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Nos lecteurs ont la parole

Un point « noir » dans l’histoire de l’humanité

« Les vies des Noirs comptent », tel était le dernier hashtag envahissant les réseaux sociaux ces derniers jours. Un événement a eu lieu, honteux pour toute personne ayant le moindre sentiment d’humanité en soi. Aux États-Unis, où les Américains ont toujours été des précurseurs dans la défense des libertés, les rues ont été le théâtre d’une violation outrageuse des droits les plus naturels et suprêmes de l’homme. Un acte violent commis par un policier qui, ayant pour principale mission de protéger la vie des individus, a enfreint à son rôle pour devenir lui-même criminel. Cet acte a été suivi par d’autres commis par le peuple américain, portant certes atteinte aux biens publics et à la sécurité, mais tolérés face au premier qui est celui d’un policier terroriste. Affreux est ce monde où le terrorisme prend toutes ses formes. Le terrorisme, c’est cette haine dans un coeur maltraité qui se nourrit d’elle-même, avant de se transformer en terreur qui transcende les frontières. Certes, en principe, un acte violent ne peut être expliqué, ne doit être toléré ni accepté, quelle que soit sa nature. Cependant, lorsque cet acte est commis pour dénoncer une atteinte flagrante à la dignité humaine, ne justifie-t-il pas tous les dégâts matériels qu’il suscitera ? Ne soulagerait-il pas cette rage innée qui ne peut être apaisée autrement ?

George Floyd, malgré que son histoire nous est inconnue, la violence que son âme a subi a fait rejaillir cette flamme révolutionnaire dans tout être humain digne de ce mot. Une flamme, cependant, qui ne durera pas longtemps. Une affaire de quelques jours, peut-être quelques mois, mais pas plus. L’affaire de George Floyd est une parmi tant d’autres qui ne tardera pas à être vite oubliée. Rappelons-nous que dans un petit coin de ce monde, pas très loin de chez nous, les Libanais, existe toute une population qui subit la même humiliation quotidiennement, d’une façon aussi honteuse. Oui, il existe des centaines, si ce n’est des milliers de George Floyd en Palestine. Sauf que la contre-réaction est faible, voire inexistante. « La vie de l’homme compte », telle devrait être la campagne quotidienne sur les réseaux sociaux, visant à dénoncer les actes inhumains et l’injustice dans le monde, dans toutes ses formes, incluant surtout les crimes subis par les Palestiniens et leurs enfants. D’ici là, les droits de l’homme resteront encre sur papier, et l’individu un être humain à moitié. Aujourd’hui, un point « noir » dans l’histoire de l’humanité marque une trace profonde. Nous sommes au XXIe siècle et le racisme fait toujours partie de ce monde. Nous l’avons supprimé de nos lois, de nos livres, mais jamais encore de nous-mêmes. Nous, êtres humains, l’avons même redéfini. Car il paraît que le racisme envers une personne en raison de sa couleur de peau est différent que le racisme envers une population en raison de sa religion ou sa nationalité. Le silence étant toujours maître face à ce dernier.

Les textes publiés dans le cadre de la rubrique « courrier » n’engagent que leurs auteurs et ne reflètent pas nécessairement le point de vue de L’Orient-Le Jour. Merci de limiter vos textes à un millier de mots ou environ 6 000 caractères, espace compris.

« Les vies des Noirs comptent », tel était le dernier hashtag envahissant les réseaux sociaux ces derniers jours. Un événement a eu lieu, honteux pour toute personne ayant le moindre sentiment d’humanité en soi. Aux États-Unis, où les Américains ont toujours été des précurseurs dans la défense des libertés, les rues ont été le théâtre d’une violation outrageuse des droits les plus naturels et suprêmes de l’homme. Un acte violent commis par un policier qui, ayant pour principale mission de protéger la vie des individus, a enfreint à son rôle pour devenir lui-même criminel. Cet acte a été suivi par d’autres commis par le peuple américain, portant certes atteinte aux biens publics et à la sécurité, mais tolérés face au premier qui est celui d’un policier terroriste. Affreux est ce monde...
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