Contestation

Un graffiti « encombrant » effacé dans la décharge de Bourj Hammoud

Un graffiti « encombrant » effacé dans la décharge de Bourj Hammoud

Le graffiti peint juste au-dessus des sacs-poubelle donne l’impression d’une continuité avec eux...

L’idée de peindre le Parlement libanais sur un des murs d’enceinte de la décharge de Bourj Hammoud, contre lequel sont empilés des sacs-poubelle, est venue à la jeune artiste Léa Bou Habib. Soutenue par l’association Art of Change, très active dans le mouvement de contestation du 17 octobre, l’artiste s’est faufilée, il y a de cela près de trois semaines, dans l’enceinte de la décharge, pour réaliser son graffiti. Récemment, son dessin a été masqué à l’aide d’une peinture blanche, confirme Imane Assaf, cofondatrice de Art of Change, à L’Orient-Le Jour. Trop tard, l’image avait fait le tour des réseaux sociaux…

... le graffiti masqué à l’aide d’une peinture blanche, ainsi que l’ont constaté les activistes près de trois semaines plus tard. Photos Art of Change et Léa Bou Habib

« Le message politique véhiculé par ce graffiti est clair : le Parlement et les autorités en général sont responsables de la gestion catastrophique des déchets et doivent rendre des comptes, souligne Imane Assaf. L’image, qui donne l’impression d’une continuité avec les sacs-poubelle, offre un rapprochement entre l’institution officielle et les ordures qui a dû en agacer plus d’un. Ce qui explique que le graffiti ait été effacé. »

L’association n’a pu que constater la suppression de l’image, sans être sûre de la partie qui aurait donné l’ordre de le faire, même si Imane Assaf fait remarquer que seule la municipalité de Bourj Hammoud a autorité en la matière. Elle précise par la même occasion qu’il a été relativement compliqué d’introduire l’artiste sur le site afin qu’elle y exécute son graffiti.

L’art, notamment les graffitis, ont constitué un moyen d’expression non négligeable durant le mouvement de contestation du 17 octobre. Quant au dossier des déchets, il représente l’histoire d’un gâchis qui n’est pas près de s’arranger : la durée de vie de la décharge de Bourj Hammoud-Jdeidé (qui dessert une partie de Beyrouth et le Mont-Liban-Nord) a récemment été prolongée alors qu’elle est déjà saturée, faute d’alternative…


L’idée de peindre le Parlement libanais sur un des murs d’enceinte de la décharge de Bourj Hammoud, contre lequel sont empilés des sacs-poubelle, est venue à la jeune artiste Léa Bou Habib. Soutenue par l’association Art of Change, très active dans le mouvement de contestation du 17 octobre, l’artiste s’est faufilée, il y a de cela près de trois semaines, dans l’enceinte...

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