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Société - sécurité

L’ingénieur kidnappé sur la route de l’AIB libéré : une affaire d’escroquerie qui a mal tourné

Mohammad Ramadan a retrouvé les siens grâce à une médiation de Abbas Ibrahim, après avoir été conduit par ses ravisseurs en Syrie

La photo de l’ingénieur Mohammad Ramadan, diffusée durant la période de son enlèvement avec un message appelant à sa libération au plus vite. Photo tirée de Facebook

Mohammad Ramadan, un ingénieur libanais qui avait été enlevé il y a plusieurs jours sur la route de l’aéroport international de Beyrouth, dans la banlieue sud, a été libéré hier par ses ravisseurs, après plusieurs jours de séquestration au cours desquels il a été emmené en Syrie. Après sa libération, il s’est rendu chez le mufti à Dar el-Fatwa jaafarite dans la banlieue sud où le jeune homme s’est borné à « remercier ceux qui ont contribué » à sa libération.

L’ingénieur a été remis par ses ravisseurs à la Sûreté générale dans le Hermel. Selon un membre de sa famille, l’otage avait été conduit en Syrie par ses ravisseurs. Une version confirmée par l’Agence nationale d’information (ANI, officielle). C’est grâce à une intervention du directeur de la Sûreté générale, Abbas Ibrahim, auprès des autorités syriennes que Mohammad Ramadan a été ramené au Liban et livré aux autorités libanaises. Le transfert de la victime en Syrie pose de nombreux points d’interrogation : comment les malfaiteurs ont-ils agi en toute impunité ? Étaient-ils, comme le disent certaines sources, protégés par des personnages influents ? Est-ce pour cela qu’ils n’ont pas été arrêtés ? La veille, les proches de Mohammad Ramadan s’étaient rassemblés devant le siège de l’ordre des ingénieurs, dans le quartier de Bir Hassan, pour réclamer sa libération. Des membres de la famille ont assuré à L’Orient-Le Jour qu’ils connaissaient le ravisseur et que le jeune ingénieur avait été enlevé en raison d’un conflit sur la propriété du domicile familial dans la banlieue sud. Ramadan avait été kidnappé dans la région de Amliyé par une bande de malfaiteurs ayant à leur tête un homme de la famille Hamadé, qui est retraité des Forces de sécurité intérieure, tout comme le père de l’otage, toujours selon les sources de la famille. Mohammad Ramadan a été victime d’une escroquerie, selon ses proches, montée par son propre beau-frère en collaboration avec la bande de malfaiteurs. Selon ses proches, la sœur de Mohammad Ramadan aurait demandé à son mari d’enregistrer au cadastre l’appartement que son père, Samir Ramadan, a mis en son nom, étant donné qu’elle avait contracté un prêt servant à régler le prix du bien familial. Quelques jours plus tard, alors que son mari tardait à lui fournir le document demandé, elle s’est rendu compte que celui-ci avait hypothéqué l’appartement à un prêteur sur gages pour la somme de 40 000 dollars. La famille a eu vent de l’escroquerie quand le prêteur en question, Hamadé, a tenté de mettre la main sur l’appartement.

À ce moment, la famille a tenté d’entrer en contact avec les prêteurs sur gages qui exigeaient 70 000 dollars pour lever l’hypothèque. En désespoir de cause, ils ont eu recours à la justice qui a statué en leur faveur, levant l’hypothèque sur le bien. La sœur de Mohammad a également demandé le divorce de son mari, sachant que celui-ci avait incité les escrocs à exiger une somme importante en vue de régler l’affaire. Ces derniers n’ont alors pas hésité à enlever le jeune homme pour faire pression sur la famille.

La période d’enlèvement de Mohammad a été vécue comme un véritable cauchemar par sa famille, une épreuve qui n’a pris fin qu’à la confirmation de la nouvelle de sa libération. « C’est un jeune homme qui a beaucoup de qualités, sa famille a perdu le sommeil durant la période de son enlèvement », affirme le moukhtar de Blatt (son village d’origine, près de Marjeyoun au Liban-Sud), Fouad Ramadan, à L’OLJ. Les parents de Mohammad sont tous deux malades et âgés, et ont été durement affectés par cette épreuve.

Mohammad Ramadan, un ingénieur libanais qui avait été enlevé il y a plusieurs jours sur la route de l’aéroport international de Beyrouth, dans la banlieue sud, a été libéré hier par ses ravisseurs, après plusieurs jours de séquestration au cours desquels il a été emmené en Syrie. Après sa libération, il s’est rendu chez le mufti à Dar el-Fatwa jaafarite dans la banlieue...
commentaires (5)

Un Vaudeville digne des faits divers et indigne d un journal comme l’Orient le Jour...

Cadige William

12 h 23, le 27 février 2020

Tous les commentaires

Commentaires (5)

  • Un Vaudeville digne des faits divers et indigne d un journal comme l’Orient le Jour...

    Cadige William

    12 h 23, le 27 février 2020

  • El bi2a el 7adneh! Comment osez vous la remettre en cause? Pour les beaux yeux de la résistance n'importe quel Ramadan peut finir comme Irani! Ce dernier n'avait pas de connaissance au sein de la résistance pour le sauver. Il l'ont tué et a ce jour ils couvrent et couvent les assassins! Quand a Ramadan, il a perdu la langue justement pour ne pas finir comme Irani! Notez son passage par Dar el fatwa pour bien le lui faire comprendre!

    Pierre Hadjigeorgiou

    10 h 12, le 27 février 2020

  • (suiteà ... dont certains ne sont jamais revenus ? Faut-il porter plainte auprès due Conseil de Sécurité de l'ONU afin de nous envoyer une force multinationale pour sécuriser la circulation sur la route de l'AIB ?

    Un Libanais

    19 h 54, le 26 février 2020

  • La route de l'AIB (Aéroport International de Beyrouth) est redevenue la route la plus dangereuse du monde avant les pirateries des "shebab" entre la Somalie et le Yémen, même avant le Détroit de Malacca. Que dit l'ingénieur Mohammad Ramadan ? Que disent de dizaines de personnes enlevées avant lui dont certa

    Un Libanais

    19 h 46, le 26 février 2020

  • "....en toute impunité?" Looooooooool/MDR

    Christine KHALIL

    18 h 39, le 26 février 2020

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