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Coronavirus

Dans les camps de réfugiés syriens au Liban, des mesures pour contrer la pandémie

Aucun cas n’a été signalé jusqu’à présent, assure le HCR.

Un délégué de l’ONG Beyond distribuant des communiqués à une famille de réfugiés.

Jusqu’à présent, aucun cas de coronavirus n’a été signalé dans les camps où s’entassent les réfugiés syriens, certains dans des conditions précaires, à travers le territoire libanais. C’est ce qu’assure le Haut Commissariat aux réfugiés des Nations unies (HCR) qui, depuis le début de la pandémie, distribue du matériel sanitaire dans les camps du Liban. Mais depuis hier, le personnel des agences onusiennes ainsi que de diverses ONG libanaises et internationales a opté pour le télétravail. Le travail des équipes sur le terrain a été réduit. Seules les activités prioritaires, telles que les campagnes de sensibilisation, ont été maintenues.

« Aujourd’hui, nous faisons du porte-à-porte dans les camps, en expliquant les dangers de la maladie, mais nous n’avons pas les moyens de distribuer des kits sanitaires. Nous ne travaillons plus avec de grands groupes et, dans chaque camp, nous chargeons une femme ou une jeune fille d’encourager les autres à respecter les consignes », indique à L’Orient-Le Jour Maria Assi, directrice exécutive de l’ONG Beyond, qui travaille dans les camps de la Békaa, notamment à Zahlé, Anjar et Saadnayel.

Elle rapporte également que les réfugiés ont très peur de tomber malades et restent sur leurs gardes. Ils sont conscients qu’un cas de coronavirus dans un camp peut se propager à toute la population. Ils reviennent aux recettes de grand-mère pour renforcer leur immunité.

C’est mercredi à minuit que les frontières terrestres – officielles – entre le Liban et la Syrie fermeront, mais on ignore si les chemins empruntés par les contrebandiers resteront ouverts. Même si, en Syrie, les autorités persistent à affirmer qu’aucun cas de coronavirus n’a été signalé, des mesures ont été prises vendredi dans ce pays pour contrer la pandémie, avec notamment la fermeture des écoles et universités jusqu’au 2 avril. Le risque pour le Liban est de voir arriver des ressortissants syriens contaminés qui passeraient par les voies illégales ouvertes entre les deux pays.

« Depuis dimanche matin, les arrivées de ressortissants syriens à travers les voies non légales se sont arrêtées », affirme une travailleuse humanitaire dans la Békaa. « Ils sont effrayés par la pandémie au Liban et ne franchissent plus la frontière », ajoute-t-elle sous couvert d’anonymat.

Lisa Abou Khaled, responsable presse du HCR au Liban, déclare de son côté à L’Orient-Le Jour qu’à ce jour, sur la base des preuves disponibles, aucun cas d’infection au Covid-19 n’a été signalé parmi les réfugiés au Liban ou ailleurs. « La santé et le bien-être des réfugiés, de leurs communautés d’accueil et du personnel du HCR dans le monde est notre priorité », souligne-t-elle. « Depuis la fin du mois de février dernier, le HCR, avec le soutien de ses partenaires, mène une campagne de communication de masse parmi les communautés de réfugiés en utilisant tous les médias disponibles et les plateformes de médias sociaux, en plus de la sensibilisation en personne avec des efforts de sensibilisation dans les centres d’accueil du HCR, dans les centres communautaires gérés par des organisations partenaires et dans les lieux où les réfugiés vivent en groupe à travers le pays, y compris les camps de tentes informelles. »


(Lire aussi : Lorsque le progrès va trop vite, l'édito de Michel Touma)



Barres de savon et équipements sanitaires

Pour renforcer les mesures de précaution contre le Covid-19, le HCR et ses partenaires ont commencé à distribuer des barres de savon et d’autres équipements sanitaires aux réfugiés.

« Depuis la semaine dernière et conformément aux nouvelles directives du gouvernement, le nombre de réfugiés se rendant dans les centres de services a été considérablement réduit et remplacé par des échanges téléphoniques. En outre, conformément aux directives des autorités cette semaine, l’accès aux centres sera encore limité pour autoriser uniquement les cas d’urgence. Les réfugiés eux-mêmes sont inquiets et limitent leurs déplacements », note Lisa Abou Khaled.

« Le HCR continue de travailler avec les autorités et organisations libanaises concernées sur les plans d’urgence pour l’isolement et le confinement si des cas de Covid-19 étaient identifiés parmi les communautés de réfugiés. Des procédures ont été élaborées et sont désormais partagées avec les réfugiés. Au Liban, seulement 20 % des réfugiés syriens vivent dans des tentes informelles, tandis que la majorité vivent en familles individuelles et non en groupes. Les activités d’assainissement et d’hygiène (WASH) continueront à se concentrer sur la réponse au Covid-19 et à lui donner la priorité », poursuit-elle.


