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Un puissant homme d'affaires du Golfe interpelle Salamé : "Nos dépôts en dollars sont-ils en danger au Liban ?

Liban

"La politique de la Banque du Liban est de ne mettre en faillite aucune banque, préservant ainsi les déposants", répond la BDL.

OLJ
25/01/2020

Khalaf Ahmad al-Habtoor, président du conseil des directeurs du Groupe Habtoor, a interpellé samedi sur son compte Twitter le gouverneur de la Banque du Liban (BDL) Riad Salamé, lui réclamant des assurances au sujet de ses fonds en dollars au Liban. La BDL a alors répondu affirmant que "toute ponction dans les dépôts (haircut) nécessite une loi".

"Nous, investisseurs arabes et étrangers, avons des centaines de millions de dollars au Liban. Ces  fonds en dollars sont-ils en danger ? Nous entendons beaucoup d'experts s'exprimer sur le sujet, mais peut-il y avoir un +haircut+ ? Ce serait une catastrophe. Je demande au gouverneur de la Banque du Liban de répondre" a interrogé le riche et puissant homme d'affaires émirati, Khalaf Ahmad al-Habtoor. 



La BDL a aussitôt répondu sur Twitter :

"Tous les fonds reçus par les banques libanaises de l'étranger après le 17 novembre peuvent être transférés. La politique de la Banque du Liban est de ne mettre en faillite aucune banque, préservant ainsi les déposants. De plus, la loi libanaise ne permet pas de pratiquer de ponction. Tout haircut nécessite une loi au Parlement. La BDL est en train de fournir les liquidités nécessaires aux banques en livres libanaises et en dollars, mais à une condition : que les dollars prêtés par la BDL ne soient pas transférés à l'étranger. Quant aux fonds déposés avant le 17 novembre, ils peuvent être librement transférés, mais seulement à l'intérieur du Liban". 


 


Depuis plusieurs semaines, les banques libanaises ont établi des mesures restrictives, plafonnant notamment les retraits et limitant la circulation du dollar américain afin de faire face à l'importante crise de liquidités que connaît le pays. En raison de cette crise, le taux de change de la livre libanaise a grimpé en flèche auprès des changeurs, dépassant allègrement les 2.200 livres, tandis que le taux officiel, néanmoins virtuel, observé par les banques reste stable, entre 1.515 et 1.520 livres pour un dollar.


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VIRAGE CONTRÔLÉ

Une bonne idée serait qu'il déplace salamé en bensaoudie pour que l'héritier charcutier s'occupe de lui.

Un type extrêmement dangeureux pour les libanais.

M.E

Un puissant homme d'affaires qui fait semblant de ne savoir ni ce qu'est une notation de CCC (S&P) Caa2 (Moody's) et CC (Fitch) ni comment la Banque Centrale pouvait (faire mine de) rémunérer de manière si grasse les banques libanaises (et leurs clients récents de " l'ingéniérie financière" à 13% par an) alors que les taux internationaux en dollar sans risque sont à moins de 2%.Mr.Habtoor, c'était avec l'argent des autres, y compris le vôtre. Soyez patients et vos héritiers aussi. Voilà.

L'EXPRESSION DE LA LIBRE ANALYSE

KOULLOUNA FIL HAWA SAWA !

Revoltution

Si nous avions juste trois Habtoor au lieu de dix mille Iraniens le Liban serait sur orbite et allez le rattraper en termes d’explosion économique

Najjar nabil

Hommage à M.Habtoor qui a toujours aimé le Liban et cru en lui et investi des millions, créant des centaines d'emplois, contrairement à nos politiciens véreux qui volent l'argent public pour leur propre poche au lieu de créer des emplois.

Gros Gnon

Habtoor... Ce n'est pas eux qui ont fait modifier la loi pour 24 heures, le temps d'obtenir le permis de contruction de la tour Habtoor dans l'axe de la piste 03/21 de l'Aéroport International de Beyrouth?

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