Rechercher
Rechercher

À La Une - Liban

Contrôle des capitaux : le gouvernement poursuivra jeudi prochain l'examen du dossier

La cabinet "assume les responsabilités du pays alors que ce dernier traverse sa période la difficile de son histoire", affirme Hassane Diab.

Le président libanais Michel Aoun (centre) et les ministres du gouvernement de Hassane Diab portant des masques, lors du Conseil des ministres au palais de Baabda, le 19 mars 2020. Photo Dalati et Nohra

Réuni jeudi en Conseil des ministres au palais de Baabda, le gouvernement libanais, qui a consacré une bonne partie de ses débats à la propagation du coronavirus dans la pays, a également examiné plusieurs dossiers économiques, dont le projet de loi portant sur les mesures de réglementation et d’harmonisation des restrictions bancaires dans un contexte de très grave crise économique et financière.

"Le Premier ministre Hassane Diab a demandé au gouvernement d'accélérer les choses sur ce sujet, mais sans précipitation", a affirmé la ministre de l'Information et porte-parole du gouvernement, Manale Abdel Samad, à l'issue de la réunion gouvernementale, indiquant que les discussions sur ce dossier se poursuivront jeudi prochain. "Il est difficile de satisfaire tout le monde. Il y a aura des parties lésées, mais nous devons tout faire pour limiter ces pertes", a ajouté la porte-parole.

Ce texte, doté du caractère d’urgence, doit officialiser les mesures de contrôle de capitaux instaurées par les banques depuis septembre en permettant des transferts à l’étranger pour certaines catégories de dépenses (scolarité, frais médicaux...) et en consacrant le principe "d’argent frais", qui ne sera pas soumis à ces restrictions.

À partir de la fin de l’été 2019, et face à un creusement continu de la balance des paiements que la Banque du Liban (BDL) a dû couvrir en puisant dans ses réserves en devises, les banques avaient vu leurs quotas journaliers de devises fournis par la BDL réduits. Elles avaient donc fini par limiter fortement les retraits de dollars à travers les distributeurs automatiques et les guichets, entraînant l’apparition en septembre d’un taux de change parallèle qui oscille à présent autour des 2 500 livres, alors que le taux officiel fixé par la BDL est toujours de 1 507,5 livres pour un dollar depuis 1997.

"M. Diab a déclaré que ce gouvernement assume les responsabilités du pays alors que ce dernier, confronté à des crises exceptionnelles, traverse la période la difficile de son histoire. Ceci exige d'être en état d'alerte", a ajouté Mme Abdel Samad.


(Lire aussi : Haircut sur les dépôts : les trois alternatives envisagées par le gouvernement)


Électricité et pétrole
Sur un autre plan, le gouvernement a également examiné le dossier de la construction de centrales électriques, "pierre angulaire d'une solution à la crise de l'électricité au Liban, lancer le chantier de l'alimentation en courant électrique 24 heures sur 24 et mettre un terme à l’hémorragie dans les caisses de l’État", a déclaré Mme Abdel Samad

Dans sa déclaration ministérielle, le gouvernement a repris le plan de l'ancienne ministre de l’Énergie affiliée au Courant patriotique libre (CPL), Nada Boustani, qui prévoit une hausse des tarifs de l’électricité, parallèlement à une hausse de la production à travers le déploiement de centrales temporaires puis durables, et des travaux d’extension et de modernisation du réseau de distribution.

La mauvaise gestion du dossier de l'électricité est endémique au Liban. Électricité du Liban, l’établissement public qui détient le monopole de la production, ne parvient toujours pas à fournir du courant 24 heures sur 24 à tout le pays, malgré les réformes annoncées par les différents gouvernements qui se sont succédé. De plus, EDL étant une entreprise déficitaire qui revend l’électricité à perte aux usagers (les prix sont figés depuis 1994), elle bénéficie chaque année de transferts du Trésor public pour équilibrer ses comptes et pouvoir assurer l’importation du carburant nécessaire à ses centrales. Ces transferts constituent le troisième poste de dépenses publiques.

Par ailleurs, le chef du gouvernement a indiqué que les travaux d'exploration dans le bloc 4 de la Zone maritime économique exclusive libanaise, qui avaient débuté le 27 février dernier, "progresse rapidement", selon la porte-parole du gouvernement. La durée du forage dans le premier puits d'exploration de ce bloc est estimée à deux mois.

Réuni jeudi en Conseil des ministres au palais de Baabda, le gouvernement libanais, qui a consacré une bonne partie de ses débats à la propagation du coronavirus dans la pays, a également examiné plusieurs dossiers économiques, dont le projet de loi portant sur les mesures de réglementation et d’harmonisation des restrictions bancaires dans un contexte de très grave crise économique...
commentaires (3)

Tout ça reste de la poudre aux yeux tant qu’on n’a pas arrêté et jugé les pilleurs de l’état. Arrêtez de vous moquer du monde et procédez à des arrestations pour montrer au peuple votre sérieux de remettre les choses à plat et votre volonté de récupérer l’argent volé sinon rien ne pourra fonctionner puisque la confiance n’est pas retrouvée. Ne profitez pas de la situation dramatique pour faire passer ces vols en pertes et profits alors que le pays a besoin plus que jamais du moindre centime pour faire face à cette catastrophe qui s’est ajoutée à celle provoquée par ces voleurs. C’est encore le peuple qui met la main à la poche pour faire don des miettes qui lui restent pour aider les infrastructures à fonctionner et aux pauvres démunis à manger à leur faim.

Sissi zayyat

10 h 59, le 20 mars 2020

Tous les commentaires

Commentaires (3)

  • Tout ça reste de la poudre aux yeux tant qu’on n’a pas arrêté et jugé les pilleurs de l’état. Arrêtez de vous moquer du monde et procédez à des arrestations pour montrer au peuple votre sérieux de remettre les choses à plat et votre volonté de récupérer l’argent volé sinon rien ne pourra fonctionner puisque la confiance n’est pas retrouvée. Ne profitez pas de la situation dramatique pour faire passer ces vols en pertes et profits alors que le pays a besoin plus que jamais du moindre centime pour faire face à cette catastrophe qui s’est ajoutée à celle provoquée par ces voleurs. C’est encore le peuple qui met la main à la poche pour faire don des miettes qui lui restent pour aider les infrastructures à fonctionner et aux pauvres démunis à manger à leur faim.

    Sissi zayyat

    10 h 59, le 20 mars 2020

  • A quand vous allez poursuivre les voleurs du tresor publique ,toujours les meme discours sans effet ni résultat , nommé des commissions qui ne servent à rien et qui n aboutissent nulle part.

    youssef barada

    19 h 09, le 19 mars 2020

  • IL Y AURA DES GENS LESES.... ET QU,EN EST-IL DES ABRUTIS CORROMPUS ET VOLEURS QUI ONT VANDALISE L,AGENT DU PEUPLE... ON EN PARLE JAMAIS QU,EN TERMES FLOUS OU ON EVITE DE S,Y REFERER.

    LA LIBRE EXPRESSION

    17 h 43, le 19 mars 2020

Retour en haut