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Jusqu’à présent, aucun cas de coronavirus n’a été signalé dans les camps où s’entassent les réfugiés syriens, certains dans des conditions précaires, à travers le territoire libanais. C’est ce qu’assure le Haut Commissariat aux réfugiés des Nations unies (HCR) qui, depuis le début de la pandémie, distribue du matériel sanitaire dans les camps du Liban. Mais depuis...

commentaires (3)

Même si, en Syrie, les autorités persistent à affirmer qu’aucun cas de coronavirus n’a été signalé, des mesures ont été prises vendredi dans ce pays pour contrer la pandémie, avec notamment la fermeture des écoles et universités jusqu’au 2 avril MALHEUREUSEMENT ON NE PEUT PAS CROIRE UN INSTANT QU'IL N Y A PAS DE CAS EN SYRIE AVEC LA QUANTITTE DE VOLS VENANT D'IRAN ALORS QU'AU LIBAN IL A FALLU DU PREMIER VOL POUR DECLANCHER L'EPIDEMIE DANS TOUT LE PAYS LA FERMETURE DE LA FRONTIERE A TROP TARDE. SI L'EPIDEMIE COMMENCE DANS LES CAMPS , LE LIBAN SERA DEPASSE ET ON COMPTERA LES MORTS PAR CENTAINES POUR NE PAS DIRE PAR MILLIER LA FERMETURE COMPLETE DE LA FRONTIERE MEME DES PASSAGES ILLEGAUX DOIT SE FAIRE IMMEDIATEMENT AVANT LA CATASTROPHE PROGRAMMEE CAR SI LE GOUVERNEMENT SYRIEN DIT QU'IL N Y A PAS DE CAS CAD ON NE SOIGNE PAS LES PERSONNES ATTEINTES DE CE VIRUS ET ILS ESSAIERONT DE VENIR AU LIBAN POUR SE FAIRE SOIGNER AVEC TOUTES LES CONSEQUENCES QUE CELA AMENERA LA VERITE MESSIEURS DU MINISTERE: PRENEZ DES DECISIONS DRACONIENNES AUJOURDH'UI AVANT DEMAIN SI VOUS NE VOULEZ PAS AVOIR SUR LA CONSCIENCE DES MORTS EN GRANDE QUANTITE

LA VERITE

13 h 04, le 18 mars 2020

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Commentaires (3)

  • Même si, en Syrie, les autorités persistent à affirmer qu’aucun cas de coronavirus n’a été signalé, des mesures ont été prises vendredi dans ce pays pour contrer la pandémie, avec notamment la fermeture des écoles et universités jusqu’au 2 avril MALHEUREUSEMENT ON NE PEUT PAS CROIRE UN INSTANT QU'IL N Y A PAS DE CAS EN SYRIE AVEC LA QUANTITTE DE VOLS VENANT D'IRAN ALORS QU'AU LIBAN IL A FALLU DU PREMIER VOL POUR DECLANCHER L'EPIDEMIE DANS TOUT LE PAYS LA FERMETURE DE LA FRONTIERE A TROP TARDE. SI L'EPIDEMIE COMMENCE DANS LES CAMPS , LE LIBAN SERA DEPASSE ET ON COMPTERA LES MORTS PAR CENTAINES POUR NE PAS DIRE PAR MILLIER LA FERMETURE COMPLETE DE LA FRONTIERE MEME DES PASSAGES ILLEGAUX DOIT SE FAIRE IMMEDIATEMENT AVANT LA CATASTROPHE PROGRAMMEE CAR SI LE GOUVERNEMENT SYRIEN DIT QU'IL N Y A PAS DE CAS CAD ON NE SOIGNE PAS LES PERSONNES ATTEINTES DE CE VIRUS ET ILS ESSAIERONT DE VENIR AU LIBAN POUR SE FAIRE SOIGNER AVEC TOUTES LES CONSEQUENCES QUE CELA AMENERA LA VERITE MESSIEURS DU MINISTERE: PRENEZ DES DECISIONS DRACONIENNES AUJOURDH'UI AVANT DEMAIN SI VOUS NE VOULEZ PAS AVOIR SUR LA CONSCIENCE DES MORTS EN GRANDE QUANTITE

    LA VERITE

    13 h 04, le 18 mars 2020

  • ESPERONS QU,ILS NE SERAIENT PAS TOUCHES CAR CE SERAIT UN DESASTRE.

    L'EXPRESSION DE LA LIBRE ANALYSE

    10 h 20, le 17 mars 2020

  • RENTREZ CHEZ Vous,en Syrie! c est notre remède au Liban!! enough invasion since 2011!!

    Marie Claude

    09 h 10, le 17 mars 2020