Rechercher
Rechercher

Nos lecteurs ont la parole

La honte

L’initiative qu’a prise la France par le biais du président Macron semble avoir réussi avant même qu’un gouvernement de mission soit formé, vu que ce dont le peuple du Liban a le plus besoin n’est pas un gouvernement de partis politiques ou d’experts mais un réveil des consciences, car la vraie révolution doit être avant tout intellectuelle.

Les mots du président français lors de la conférence de presse qu’il a tenue à Paris sur le Liban ne sont pas sans secouer tout Libanais qui a oublié ce que c’est que d’avoir honte. Qu’un président dise sur un ton dédaigneux : « j’ai honte pour vos dirigeants » et répète trois fois le mot « honte » n’est pas un acte anodin. En effet, comment est-il possible pour nous Libanais, après avoir entendu ce mot censé être un déclic, de continuer à être fiers d’un pays dont les dirigeants, nos représentants, font honte sans aucune honte ?

Peut-on vraiment continuer à vivre dans le déni de la réalité pour justement ne pas avoir honte, alors que cette dernière devient de plus en plus palpable ? Sur quoi pensent s’appuyer ceux qui refusent de sentir la honte, le mensonge du vivre-ensemble dans leur très cher et « souverain » pays ? Il est grand temps pour tout Libanais, conscient de la machine infernale qu’il a créée volontairement ou involontairement, de reconnaître ses erreurs – quoiqu’elles soient mortelles –, car il se peut que de la honte et la culpabilité une nouvelle mentalité puisse voir le jour, pour ne pas mourir tous au champ du déshonneur.

Les textes publiés dans le cadre de la rubrique « courrier » n’engagent que leurs auteurs et ne reflètent pas nécessairement le point de vue de L’Orient-Le Jour. Merci de limiter vos textes à un millier de mots ou environ 6 000 caractères, espace compris.

L’initiative qu’a prise la France par le biais du président Macron semble avoir réussi avant même qu’un gouvernement de mission soit formé, vu que ce dont le peuple du Liban a le plus besoin n’est pas un gouvernement de partis politiques ou d’experts mais un réveil des consciences, car la vraie révolution doit être avant tout intellectuelle. Les mots du président français lors de la conférence de presse qu’il a tenue à Paris sur le Liban ne sont pas sans secouer tout Libanais qui a oublié ce que c’est que d’avoir honte. Qu’un président dise sur un ton dédaigneux : « j’ai honte pour vos dirigeants » et répète trois fois le mot « honte » n’est pas un acte anodin. En effet, comment est-il possible pour nous Libanais, après avoir entendu ce mot censé être un déclic, de...
commentaires (0) Commenter

Commentaires (0)

Retour en haut