Il est 5 heures du matin, le lendemain du Vendredi saint 2020.
Je me réveille avec des larmes chaudes.
C’est le plus triste des Vendredis saints, Marie a pleuré toute seule son fils, nous n’avons pu partager avec Jésus cette route de la Croix.
Cette année, la Croix est lourde, les murs de Jérusalem pleurent seuls. Notre Jésus vit tout seul sa souffrance, sous le regard unique de Marie.
Qu’avons-nous fait pour être privé d’accompagner le plus Cher dans sa souffrance, qu’avons-nous fait pour ne pas avoir la chance de pleurer avec Toi, Marie.
Vivre le Vendredi saint dans les églises est une grâce perdue, nous n’avons plus droit aux nobles tristesses.
Nous n’avons plus droit qu’au virtuel, on l’a voulu, il a dévasté notre Vendredi saint, on le contemple virtuellement avec des images d’un meilleur passé lointain que nous n’avons pas su apprécier.
C’est l’homme qui ne sait vivre les grâces que dans la nostalgie, son regard est toujours ailleurs quand les grâces généreuses du Seigneur sont là, c’est l’enseignement satanique du monde matériel.
Pardon Jésus, pardon Marie.
Méritons auprès de Jésus la gloire de la résurrection.
Ton tombeau ce matin était d’une froideur intenable aux âmes pieuses, je sentais les regards triomphants du Diable de sa haine et de ses enseignements noirs.
Ce monde des créatures qui a divorcé avec l’humain et l’humanité, a-t-il compris le message de Jésus offrant son cœur sur la main, ou c’est juste dans les peintures qu’on le reproduit. Réveillons-nous avant de perdre la joie de la résurrection,
Pardonne-nous Seigneur de n’avoir pas compris que prendre le corps des cendres au lieu du cœur des lumières est un péché mortel envers Toi, et c’est devenir des cœurs sans âme tout comme les robots que nous sommes fiers de construire.
Tous ces mots émanent d’un sentiment sincère lors de mon recueil matinal auprès de ta tombe froide à Jérusalem cette année et même de son identique au « sette Chiese » de Bologne et de son identique dans nos cœurs qui ont été pendant longtemps la tombe du bien et le temple du mal.
Pardonne-nous nos offenses, je ne sais plus si on sait pardonner à ceux qui nous ont offensés.
Nous avons été trop loin dans la tentation.
Ta Volonté du bien elle est toujours faite sur la terre comme au Ciel.
Aide-nous dans l’attente de ce dernier jour du Grand Retour dans la clarté d’un ciel nouveau, et serions-nous parmi tes amis que tu rassembleras autour de toi ?
Oh Mon Dieu ! Tu es le Seul Puissant qui délivre du mal.
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