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Société - Drame du port

Depuis le service de pédiatrie de la Quarantaine, l’Unicef appelle au soutien des enfants sinistrés

Cent mille enfants libanais ont été directement affectés par les explosions de Beyrouth, selon le directeur régional de l’organisme onusien.

Depuis le service de pédiatrie de la Quarantaine, l’Unicef appelle au soutien des enfants sinistrés

Le directeur régional de l’Unicef pour le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord, Ted Chaiban, pose au milieu des ruines de l’hôpital de la Quarantaine. Ibrahim Amro/AFP

Plus de dix jours après les explosions meurtrières du port de Beyrouth, le directeur régional de l’Unicef pour le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord, Ted Chaiban, a insisté sur la nécessité de préserver les enfants affectés par le drame, lors d’une tournée hier, en compagnie de la presse, à la section de pédiatrie de l’hôpital public de la Quarantaine. « 100 000 enfants ont été directement touchés par les explosions, tandis que 600 000 autres qui résident à Beyrouth ont été indirectement affectés par ce drame. Sur les 6 000 blessés de l’explosion, 1 000 sont des enfants », a indiqué M. Chaiban, qui s’exprimait depuis les locaux dévastés de l’hôpital, situé à quelques pas du port et durement touché par le sinistre. Du service de pédiatrie de l’établissement, il ne reste presque plus rien : les murs ont été soufflés et les plafonds pulvérisés. Dans ce contexte, le fait que tous les patients aient pu être sauvés ressemble à un miracle. « Le soir de l’explosion, neuf nouveau-nés se trouvaient dans les couveuses. Ils ont été sauvés in extremis par le personnel de l’hôpital, aidé par l’armée », a indiqué à L’Orient-Le Jour Geneviève Begkoyian, chef de santé du bureau de l’Unicef au Liban. Quinze autre petits patients se trouvaient également dans le bâtiment, tandis qu’un bébé était opéré au moment de l’explosion. Tous les enfants ont été redirigés depuis vers d’autres hôpitaux de la capitale.

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Les chambres froides de l’hôpital, où sont stockés des vaccins et des médicaments, dont certains sont destinés au traitement du cancer, n’ont pas échappé à la destruction, mais leur continu a pu être, également, sauvé. « Nous avons réussi à tout transporter dans une des chambres froides épargnées par les déflagrations. Nous avons un stock suffisant de vaccins jusqu’à la fin de l’année », a confié un des médecins de l’établissement à la presse.

Lors de l’inspection du service de pédiatrie, presque entièrement dévasté par les explosions du 4 août. Ibrahim Amro/AFP

« Reprendre un train de vie normal »

Pour venir en aide aux enfants affectés par les explosions du port ainsi qu’à leurs familles, l’Unicef a aujourd’hui besoin de 46,3 millions de dollars, estime Ted Chaiban. Pour ce faire, un appel aux dons à large échelle a été lancé, en coordination avec l’ONU, la Banque mondiale et l’Union européenne. « Le Liban a d’abord dû faire face à la crise économique, puis au coronavirus et maintenant, il est touché de plein fouet par cette explosion. Mais nous sommes aux côtés de la population », a assuré le directeur régional de l’Unicef. « Nous sommes en train de nous rendre auprès des familles affectées pour voir quels sont leurs besoins et pour les rediriger vers les associations qui peuvent les aider », a-t-il ajouté.

« Nous voulons que les enfants libanais puissent reprendre un train de vie normal. Nous sommes là pour leur donner un support médical et social. Ils doivent continuer à se faire vacciner, mais il faudra aussi s’occuper de leur santé psychique », a indiqué M. Chaiban tout en préconisant un retour vers les chemins de l’école, dans le respect des précautions nécessaires face au Covid-19, alors que les chiffres de la propagation au Liban ne sont pas bons. « La plupart de ces enfants ont juste besoin de retrouver une vie normale. Reprendre leurs études ou recontacter leurs amis leur permettra d’avoir un but à atteindre. Malgré la pandémie, il y a des alternatives pour la reprise des études », a-t-il estimé, tout en rappelant que 120 écoles publiques et privées qui accueillent 55 000 élèves ont été touchées par les explosions.

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Robert Sacy, professeur de pédiatrie, néonatalogie et réanimation pédiatrique à l’hôpital de la Quarantaine estime qu’il faudra plus de 5 millions de dollars pour reconstruire la section pédiatrique de l’établissement. « L’ambassade de Suisse va aider à la réparation du service. Il sera rétabli d’ici à 4 mois. Mais nous allons pouvoir reprendre un peu le travail d’ici deux à trois semaines, puisque nous comptons équiper deux chambres du service qui ont été épargnées par les explosions », a-t-il confié à L’OLJ.

Plus de dix jours après les explosions meurtrières du port de Beyrouth, le directeur régional de l’Unicef pour le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord, Ted Chaiban, a insisté sur la nécessité de préserver les enfants affectés par le drame, lors d’une tournée hier, en compagnie de la presse, à la section de pédiatrie de l’hôpital public de la Quarantaine. « 100 000...
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