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Covid-19

À Tripoli, la flambée des cas enregistrés quotidiennement devient alarmante

Le nombre de lits disponibles dans plusieurs hôpitaux de la région sera bientôt augmenté et l’hôtel Quality Inn transformé en centre de quarantaine.


À Tripoli, la flambée des cas enregistrés quotidiennement devient alarmante

À Tripoli, le nombre de contaminations quotidiennes au coronavirus augmente fortement. Mohamed Azakir/archives Reuters

Face à la flambée de nouveaux cas de contamination au coronavirus enregistrés quotidiennement à Tripoli, la cellule de crise dédiée à la pandémie dans la capitale du Liban-Nord a tiré la sonnette d’alarme. Au cours de la semaine dernière, le responsable de la cellule de crise et membre du conseil municipal, Jamal Jeblaoui, a annoncé lors d’une conférence de presse l’entrée de sa ville dans la phase de la propagation « alarmante » de l’épidémie, et ce à l’échelle de la société tout entière. Interrogé par L’Orient-Le jour sur la gravité de la situation, M. Jeblaoui évoque le nombre des cas au cours des deux dernières semaines. « Entre 60 et 70 nouvelles contaminations sont détectées chaque jour dans la ville », précise-t-il. Selon lui, la cellule de crise a tenté à travers de simples calculs de cerner la gravité de la situation dans la ville. « Le pourcentage des cas positifs au début de la crise sanitaire était d’environ 0,5 % de la population de la ville, alors que le pourcentage actuel est en moyenne de 6,5 % », explique-t-il. Et de poursuivre : « Nous pouvons ainsi déduire que sur les 600 000 habitants de Tripoli, 39 000 pourraient être contaminés par le coronavirus. »

Loin des simulations, ce sont les chiffres les plus récents qui inquiètent surtout le responsable. « Les résultats des tests effectués jeudi sont inquiétants parce que, sur les 250 tests, 77 sont positifs », déplore-t-il. « C’est plus de 25 % des personnes testées », ajoute-t-il. Si le nombre de cas détectés est élevé, comment explique-t-il le fait que les hôpitaux de la ville ne soient pas submergés ? « Un bon nombre de personnes atteintes sont asymptomatiques alors que les autres sont capables de se soigner chez elles », répond M. Jeblaoui. Cependant, les autorités et les responsables du secteur médical, note-t-il, s’attendent au pire avec le début de la saison froide.

« En été, l’immunité des gens est solide, alors qu’en hiver, en raison du froid et du risque considérable de contracter un rhume ou d’autres virus, l’immunité s’affaiblira », met en garde le responsable. Le seul moyen de remédier à cette crise sanitaire qui frappe le Liban en général, et Tripoli en particulier de plein fouet, enchaîne-t-il, est de respecter le port du masque et la distanciation sociale. À quel point la ville la plus pauvre du pays est-elle en mesure de respecter ces règles, notamment dans les quartiers et les souks populaires ? Selon M. Jeblaoui, les mesures préventives sont de plus en plus respectées à Tripoli. « Aujourd’hui, plus personne n’ose dire que le coronavirus n’existe pas puisque chaque habitant de la ville connaît au moins une personne ayant contracté le virus », ajoute-t-il avant de conclure : « Nous comptons sur l’aide de l’État et du ministère de la Santé en particulier parce que nous ne pouvons pas, à nous seuls, combattre la pandémie. »

Le nombre de lits en augmentation

Dans la deuxième plus grande ville du Liban, seul l’hôpital gouvernemental reçoit les patients atteints du coronavirus. Joint au téléphone par L’OLJ, Nasser Adra, directeur de l’hôpital, assure que la situation n’a pas encore dérapé. « L’hôpital comprend aujourd’hui 37 lits consacrés aux malades du coronavirus, dont neuf lits en soins intensifs », précise-t-il. « Ce chiffre va bientôt augmenter grâce aux efforts du ministère de la Santé et du Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) », poursuit-il. Selon M. Adra, certains hôpitaux privés à Tripoli, et d’autres à Minieh et Denniyé ont commencé, tout récemment, à accueillir des personnes atteintes du coronavirus. Par ailleurs, l’hôtel Quality Inn de la ville sera bientôt aménagé pour devenir un centre d’isolement pour les personnes qui ont besoin d’un endroit pour se confiner loin de leurs familles.



Face à la flambée de nouveaux cas de contamination au coronavirus enregistrés quotidiennement à Tripoli, la cellule de crise dédiée à la pandémie dans la capitale du Liban-Nord a tiré la sonnette d’alarme. Au cours de la semaine dernière, le responsable de la cellule de crise et membre du conseil municipal, Jamal Jeblaoui, a annoncé lors d’une conférence de presse l’entrée...

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