Rechercher
Rechercher

Nos lecteurs ont la parole

L’éclipse de l’aube

Je m’appelle Beyrouth,

Mon enfer vient de l’intérieur,

Une épée sans son manche

Que l’on nomme incomplétude.

Je relève d’une illusion utopique

Mon ancre abandonnée derrière l’horizon.

Demeurent ainsi quelques lueurs issues d’ailleurs

Dans les heures les plus sombres de ma nuit.

À l’image de mes hôtes,

Je porte en moi la finitude,

Parfois même des chandelles ternies par la détresse

Résignée en apparence à un destin maudit.

Cependant, mon innocence providentielle me protège,

Bien que la tête sertie d’une couronne d’urne

Et parée d’un cèdre déchiqueté sur la crête

Quand des diables en délire jaillissent de la terre.

Mais moi, la mourante vêtue de ma jeunesse millénaire,

J’ai vocation de renaître.

Vous qui ne me perdez jamais de vue, Seigneur,

N’en êtes-vous pas témoin ?


Les textes publiés dans le cadre de la rubrique « courrier » n’engagent que leurs auteurs et ne reflètent pas nécessairement le point de vue de L’Orient-Le Jour. Merci de limiter vos textes à un millier de mots ou environ 6 000 caractères, espace compris.

Je m’appelle Beyrouth,Mon enfer vient de l’intérieur,Une épée sans son mancheQue l’on nomme incomplétude.Je relève d’une illusion utopiqueMon ancre abandonnée derrière l’horizon.Demeurent ainsi quelques lueurs issues d’ailleursDans les heures les plus sombres de ma nuit.À l’image de mes hôtes,Je porte en moi la finitude,Parfois même des chandelles ternies par la détresseRésignée en apparence à un destin maudit.Cependant, mon innocence providentielle me protège,Bien que la tête sertie d’une couronne d’urneEt parée d’un cèdre déchiqueté sur la crêteQuand des diables en délire jaillissent de la terre.Mais moi, la mourante vêtue de ma jeunesse millénaire,J’ai vocation de renaître.Vous qui ne me perdez jamais de vue, Seigneur,N’en êtes-vous pas témoin ? Les textes publiés dans le cadre de la...
commentaires (1)

Si les pierres pouvaient écrire ou réciter des vers Ce serait ces mots là Merci de nous rappeler que la poésie existe encore

Chaden Maalouf Najjar

15 h 01, le 19 août 2020

Commenter Tous les commentaires

Commentaires (1)

  • Si les pierres pouvaient écrire ou réciter des vers Ce serait ces mots là Merci de nous rappeler que la poésie existe encore

    Chaden Maalouf Najjar

    15 h 01, le 19 août 2020

Retour en haut