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Nos Lecteurs ont la Parole

Nostalgia

Que c’est triste, cruel et injuste de voir le pays de l’hospitalité légendaire en arriver là, à cause des pillards de tout bord et de leurs parrains étrangers, quels qu’ils soient.

Non, tout le monde dans ce minuscule pays n’est pas corrompu, fourbe, pollueur et raciste ! Rappelez-vous, pour ceux qui eurent la chance d’y séjourner, comment vous étiez accueillis dans n’importe quelle ville, n’importe quel village, pauvre ou riche. Le paradigme libanais ne reposait pas sur ses banques, constructions urbanistiques hideuses, son hédonisme éphémère évaporé dans les bulles de champagne, mais sur un humanisme essentiel que nous avons honteusement désacralisé.

Rappelez-vous le café toujours servi, de la nourriture en abondance et le sourire permanent dans ce coin d’Orient déraciné, terrassé par la géographie, à la merci des vautours des guerres féodales interminables, superbement décrites par Jonathan Randal dans La guerre de mille ans.

Mais la beauté déshéritée, pour reprendre la formule de Kundera, ne tarde jamais à renaître, et ce jour-là, comme d’habitude, nous oublierons le roi et les fous du roi, mais surtout, nous oublierons que vous nous avez oubliés et nous vous accueillerons les bras ouverts pour une nouvelle danse !


Les textes publiés dans le cadre de la rubrique « courrier » n’engagent que leurs auteurs et ne reflètent pas nécessairement le point de vue de L’Orient-Le Jour. Merci de limiter vos textes à un millier de mots ou environ 6 000 caractères, espace compris.


Que c’est triste, cruel et injuste de voir le pays de l’hospitalité légendaire en arriver là, à cause des pillards de tout bord et de leurs parrains étrangers, quels qu’ils soient.

Non, tout le monde dans ce minuscule pays n’est pas corrompu, fourbe, pollueur et raciste ! Rappelez-vous, pour ceux qui eurent la chance d’y séjourner, comment vous étiez accueillis dans...

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