Je m’appelle Beyrouth,
Mon enfer vient de l’intérieur,
Une épée sans son manche
Que l’on nomme incomplétude.
Je relève d’une illusion utopique
Mon ancre abandonnée derrière l’horizon.
Demeurent ainsi quelques lueurs issues d’ailleurs
Dans les heures les plus sombres de ma nuit.
À l’image de mes hôtes,
Je porte en moi la finitude,
Parfois même des chandelles ternies par la détresse
Résignée en apparence à un destin maudit.
Cependant, mon innocence providentielle me protège,
Bien que la tête sertie d’une couronne d’urne
Et parée d’un cèdre déchiqueté sur la crête
Quand des diables en délire jaillissent de la terre.
Mais moi, la mourante vêtue de ma jeunesse millénaire,
J’ai vocation de renaître.
Vous qui ne me perdez jamais de vue, Seigneur,
N’en êtes-vous pas témoin ?
Les textes publiés dans le cadre de la rubrique « courrier » n’engagent que leurs auteurs et ne reflètent pas nécessairement le point de vue de L’Orient-Le Jour. Merci de limiter vos textes à un millier de mots ou environ 6 000 caractères, espace compris.


L'Iran ripostera de façon « décisive » à toute attaque, avertit son négociateur en chef
Si les pierres pouvaient écrire ou réciter des vers Ce serait ces mots là Merci de nous rappeler que la poésie existe encore
15 h 01, le 19 août 2020