Confinés en cuisine

La tarte tomate et labné antigaspi d’Andréa Boueiz

En ces temps de confinement, alors que les heures s’étirent dans nos intérieurs, pourquoi ne pas réinvestir notre cuisine, histoire de se faire du bien, de passer le temps, de redécouvrir le plaisir du fait maison. Pour vous accompagner dans cette savoureuse aventure, « L’Orient-Le Jour » vous propose, deux fois par semaine, des recettes faciles et rapides, des recettes « bonne humeur » confiées par des chefs libanais établis au pays ou dans un autre coin de ce monde à l’arrêt. Entre une pincée de sel et de poivre, ils nous confient aussi comment cette épidémie de coronavirus, qui s’ajoute à la crise économique, bouleverse leur vie, leur travail, leurs rêves. Aujourd’hui, Andréa Boueiz nous accompagne aux fourneaux.

La tarte tomate et labné d’Andréa Boueiz. Photos DR

« J’ai rejoint l’équipe de Souk el-Tayeb en mai 2018 en tant que chef de cuisine. Je m’occupais de tout ce qui était en rapport avec la cuisine : les Tawlet, le service traiteur pour tous les événements, les nouvelles ouvertures, etc. Cela m’a permis de collaborer avec plus de 50 femmes venues des quatre coins du Liban, faisant de cette expérience la plus enrichissante de mon parcours. Fin août 2019, après un peu plus d’un an au sein de la famille de Souk el-Tayeb, j’ai voulu tenter ma chance à l’étranger pour ensuite revenir chez moi, enrichie de cette expérience. Mais mon (unique) passeport libanais m’en a empêchée.

« J’ai donc repris, en indépendante, ma collaboration avec Souk el-Tayeb, tout en me remettant à cuisiner pour des dîners privés à domicile et en préparant un projet à Beyrouth.

« Quand la révolution a commencé, le 17 octobre 2019, j’ai jonglé entre mes dîners et les manifestations place des Martyrs. Puis la crise économique a frappé, les prix ont augmenté, l’accès aux devises s’est compliqué, les restrictions bancaires se sont durcies… Beaucoup d’ingrédients importés n’étant plus disponibles au Liban, nous devons désormais de plus en plus compter sur les produits locaux.

« Puis le coronavirus est venu mettre le pays en mode pause, et les dîners, évidemment, ont tous été annulés.

« Pour gérer au mieux mon confinement, minimiser le gaspillage et limiter les courses, je planifie les menus sur deux semaines. J’en profite aussi pour essayer de nouvelles recettes et enseigner à ma sœur, également passionnée de cuisine, cet art que j’aime. J’espère pouvoir, un jour, ouvrir quelque chose avec elle, ici au Liban. Quand tout ira mieux... »


Tarte à la tomate et à la labné

Pour 6 à 8 personnes

Ingrédients 

Pour la pâte :

250 g de farine

125 g de beurre (à température ambiante)

1 œuf

1 pincée de sel

30 ml d’eau froide.

Pour les tomates :

1 kg de tomates cerises (mélange de variétés ou juste rouges)

1 pincée de sel

1 pincée de sucre

2 c. à soupe d’huile d’olive.

Pour la labné :

750 g de labné (de vache ou de chèvre)

1 pincée de sel

4 c. à soupe d’huile d’olive

Une petite poignée de pignons de pin (facultatif).

Instructions 

Pour la réalisation de la pâte

Dans un bol assez grand, versez la farine et incorporez-y le beurre, mélangez avec le bout des doigts. Vous obtiendrez un mélange sablé comme pour un crumble.

Faites un puits et ajoutez l’œuf, l’eau et le sel en pétrissant délicatement. Formez une boule et aplatissez-la un peu (pour faciliter l’étalage plus tard).

Couvrez-la de film alimentaire et laissez reposer au réfrigérateur au moins 1h.

Préchauffez votre four à 180 °C.

Sortez la pâte du réfrigérateur et farinez votre plan de travail. À l’aide d’un rouleau à pâtisserie, étalez la pâte jusqu’à obtenir un cercle un peu plus grand que le moule afin de pouvoir couvrir les bords.

Coupez un cercle de papier sulfurisé et posez-le au fond de votre moule.

Enroulez votre pâte autour du rouleau et déroulez-la sur le moule, aplatissez-la au fond et ajustez-la sur les bords. À l’aide d’un couteau, découpez l’excès de pâte qui dépasse le moule.

Puis piquez la pâte dans le fond du moule avec une fourchette pour éviter qu’elle ne gonfle à la cuisson.

Posez un second cercle de papier sulfurisé sur la pâte et déposez-y quelque chose de lourd (lentilles, haricots secs, billes de cuisson…) pour éviter que la pâte gonfle.

Faites cuire la pâte pendant 30 min ou jusqu’à ce que les bords prennent une belle couleur.

Sortez du four, ôtez le papier sulfurisé et laissez refroidir un peu.

Pour les tomates :

Préchauffez votre four à 220 °C.

Lavez vos tomates cerises et laissez-les égoutter. Disposez-les dans un plat qui ira au four.

Mélangez-les avec l’huile d’olive, le sel et le sucre.

Enfournez pour 30 min ou jusqu’à ce que les tomates commencent à prendre de la couleur.

Sortez-les du four et jetez l’excès d’eau de tomate.

Pour finir :

Mélangez l’huile d’olive, la labné et le sel.

Couvrez le fond de la tarte de ce mélange.

Déposez les tomates cuites un peu partout pour bien couvrir la surface (attention de ne pas mettre trop de liquide de cuisson des tomates)

Parsemez de pignons de pin et enfournez de nouveau 30 min à 200 °C.

Servez tiède ou à température ambiante avec quelques feuilles de basilic.

Mon conseil  : si vous optez pour une labné riche en eau, n’hésitez pas à la faire égoutter un peu dans une passoire tapissée au préalable de papier absorbant pour éviter que la pâte n’absorbe trop d’eau.


« J’ai rejoint l’équipe de Souk el-Tayeb en mai 2018 en tant que chef de cuisine. Je m’occupais de tout ce qui était en rapport avec la cuisine : les Tawlet, le service traiteur pour tous les événements, les nouvelles ouvertures, etc. Cela m’a permis de collaborer avec plus de 50 femmes venues des quatre coins du Liban, faisant de cette expérience la plus enrichissante...

commentaires (1)

Dommage de lire que Souk el-Tayeb souffre de la situation economique , c'est pourtant une bonne initiative qui maintenant plus que jamais est importante; le fait qu'on utilise plus d'ingredients locaux c'est une bonne chose mais pourtant c'est presque sur que comme petit pays le Liban depend lourdement d'importations/exports.

Stes David

20 h 19, le 08 avril 2020

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Commentaires (1)

  • Dommage de lire que Souk el-Tayeb souffre de la situation economique , c'est pourtant une bonne initiative qui maintenant plus que jamais est importante; le fait qu'on utilise plus d'ingredients locaux c'est une bonne chose mais pourtant c'est presque sur que comme petit pays le Liban depend lourdement d'importations/exports.

    Stes David

    20 h 19, le 08 avril 2020