À mes partenaires dans cette vie difficile que nous menons quotidiennement au Liban, dans les sentiments que nous partageons face à la situation économique et sociale lamentable, dans les rêves que nous avons de voir notre Liban un phénix volant de nouveau et dépassant tous les horizons, je vous écris…
Pour vous rappeler le fameux 6 mai 2018, la journée des dernières élections parlementaires qui ont eu lieu en application d’une loi électorale nouvellement promulguée. La date qui représente le départ de l’exercice légitime du pouvoir politique par les parlementaires ainsi désignés par vous-mêmes. Je vous écris pour vous rappeler des mouvements innombrables, ainsi que des événements de sensibilisation organisés par les organisations non gouvernementales auxquelles vous n’avez point participé. Les appels successifs aux protestations qui ne recevaient point le nombre suffisant de réponses.
Alors que la citoyenneté et le devoir de participer à la vie publique avaient besoin de votre présence, vous avez choisi la feuille blanche. Aujourd’hui, il est trop tard. La tranquillité publique, la sécurité publique, la santé publique nécessitent une préoccupation qui est prioritaire.
À mes «co-citoyens», avec qui je partage mon pays, ce que j’ai de plus précieux, une partie de mon cœur… Certains de nos droits sont sacrés, certes, mais perdent leurs sens et valeur le jour où on y renonce. Hélas, nos demandes ne seront plus prises en considération lorsque l’on perd la chance d’en discuter. Le temps a aussi un droit, le bon moment, la situation convenable. Aujourd’hui, c’est la responsabilité qui nous appelle pour la tenir et la respecter. Une fois la faute commise, le dommage est présent et difficilement réparable. Ici, la faute étant l’abandon du droit à la liberté d’expression et du choix. Le dommage étant l’arrivée au pouvoir d’une classe politique non désirable, tout comme ce qui découle de ses exercices illégaux. Aujourd’hui, notre responsabilité est celle de supporter la négligence de nos actions avant les élections passées en 2018. Avec le risque de mettre notre coexistence en danger, notre devoir est de protéger notre société contre tout éventuel dégât menaçant le vivre en commun. Notre droit est celui de poursuivre notre surveillance sur le terrain politique où les puissances publiques prennent action et inciter à sanctionner toute violation commise.
Chers «co-citoyens», avant les élections anticipées, il nous faut une loi. Unifions notre demande sur la promulgation d’une nouvelle loi électorale non confessionnelle. Et espérons qu’elle verra le jour avant les prochaines élections de 2022. Seules ces dispositions offriront une place à toute personne impliquée dans la vie politique d’accéder au pouvoir, selon ses aptitudes, indépendamment de sa confession.
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