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Liban

Hariri : Je ne suis pas candidat à la présidence du prochain gouvernement

Le leader du Futur appelle le président Michel Aoun à "respecter la Constitution" en fixant une date pour les consultations parlementaires contraignantes.

Hariri : Je ne suis pas candidat à la présidence du prochain gouvernement

L'ancien Premier ministre libanais, le député Saad Hariri, le 18 août 2020 aux Pays-Bas. Photo AFP / KENZO TRIBOUILLARD

Le leader du courant du Futur, Saad Hariri, a annoncé mardi qu'il n'était pas candidat à la présidence du prochain gouvernement libanais, appelant le président Michel Aoun à "respecter la Constitution" en fixant une date pour les consultations parlementaires contraignantes en vue de nommer un nouveau Premier ministre.

Le 10 août dernier, le gouvernement de Hassane Diab avait démissionné sous la pression de la rue, six jours après la double explosion dans le port de Beyrouth qui a fait plus de 180 morts, plus de 6.500 blessés et dévasté plusieurs quartiers de la capitale, faisant plus de 300.000 sans-abris. Depuis, le chef de l'Etat n'a toujours pas fixé de date pour les consultations, le temps de discussions entre les différents pôles qui forment la majorité gouvernementale. Ces derniers jours, le nom de Saad Hariri revenait avec insistance.

"Sur la base de mes fermes convictions selon lesquelles le plus important, en cette période, est de préserver l'opportunité du Liban et des Libanais à reconstruire leur capitale, de mettre en œuvre les réformes qui ont tardé à l'être, et d'ouvrir la voie à une participation de nos amis au sein de la communauté internationale pour aider à affronter la crise et investir en vue d'un retour à la croissance, j'annonce que je ne suis pas candidat à la présidence du nouveau gouvernement", indique un communiqué publié dans la journée par le bureau de presse de M. Hariri, demandant que son nom soit retiré des discussions.

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L'annonce de Saad Hariri intervient après que ce dernier se soit entretenu à la Maison du Centre avec le directeur de la Sûreté générale, Abbas Ibrahim, qui, selon des informations de notre correspondante Hoda Chedid, oeuvre à tenter de faciliter la formation d'un nouveau gouvernement, en coordination avec le chef de l'Etat. Toujours selon notre correspondante, les discussions portent sur la formation d'un gouvernement techno-politique qui mène les réformes nécessaires et lutte contre la corruption.

L'annonce du leader du Courant du Futur intervient également une semaine avant la visite prévue au Liban du président français Emmanuel Macron le 1er septembre prochain, à l'occasion du centenaire du Grand Liban. Lors de sa précédente visite dans la pays au lendemain de l'explosion de Beyrouth, M. Macron avait proposé une feuille de route aux dirigeants libanais. Selon Hoda Chedid, une feuille de route "libanaise", inspirée de la française, circule entre les différents pôles politiques, mais aucune entente n'a encore été conclue sur cette base.

Charge contre Aoun et Bassil
"La seule porte de sortie passe par le respect, par le chef de l'Etat, de la Constitution, l'appel immédiat à des consultations parlementaires contraignantes, et la sortie de l'hérésie de la formation du gouvernement avant la désignation d'un Premier ministre", a poursuivi M. Hariri.

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"J'ai constaté, avec les Libanais, que certaines forces politiques restaient dans un état de puissant déni face à la réalité du Liban et des Libanais, et voient dans cette situation une nouvelle occasion de chantage dont le seul but est de rester accroché au pouvoir jusqu'à ce que les rêves personnels présumés soient exaucés dans le cadre d'une éventuelle prise de pouvoir", explique M. Hariri dans une allusion très claire au chef de l'Etat et à son gendre, le leader du Courant patriotique libre, Gebran Bassil, auquel on prête des ambitions présidentielles. "Malheureusement, ce chantage devient un chantage à l'égard du pays, à l'égard de l'attention portée à l'international, du gagne-pain des Libanais et de leur dignité", poursuit le leader du Futur.

