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Fuel frelaté

Le navire pétrolier Asopos saisi par la justice

La centrale de Zouk. Photo P.H.B.

La procureure générale près la Cour de cassation du Mont-Liban, Ghada Aoun, a demandé hier à la Direction des douanes de saisir le navire de transport de carburant Asopos qui s’est avéré chargé de fuel frelaté destiné aux centrales électriques de Zouk et de Jiyé, et qui se trouve actuellement au large du port de Jounieh. La décision a été prise après des tests effectués dans des laboratoires libanais, dont les résultats contredisent ceux effectués à l’étranger. Une source proche du dossier indique que soit le laboratoire étranger a falsifié les résultats, soit il a émis un vrai certificat de conformité aux normes. Dans ce dernier cas, le fuel conforme à l’ISO (Organisation internationale de normalisation) a pu être vidé dans un autre navire et remplacé par du fuel frelaté contenu dans ce dernier navire. La manipulation a pu se faire soit en pleine mer, soit dans un port autre que celui du chargement. Cette source note au passage que les laboratoires libanais liés par des contrats avec l’État pour le contrôle de qualité peuvent désormais réaliser des tests crédibles : pour la plupart sous les verrous en raison de leur implication dans la falsification en mars dernier des tests du carburant livré à Électricité du Liban (EDL) par un autre navire, Baltic, les employés des laboratoires sont élargis ponctuellement pour aller effectuer les tests dans le cadre des demandes faites par l’autorité judiciaire qui mène l’enquête.

BB Energy

L’affaire du bateau saisi hier implique la société BB Energy, dirigée par Baha’ Bassatneh. Sur ordre de Mme Aoun, les bureaux de la société ont d’ailleurs été perquisitionnés jeudi, et des ordinateurs y ont été confisqués. Des informations médiatiques rapportent qu’un responsable de BB Energy a quitté il y a quelques jours le territoire à bord d’un avion privé, avant même d’être convoqué par la justice.

Par ailleurs, rappelons que dans l’affaire Baltic, des mandats d’arrêt par défaut avaient été émis à l’encontre notamment de Teddy Rahmé, PDG de ZR Energy, Ibrahim Zouk, directeur exécutif de ZR Energy DMCC, et Sarkis Hleiss, directeur général des installations pétrolières. Plusieurs employés de cette entreprise ont été arrêtés, ainsi qu’Aurore Féghali, directrice générale du pétrole au sein du ministère de l’Énergie, libérée sous caution dimanche dernier, et Tarek Faoual, représentant de la société pétrolière algérienne Sonatrach, toujours emprisonné. L’État ayant conclu un contrat avec cette entreprise publique pour le fournir en carburant, ce contrat sera maintenu jusqu’à son expiration le 31 décembre prochain. C’est ce qu’a décidé le Conseil des ministres lors sa réunion tenue mardi dernier.


La procureure générale près la Cour de cassation du Mont-Liban, Ghada Aoun, a demandé hier à la Direction des douanes de saisir le navire de transport de carburant Asopos qui s’est avéré chargé de fuel frelaté destiné aux centrales électriques de Zouk et de Jiyé, et qui se trouve actuellement au large du port de Jounieh. La décision a été prise après des tests effectués...

commentaires (1)

facile a determiner SI un transbordement du fuel d'un navire a l'autre en pleine mer a eu lieu : le nom du navire charge pour le Liban a l'origine ? alors quoi, la justice se pose encore cette question ? non mais on n'a pas encore appris a faire mieux ?

gaby sioufi

11 h 40, le 23 mai 2020

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Commentaires (1)

  • facile a determiner SI un transbordement du fuel d'un navire a l'autre en pleine mer a eu lieu : le nom du navire charge pour le Liban a l'origine ? alors quoi, la justice se pose encore cette question ? non mais on n'a pas encore appris a faire mieux ?

    gaby sioufi

    11 h 40, le 23 mai 2020