Rechercher
Rechercher

Transparence

Audit : la demande d’informations supplémentaires d’Alvarez & Marsal déjà rejetée par la BDL ?

Audit : la demande d’informations supplémentaires d’Alvarez & Marsal déjà rejetée par la BDL ?

L’entrée de la BDL, allégrement taguée, à Hamra. Photo P.H.B.

La Banque du Liban (BDL) a-t-elle déjà adressée une fin de non-recevoir à la demande d’informations supplémentaires envoyée il y a une dizaine de jours par Alvarez & Marsal, un des trois cabinets internationaux mandatés par le gouvernement pour auditer les comptes de la banque centrale ?

C’est ce qu’a affirmé hier une « source gouvernementale » anonyme citée par le Daily Star, qui a précisé que le cabinet avait spécifiquement demandé une centaine de documents afin de réaliser ses travaux d’enquête préliminaire. La source a ajouté que le cabinet était très « contrarié » par la réaction de la BDL et étudiait déjà la possibilité de rompre le contrat le liant avec l’État libanais.

Lire dans Le Commerce du Levant

Que faut-il espérer de l’audit de la Banque centrale ?

Contactée, une source à la BDL a simplement indiqué que la banque avait transmis les documents qui n’étaient pas protégés par la loi sur le secret bancaire en vigueur dans le pays. « Pour les autres, il faut que la loi soit amendée », a-t-elle ajouté. Une source au ministère des Finances qui chapeaute l’opération a, pour sa part, indiqué qu’il n’y a « encore rien de définitif » et que « la BDL a jusqu’au 3 novembre, comme convenu, pour répondre à Alvarez & Marsal ».

L’audit des comptes de la BDL figure en tête de liste des réformes urgentes que le Liban, qui ne cesse depuis un an de s’enfoncer dans une crise multidimensionnelle majeure, doit lancer pour espérer pouvoir compter sur une aide internationale. Alvarez & Marsal a été mandaté en même temps que deux autres cabinet – KPMG et Oliver Wyman – pour mener ce chantier à bien et il est chargé du volet juricomptable (forensic) de l’opération. Plus spécifiquement, Alvarez & Marsal doit examiner les comptes de la BDL et leur évolution depuis 2016, année lors de laquelle ont été lancées les premières opérations d’ingénierie financière de la Banque centrale, des échanges de titres de dette publique entre la BDL et les banques répétées, avec des modalités différentes, pendant plusieurs années.

Lire aussi

Plus de 52 millions USD ont-ils été transférés à l’étranger par des personnes politiquement exposées fin 2019 ?


La possibilité que la BDL se réfugie derrière la loi sur le secret bancaire – dont le président du Parlement Nabih Berry a par ailleurs littéralement saboté la dernière proposition d’amendement, examinée fin mai et finalement vidée de sa substance à la hâte en fin de séance avant d’être votée – revient sur la table depuis des mois. Investi depuis le 1er septembre dernier en même temps que les deux autres sociétés, Alvarez & Marsal avait rapidement adressé une première demande d’informations à laquelle la BDL a répondu le 13 octobre. Selon une source au ministère des Finances, la seconde requête a été envoyée il y a une dizaine de jours avec une date limite fixée au 3 novembre. Il n’est pour l’instant pas clair si Alvarez & Marsal va choisir de jeter l’éponge ou se contenter des documents que la BDL lui a envoyés.


La Banque du Liban (BDL) a-t-elle déjà adressée une fin de non-recevoir à la demande d’informations supplémentaires envoyée il y a une dizaine de jours par Alvarez & Marsal, un des trois cabinets internationaux mandatés par le gouvernement pour auditer les comptes de la banque centrale ?

C’est ce qu’a affirmé hier une « source gouvernementale » anonyme...

commentaires (2)

Pourquoi avoir nommé cet audit et le payer des millions de dollars s’ils ne veulent pas lever le secret bancaire et fournir tous les dossiers pour lui par mettre de faire son travail. Il faut préciser que cette société sera rémunéré que le travail soit fait ou pas et qu’il s’agit bien sûr de l’argent des contribuables d’où le désintérêt des responsables politiques voleurs que l’argent soit perdu. Que Salamé arrête de jouer à jeter la responsabilité sur les autres, lui seul a l’autorité de la levée du secret bancaire Ap avec l’approbation du président de la république. De quoi a t-il ou Int ils leur au juste sinon d’être découvert et de se couvrir de honte pour les actes qu’ils ont commis. BANDE D’INDIGNES ET D’INFÂMES AFFAMÉS.

Sissi zayyat

13 h 45, le 28 octobre 2020

Tous les commentaires

Commentaires (2)

  • Pourquoi avoir nommé cet audit et le payer des millions de dollars s’ils ne veulent pas lever le secret bancaire et fournir tous les dossiers pour lui par mettre de faire son travail. Il faut préciser que cette société sera rémunéré que le travail soit fait ou pas et qu’il s’agit bien sûr de l’argent des contribuables d’où le désintérêt des responsables politiques voleurs que l’argent soit perdu. Que Salamé arrête de jouer à jeter la responsabilité sur les autres, lui seul a l’autorité de la levée du secret bancaire Ap avec l’approbation du président de la république. De quoi a t-il ou Int ils leur au juste sinon d’être découvert et de se couvrir de honte pour les actes qu’ils ont commis. BANDE D’INDIGNES ET D’INFÂMES AFFAMÉS.

    Sissi zayyat

    13 h 45, le 28 octobre 2020

  • Et voilà! Ca commence... C’était clair dès le départ que cet farce d'audit n'est autre que poudre aux yeux avec la bande mafieuse qui gouverne

    Fadi Chami

    06 h 31, le 28 octobre 2020