"Avec le bloc du Futur, nous nommerons la personne qui, selon nous, a la compétence et la capacité à former un gouvernement garantissant le succès de cette dernière chance offerte au Liban", a-t-il affirmé, insistant sur la capacité du prochain gouvernement à coopérer avec le Parlement "pour reconstruire Beyrouth, faire les réformes nécessaires et permettre à nos amis de se tenir aux cotés du Liban sur les plans humanitaire, économique, financier et de l'investissement.


Le leader du courant du Futur, Saad Hariri, a annoncé mardi qu'il n'était pas candidat à la présidence du prochain gouvernement libanais, appelant le président Michel Aoun à "respecter la Constitution" en fixant une date pour les consultations parlementaires contraignantes en vue de nommer un nouveau Premier ministre.

Le 10 août dernier, le gouvernement de Hassane Diab avait...

commentaires (17)

Bonne decision! Surtout pas donner une couverture a cette bande d'incapables!

IMB a SPO

18 h 43, le 25 août 2020

Tous les commentaires

Commentaires (17)

  • Bonne decision! Surtout pas donner une couverture a cette bande d'incapables!

    IMB a SPO

    18 h 43, le 25 août 2020

  • Il s'agit dans ce cas si le président viole la Constitution, d'après les accords de Taef , l'on peut retirer la confiance à son Président à la majorité des deux-tiers de ses membres, sur la base d’une pétition signée par au moins dix députés, même s'il est sur et certain que ce quorum ne sera pas atteint, cela devrait créer une onde de choc...et même s'il se retranche derrière le fait que le président du Conseil doit être désigné après consultation avec le président de la Chambre des députés, sur la base des consultations parlementaires , il y a là, une certaine interprétation des textes et le non respect de l'esprit de la loi.. Cette façon de faire est identique à celle qu'utilisait le dictateur de damas... laisser pourrir une situation et gagner du temps, d'autant que le rival honni de son gendre a déclaré ne pas être candidat à la présidence du conseil.

    c...

    18 h 36, le 25 août 2020

  • Bon vent!

    Citoyen lambda

    18 h 11, le 25 août 2020

  • LE LIBAN EST REGI PAR UN TRIUMVIRAT D,ALIBABAS ET PAR DES ELUS ET DES RESPONSABLES VOLEURS. IL FAUT SE DEBARRASSER DE TOUTE CETTE GROTTE MALSAINE ET MAFIEUSE.

    L'EXPRESSION DE LA LIBRE ANALYSE

    18 h 10, le 25 août 2020

  • Hariri : Je ne suis pas candidat à la présidence du prochain gouvernement merci M Hariri vous avez tout compri que le peuple ne veut plus de vous ni les autres .

    youssef barada

    18 h 07, le 25 août 2020

  • Elections parlementaires ANTICIPÉES et arrêtez de vous foutre de tout le monde

    Alors...

    17 h 53, le 25 août 2020

  • Et si c’est le parlement qui ne veut pas coopérer, on fait comment ?

    Alors...

    17 h 51, le 25 août 2020

  • HEZBOLLAH, AMAL ET CPL LE CANCER, LA GANGRENE ET LE CHOLERA QUI FONT LES MAILHEURS DU LIBAN.

    L'EXPRESSION DE LA LIBRE ANALYSE

    17 h 50, le 25 août 2020

  • Et monsieur Saad Hariri ne veut pas de cette révolution de planqués qui ont crié deux jours et retourné chacun à sa confession ‘ N’oubliez jamais mais alors jamais que la seule mosaïque confessionnelle qui a existé était dans le Moustaqbal qui se voulait défenseur de la laïcité au Liban . On lui a tué son père ses êtres chers ses spécialistes technocrates et vous parlez encore de Saad! Que celui qui a les choses à la place qu’il faut aille taper sur Hezbollah et vous verrez comment le Liban sera réglé en deux jours ! Malheureusement le CPL a donné à nos Ayatollahs une crédibilité sans faille de la rue Chrétienne et vous voulez que ce soit Hariri qui l’enlève ! Dites à Michel Aoun c’est celui qui monte le bœuf sur le toit qui le redescend !!

