusieurs pays alliés de Washington en Europe et au Moyen-Orient qui ont eux salué l'élection de Joe Biden.

Mike Pompeo quittera vendredi Washington pour la France, avant d'aller en Turquie, en Géorgie, à Jérusalem et dans trois alliés du Golfe - Arabie saoudite, Emirats arabes unis et Qatar. Parmi les sujets, il a dit lors d'une conférence de presse vouloir évoquer les "efforts historiques" de l'administration Trump "pour favoriser la paix et la coopération à travers le Moyen-Orient". Mais cette tournée risque de se transformer en grand écart diplomatique: la plupart des pays où il est attendu n'ont eux pas attendu longtemps avant de féliciter le candidat démocrate pour sa victoire à la présidentielle du 3 novembre.

A Paris, le président Emmanuel Macron s'est exprimé en ce sens dès l'annonce du résultat, samedi, et il s'est entretenu mardi pour la première fois avec le président élu. Mais il en va de même pour le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu et pour les dirigeants saoudiens. Ainsi que pour le président turc Recep Tayyip Erdogan, qui a certes attendu jusqu'à mardi mais qui a aussi adressé un message à Joe Biden pour l'appeler à un "renforcement" des relations bilatérales -- tout en remerciant Donald Trump de sa "chaleureuse amitié", comme pour tourner la page.

Or Mike Pompeo semble camper sur la même position que le président républicain sortant, qui refuse de reconnaître sa défaite et dénonce, sans fournir de preuves, des "fraudes" massives. Mardi, lors de la même conférence de presse, le secrétaire d'Etat a promis qu'il y aurait bien une "transition en douceur", mais "vers une seconde administration Trump".

Durant son voyage, le ministre des Affaires étrangères se retrouvera aux premières loges des tensions entre la France et la Turquie, deux pays alliés de Washington au sein de l'OTAN. Les crispations liées à des désaccords sur la Syrie, la Libye et la Méditerranée orientale se sont encore intensifiées depuis fin octobre, lorsque le président Erdogan a appelé à boycotter les produits français, accusant Emmanuel Macron d'"islamophobie" pour avoir défendu le droit de caricaturer le prophète Mahomet.

L'administration Trump, qui cultive une réelle proximité avec Ankara malgré les critiques de plus en plus vives dans le camp occidental, s'est gardée de prendre position clairement dans cette dispute. Les Etats-Unis ont pourtant leurs propres contentieux avec la Turquie, à commencer par l'acquisition par les autorités turques du système de missiles russes S-400, censé déclencher des sanctions américaines que Mike Pompeo tarde à imposer.

Le secrétaire d'Etat américain Mike Pompeo, qui a refusé mardi de reconnaître la défaite de Donald Trump, se rendra à partir de ce week-end dans plusieurs pays alliés de Washington en Europe et au Moyen-Orient qui ont eux salué l'élection de Joe Biden.Mike Pompeo quittera vendredi Washington pour la France, avant d'aller en Turquie, en Géorgie, à Jérusalem et dans trois alliés du Golfe - Arabie saoudite, Emirats arabes unis et Qatar. Parmi les sujets, il a dit lors d'une conférence de presse vouloir évoquer les "efforts historiques" de l'administration Trump "pour favoriser la paix et la coopération à travers le Moyen-Orient". Mais cette tournée risque de se transformer en grand écart diplomatique: la plupart des pays où il est attendu n'ont eux pas attendu longtemps avant de féliciter le candidat démocrate pour sa...