    PHENICIA

    17 h 20, le 25 août 2020

  • Avec la visite prévue au Liban du président français Emmanuel Macron vaut mieux voir un Liban vide de ses responsables et politiciens que former un gouvernement de corrompus .

    Antoine Sabbagha

    17 h 17, le 25 août 2020

  • C'est la meilleure chose qu'il pouvait faire. Et les imbéciles qui n'ont toujours rien compris veulent recommencer l'expérience d'un gouvernement techno-politique, clone du précédent! En fait, comme ils ne sont pas si imbéciles que ça, la seule autre explication à leur entêtement, c'est une volonté délibérée de détruire le pays. Imbéciles ou traîtres, il n'y a pas d'autre alternative : choisissez !

    Yves Prevost

    17 h 04, le 25 août 2020

  • Mais ils n’ont TOUS rien compris et ils ne comprendront jamais que ce n’est pas aux partis politiques de proposer leur candidat. Des palabres à n’en plus finir et Une perte de temps irrattrapables. Et en plus on continue à vouloir se partager les miettes, que c’est navrant.

    mokpo

    17 h 00, le 25 août 2020

  • Que ce soit Harriri ou un autre... Que va pouvoir faire ce pauvre gouvernement qui a encore une fois commandité par les mêmes escros! Ca nous fait une belle jambe! La communauté international nous rendrait plus services si le Liban devient sous SA Tutelle! On demande a des escros, d'être honnête. C'est comme l'histoire du loup et du scorpion.. Le scorpion demande au loup de monter sur sont dos pour traverser la Rivière, Le loup répond, je ne peux pas te fière confiance, tu vas me piquer. Le Scorpion lui jure terre et mer, il doit absolument aller sur l'autre rive. Finalement le Loup accepte. Le Scorpion monte sur le dos du loup, et ils commencent leurs traverser. Au milieu de Fleuve le Scorpion Pique le Loup. Le loup surpris lui demande pourqoi tu as fait ca tu as promis... Le Scorpion lui répondit, c'est plus fort que moi c'est ma nature... Notre Haroun El-Poussah et sa suite de scorpions, continuent comme ci de rien été... Allah yse3ed Lebnen.

    Marwan Takchi

    16 h 51, le 25 août 2020

  • Bravo Monsieur le Président du conseil... Mieux vaut tard que jamais. Le temps est au bras de fer entre l’Iran et la communauté internationale. Les libanais libres sont en otage, au moins jusqu’à l’issue des élections américaines. Aoun et Bassil sont pleinement dans l’axe Iran-Hezbollah sans tenir compte des intérêts du Liban et des Libanais.

    Alexandre Husson

    16 h 48, le 25 août 2020

  • Bonne réaction de Hariri!!!

    Wlek Sanferlou

    16 h 46, le 25 août 2020

  • Hariri a compris qu’il se grillerait s’il tombait dans le piège tendu par Amal et le Hezbollah qui veulent remettre sur le tapis le gouvernement d’avant le 17 octobre, qui est clairement l’option qui arrange le mieux les imposteurs de l’Axe aux feux d’artifices. Il annonce qu’il nommera un autre candidat premier ministre et parle de réformes que doit mettre en œuvre le prochain gouvernement. Mais nulle mention de législatives anticipées ni même du mot « indépendant » pour qualifier le prochain gouvernement. Il parle même de coopération avec le parlement. Pour qui sait lire entre les lignes, feu vert donc pour un retour au business as usual de la bande des cinq Amal PSP CPL Futur Hezbollah. On change simplement les apparences: Hariri ne veut plus être en première ligne.

    Citoyen libanais

    16 h 43, le 25 août 2020

  • Ça tombe bien car la révolution ne veut pas de Monsieur Saad Hariri comme Premier Ministre

    Liberté de Penser

    16 h 36, le 25 août 2020